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Retombées des essais nucléaires

Les retombées en France

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En France, la surveillance de la radioactivité de l'environnement commence au début des années 1960

La France a été l'un des premiers pays à mettre en place un réseau complet de surveillance de la radioactivité dans l'environnement. Dès 1961, les retombées radioactives consécutives aux essais atmosphériques sont mesurées par différents laboratoires, regroupés aujourd'hui au sein de l'IRSN.

Prélèvements dans la chaîne alimentaire

Type d’échantillons prélevés dans le cadre de la surveillance de la radioactivité de l'environnement.L. Stefano – IRSN 

Type d’échantillons prélevés dans le cadre de la surveillance de la radioactivité de l'environnement

A partir de 1961, des échantillons de toutes natures sont prélevés, notamment dans la chaîne alimentaire. Les mesures de radioactivité des prélèvements sont effectuées par le SCPRI  et le CEA . Elles donnent lieu à des rapports mensuels publics.

Au cours des années 1960, le nombre de stations de surveillance se développe et les prélèvements et les radionucléides mesurés se diversifient. Une dizaine de produits de fission sont recherchés dans l’air et dans l’eau de pluie. Afin de mieux apprécier l’atteinte de la population, des mesures de Césium 137 et Strontium 90 (radionucléides les plus importants du point de vue de la protection de l’homme) sont faites mensuellement sur des aliments de plateau-repas distribués à la cantine d’établissements scolaires. Les mesures du CEA portent plus particulièrement sur des échantillons de légumes et de viande de bœuf. Outre les produits alimentaires, certaines analyses d'indicateurs sont effectuées : Strontium 90 dans les os d’animaux, Iode 131 dans la thyroïde de bovins.

Dès la fin des années 1970, certains radionucléides ne sont plus mesurables que sporadiquement, notamment ceux à vie courte.

A partir du début des années 1980, la majeure partie des échantillons présente des contaminations inférieures aux limites de détection adoptées par le SCPRI.

De 1961 à 1980, les réseaux du SCPRI et du CEA ont fourni près de 50 000 résultats de mesures.

Localisation des stations de mesure de radioactivité du SCPRI entre 1963 et 1980. L. Stefano – IRSN 

 Localisation des stations de mesure de radioactivité du SCPRI entre 1963 et 1980. 1963 : Année des retombées maximales. 1980 : Année du dernier tir chinois.

 

Zones d’études du CEA de 1963 à 1975.L. Stefano – IRSN 

Zones d’études du CEA de 1963 à 1975

 

Les retombées des essais sont globalement homogènes en France métropolitaine

Les dépôts les plus importants en activité sont ceux correspondant aux radionucléides à vie courte. La carte des dépôts radioactifs cumulés sur le territoire français suit celle des précipitations moyennes annuelles.

Radionucléides à vie courte : des dépôts plus importants

Par temps sec, le dépôt des particules radioactives est fonction des conditions de vent et des turbulences de l’air. Lors de pluies, ces particules sont entraînées au sol par les gouttes d'eau. Les dépôts de radionucléides à vie courte, aujourd'hui disparus (Zirconium 95, Iode 131, Cérium 144, Ruthénium 103 et 106), ont été 10 fois plus importants que ceux à vie moyenne (Strontium 90, Césium 137). Les dépôts de plutonium sont très faibles mais détectables.

Dépôts radioactifs mensuels en France entre 1956 et 1982.L. Stefano – IRSN 

Les dépôts radioactifs les plus importants correspondent aux deux grandes périodes d'explosions : 1954-1958 et surtout 1961-1962. Après 1964, les pics de dépôts, 10 à 100 fois plus faibles, correspondent aux principales explosions chinoises.

La disparité régionale des dépôts est modérée

Les concentrations dans l'air, et donc les dépôts par temps sec, sont très homogènes sur l'ensemble de la France métropolitaine. Ce sont les dépôts pluvieux, majoritaires, qui conduisent à des disparités régionales.

Le diagramme ci-dessous montre que les dépôts augmentent avec les précipitations moyennes annuelles : à Méaudre dans le Vercors, où il tombe 1430 mm/an, ils sont 2 fois plus importants qu’à Sauveterre dans la basse vallée du Rhône, qui figure parmi les zones les moins arrosées de France avec 640 mm/an.

Cumul des dépôts (en Bq/m²) de 1967 à 1972 pour différentes stations.L. Stefano – IRSN 

Cumul des dépôts (en Bq/m²) de 1967 à 1972 pour différentes stations

La carte ci-dessous, établie à partir des précipitations moyennes annuelles fournies par Météo-France, montre que les dépôts cumulés de Césium 137 de 1945 à 1980 sont compris entre 3000 et 7000 Bq/m² sur la majeure partie du pays. Ils ne dépassent cette valeur que dans les régions les plus arrosées, souvent en montagne.

Carte des dépôts cumulés de 137Cs dus aux essais (en Bq/m2), de 1945 à 1980.L. Stefano – IRSN 

Carte des dépôts cumulés de Césium 137 dus aux essais (en Bq/m2), de 1945 à 1980

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