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La radioprotection des consommateurs

Renforcer la radioprotection du consommateur

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La surveillance radiologique de la chaîne alimentaire est en perpétuelle évolution. Trois nouvelles actions seront réalisées en 2013 et 2014.

Inclure les enfants dans les enquêtes alimentaires, poursuivre les investigations dans d’autres régions, passer au crible les eaux embouteillées en France ou élargir le périmètre d’étude des conséquences post-accidentelles : tels sont, pêle-mêle, les projets qui seront menés à l’Institut durant les prochains mois. Ils permettront d’améliorer le suivi radiologique des aliments et de renforcer la radioprotection du consommateur.

Visant à identifier les spécificités locales en termes d’habitudes de consommation, les enquêtes alimentaires [1] permettent de recueillir un régime global par famille. Celui-ci est réparti entre les membres du foyer, en considérant arbitrairement que les adultes consomment une part entière (coefficient de consommation de 1) et les enfants une demi-part (coefficient de 0,5). « Il a été décidé de lancer une étude spécifique pour affiner ce coefficient de 0,5 pour les 4-12 ans », explique Vanessa Parache, chargée des enquêtes alimentaires à l’IRSN. « Il s’agit aussi de s’intéresser aux moins de 4 ans, aujourd’hui non pris en compte spécifiquement » (coefficient de 0). Ce projet est programmé pour l’été 2013 autour du site de Blayais (Gironde). Il devrait permettre d’intégrer toutes les classes d’âge, dès 2014.

 

De 500 mètres à 50 kilomètres

« L’Institut continue d’investiguer d’autres régions : après Chinon (Indre-et-Loire) en 2008, Marcoule (Gard) en 2010, Gravelines (Nord) en 2011 et Blayais en 2012, une enquête dans la zone de l’Observatoire pérenne de l’environnement du centre Meuse – Haute-Marne va démarrer cet été 2013, en partenariat avec l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs », ajoute-t-elle. La pertinence de transposer les résultats d’un site à l’autre quand ils sont proches est également à l’étude : les données obtenues autour du Tricastin (Drôme) pourraient servir à Cruas-Meysse (Ardèche), distants de 35 kilomètres.

Côté organisation de crise, l’objectif est d’élargir le périmètre de calcul de l’outil de zonage post-accidentel Paz [2]. « Les codes de calcul de dispersion atmosphérique se limitaient jusqu’alors à des distances de 500 mètres à 50 kilomètres autour de l’accident conduisant à des rejets dans l’environnement », développe Anne-Christine Servant-Perrier, ingénieure agronome spécialiste du post-accident à l’IRSN. « L’accident de Fukushima a montré la nécessité de s’intéresser à des zones beaucoup plus larges. L’Institut a fait évoluer ses modèles de dispersion. Il s’agit maintenant d’adapter le module Paz aux longues distances en optimisant notamment les temps de calcul, davantage d’informations devant être gérées. »

Dans un autre registre, 2013 signe l’aboutissement d’un travail lancé fin 2011 à la demande de la Direction générale de la santé et de l’Autorité de sûreté nucléaire : l’étude radiologique de plus de 140 eaux embouteillées produites en France. « Elle met à jour des données disparates ou désuètes, dans un contexte de réflexion sur la réglementation européenne et nationale des eaux conditionnées », précise Jeanne Loyen, spécialiste en métrologie des radionucléides, chargée du projet à l’IRSN. Sur 142 eaux embouteillées, six ont révélé un léger marquage radiologique d’origine naturelle qui n’a pas d’impact sanitaire.

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