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S'entraîner à tous les scénarios

Une communication renforcée

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Partage d’informations. Pour satisfaire à une demande croissante des élus, des médias et du public, l’IRSN a mis en place des outils dédiés à la communication de crise.  Les retours d’expérience lui permettent d’affiner son dispositif.

« Il aura fallu un incident fondateur – la fuite d’uranium sur le site du Tricastin dans la Drôme en 2008 – pour qu’une cellule dédiée soit créée au centre technique de crise (CTC), explique Marie-Pierre Bigot, directrice de la communication de l’IRSN. Son objectif : venir en appui des pouvoirs publics et des exploitants, en répondant aux interpellations techniques des élus, des médias et des citoyens. »

Autre accident marquant, celui de Fukushima a renforcé le rôle de l’information dans l’organisation de crise gouvernementale, avec un travail en continu sur toute la durée de l’événement. Il s’agissait de faire connaître aux autorités et au public les aspects techniques ainsi que les impacts en France – aucun – et au Japon, pour les ressortissants français vivant sur place. Cette expérience est venue alimenter la réflexion de l’IRSN sur l’évolution de la doctrine de crise, en particulier l’assouplissement des stratégies de protection de la population : délimitation de périmètres, distribution d’iode…

Afin d’améliorer leurs méthodes de travail, la douzaine de collaborateurs de la cellule participe, en moyenne, à six exercices annuels avec pression médiatique simulée par des journalistes.

 

Une information 2.0

« La cellule s’appuie sur des retours d’expérience (Rex) pour identifier les évolutions à apporter à son organisation, précise la directrice de la communication. En effet, l’accident de Fukushima a montré la nécessité d’accroître le vivier des communicants et ces exercices sont, de ce point de vue, très formateurs. »

L’augmentation des phé­nomènes annonciateurs de crise, notamment médiatiques, a amené la cellule à renforcer sa veille Internet et à développer une stratégie de communication 2.0 : diffusion de messages via le site irsn.fr et les réseaux sociaux, notamment Twitter. Cela contribue à diminuer l’angoisse de la population en cas d’alerte.

L’information ne se limite pas aux incidents ou accidents. « Elle s’inscrit dans un continuum. Expositions, débats publics, conférences… Nous saisissons les opportunités de faire de la pédagogie pour développer la culture du risque et de la radioprotection », conclut Marie-Pierre Bigot. Aujourd’hui, l’expertise de l’IRSN dans ce domaine est de plus en plus demandée, notamment à l’international.

 

À la rencontre des riverains

​Novembre 2010 : une pollution au tritium est détectée dans une entreprise de Saint-Maur-des-Fossés (Val-de-Marne). La source est rapidement identifiée. Certains salariés sont contaminés et les riverains s’inquiètent.

Malgré le risque sanitaire faible, l’IRSN, en concertation avec l’ASN, le maire et le préfet, prend en charge les riverains souhaitant être suivis. Un expert se rend chez chacun d’eux afin de leur remettre leurs résultats d’analyse radiotoxicologique d’urine et de les rassurer : la plupart sont négatifs, une dizaine sont positifs mais sans impact sur la santé. Des experts participent à des réunions publiques avec les habitants du quartier pour les informer et répondre à leurs interrogations.

 

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