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Impact de l’accident de Fukushima en France

Description du plan de surveillance renforcée

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Le plan de surveillance renforcée de l’IRSN comprenait la mise en alerte du réseau de surveillance Téléray, la réalisation de prélèvements spécifiques dans l’environnement, à une fréquence resserrée, et la pose de dosimètres environnementaux en divers points du territoire.

Pour l’installation de certains équipements et la réalisation de prélèvements environnementaux, l’IRSN a sollicité des correspondants locaux de Météo-France, de la Gendarmerie nationale, de certains exploitants nucléaires, ainsi que des services déconcentrés de l’État en métropole (Directions départementales de la protection des populations – DDPP) et dans les Drom (Directions de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt – DAAF), ceci après accord et instruction de la Direction générale de l’alimentation (DGAL).

Les cartes des figures III.1 à III.3 donnent un aperçu d’ensemble de l’implantation du dispositif de surveillance renforcée de l’IRSN, assurant une couverture optimale du territoire pour évaluer l’impact radiologique des masses d’air contaminées par l’accident de Fukushima.

Localisation des moyens de surveillance du compartiment atmosphérique mobilisés par l’IRSN.

Figure III.1 - Localisation des moyens de surveillance du compartiment atmosphérique
mobilisés par l’IRSN dans le cadre du suivi en France métropolitaine des conséquences
de l’accident de la centrale de Fukushima Dai-ichi.

 

Localisation des prélèvements de lait et de végétaux réalisés spécifiquement dans le cadre du suivi en France

 

Figure III.2 - Localisation des prélèvements de lait et de végétaux réalisés
spécifiquement dans le cadre du suivi en France des conséquences de l’accident
de la centrale de Fukushima Dai-ichi par l’IRSN.

 

Tout au long du suivi de la contamination des masses d’air, le plan de surveillance a été adapté en fonction de l’évolution de la situation au Japon et des résultats obtenus. Les fréquences initiales de prélèvement du lait et des végétaux, qui étaient de deux à trois fois par semaine, ont été progressivement réduites à une fois par semaine pour l’ensemble du territoire. À partir du 25 avril 2011, compte tenu de la tendance généralisée à la baisse des niveaux d’activités mesurés dans l’environnement, le nombre de points de surveillance a également été revu à la baisse.

Le retour à des activités dans l’air identiques à celles mesurées avant l’accident a permis de lever la quasi-totalité du plan spécifique mis en œuvre par l’IRSN à compter du 6 mai 2011. La plupart des dosimètres environnementaux ont été relevés à partir de cette date. À des fins d’études, des prélèvements particuliers, de viande notamment, ont néanmoins été maintenus.

En complément des actions ci-dessus, l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a demandé aux exploitants d’installations nucléaires de réaliser des mesures sur des prélèvements atmosphériques, afin de rechercher des traces de radionucléides artificiels imputables à l’accident.

Cette surveillance particulière, qui s’ajoutait à la surveillance réglementaire habituelle, comportait :

  • une mesure quotidienne par spectrométrie gamma effectuée sur le regroupement géographique des filtres de prélèvement d’aérosols, dans le but d’y rechercher des radionucléides artificiels, en visant un seuil de décision1 inférieur à 0,1 mBq/m3 (pour le césium 137) ;
  • une mesure par spectrométrie gamma des iodes radioactifs gazeux prélevés sur cartouche de charbon actif, avec une périodicité de 24 à 72 heures.

 

Compte tenu de l’évolution de la situation environnementale en France, l’ASN a allégé la demande de surveillance complémentaire auprès des exploitants à compter du 18 avril 2011 :

  • une mesure hebdomadaire par spectrométrie gamma du regroupement des filtres de prélèvement quotidien des aérosols, en visant un seuil de décision inférieur à 0,01 mBq/m3 pour le césium 137 ;
  • une mesure par spectrométrie gamma des iodes gazeux prélevés sur cartouche, avec une périodicité hebdomadaire.

 

Le 4 mai 2011, l’ASN a demandé aux exploitants nucléaires de mettre fin à cette surveillance complémentaire, qui n’était plus justifiée compte tenu de la diminution constante des niveaux de concentrations en radionucléides artificiels dans l’air. 

Au total, 36 sites nucléaires (EDF, Areva, CEA, Andra et ILL) ont contribué à cette surveillance complémentaire (figure III.4). Aux mesures transmises par les exploitants d’installations nucléaires de base, se sont ajoutées les données transmises par les quatre bases de la Marine nationale (Cherbourg, Brest, l’Île Longue et Toulon). Celles-ci ont concerné des données de spectrométrie gamma sur des prélèvements d’aérosols atmosphériques sur filtre, sur des cartouches de piégeage de l’iode gazeux, sur des prélèvements d’eaux de pluie et sur une herbe. Le centre d’études nucléaires de Bordeaux- Gradignan a également transmis à l’IRSN ses résultats d’analyse par spectrométrie gamma.

Localisation des sites nucléaires ayant contribué à la surveillance complémentaire de la radioactivité de l’air après l’accident

 

Figure III.3 - Localisation des sites nucléaires ayant contribué à la surveillance complémentaire
de la radioactivité de l’air après l’accident de Fukushima.

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