SharePoint
Aide
 

Sûreté et radioprotection du parc électronucléaire

Expliquer à tous les enjeux de la sûreté et de la radioprotection

Fermer

Authentification

Email :

Mot de passe :

Exposer les évolutions, les progrès et les insuffisances en sûreté et en radioprotection dans les installations nucléaires françaises, tel est l’objectif de deux rapports publiés régulièrement par l’IRSN.
 

« En tant qu’ingénieur et citoyen, je souhaite m’assurer que tout ce qui touche à la sûreté est sous contrôle », relève Robert Clar, membre de la Commission locale d’information (CLI) de Saint-Laurent-des-Eaux (Loir-et-Cher).

Contribuer à une meilleure compréhension par les parties prenantes et par le public des enjeux de sûreté associés à l’exploitation des installations nucléaires, faire connaître les progrès et les insuffisances identifiées, cela fait partie des missions confiées à l’IRSN dans le cadre de sa participation à la politique de transparence. C’est aussi le but des deux rapports publiés régulièrement par l’IRSN.

  • Le rapport "Point de vue de l’IRSN sur la sûreté et la radioprotection du parc électronucléaire français" (cf. pages suivantes), qui paraît chaque année depuis 2007, fait un bilan « à froid » de l’exploitation des 58 réacteurs EDF.
  • Le rapport "Sûreté des installations nucléaires de base autres que les réacteurs électronucléaires", réalisé tous les deux ans, présente lui les enseignements tirés de l’analyse globale des événements significatifs survenus au cours des deux dernières années dans les usines, les laboratoires, les réacteurs de recherche et les installations de traitement, d’entreposage ou de stockage des déchets radioactifs.

 

Intéresser les citoyens…

« Ces deux documents sont destinés pour l’essentiel à un lectorat externe à l’IRSN », précise Jean-Paul Daubard, chargé à l’Institut du retour d’expérience transverse. Le lectorat visé est multiple. Il s’agit des élus, des parties prenantes (commissions locales d’information, associations), des exploitants, de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), des groupes permanents d’experts chargés par l’ASN de donner des avis sur la sûreté et la radioprotection des installations, et du « public » au sens large.

Les commissions locales d’information sont intéressées par le contenu de ces analyses. Avec, en arrière-plan, les préoccupations liées aux catastrophes comme celle de Fukushima et aux différentes campagnes menées par les opposants. « Ces rapports montrent un réel effort de transparence », estime Robert Clar. « Mais l’IRSN devrait davantage les faire connaître. Les opposants sont bien plus actifs !  »

Pour lui, leur intérêt réside dans les cas concrets qui y sont détaillés, avec les constats, les propositions d’amélioration puis les conclusions ou avis de l’Institut. « J’ai mieux compris, grâce à l’analyse faite sur la protection des centrales en cas de températures extrêmes, le rôle clé de l’approvisionnement pérenne en eau dans la marche d’une centrale nucléaire », indique par exemple Robert Clar. Autre article du rapport sur le parc électronucléaire susceptible d’intéresser la société civile, celui sur le renforcement des radiers des réacteurs de Fessenheim (Haut-Rhin).

… et les exploitants

Ces publications s’adressent aussi à ceux qui exploitent les sites. « Nous sommes d’abord concernés par celui sur les installations autres que les réacteurs », confie Géraldine Raud, coordinatrice du retour d’expérience (REX) à la direction sûreté, santé, sécurité, développement durable d’Areva.

« Nous effectuons nous-mêmes une analyse sur les événements, mais celle de l’IRSN nous permet de disposer d’un retour plus large, incluant les installations du CEA, par exemple. Nous les comparons à notre propre synthèse. Les rapports de l’IRSN créent toutefois rarement la surprise, les entités de l’Institut, notamment le Scorex, étant en contact fréquent avec celles d’Areva. Ils apportent une expertise extérieure et une mise en perspective nécessaires à une vision critique de nos événements et des enseignements que nous pouvons en tirer. »

Outre le bilan des événements survenus dans les installations, ces rapports développent quelques sujets spécifiques : incidences de l’environnement sur les stations de pompage (ensablement, crues…), gestion des compétences compte tenu du recours important à la sous-traitance, etc. « De nombreux acteurs au sein de l’IRSN participent à la rédaction de ces documents, c’est un travail patient de compilation de données et d’analyse », rappelle Jean-Paul Daubard. Les retours sont le plus souvent positifs : des questions venues d’associations ou de particuliers et des articles dans la presse spécialisée.

Aussi documentés soient-ils, ces rapports restent perfectibles. Jean-Paul Daubard en est conscient : « Nous initions au printemps 2014 un groupe de travail avec des représentants des CLI, pour échanger sur leur contenu ». L’objectif est de recueillir leurs impressions, d’identifier d’éventuelles attentes ainsi que des points d’évolution. 

 

​ 3 questions à...  Christophe Martin, chef de mission sûreté-sécurité au Centre nucléaire de production d’électricité de Dampierre-en-Burly (Loiret)

Que vous apporte Le point de vue de l’IRSN sur la sûreté et la radioprotection du parc électronucléaire français ?
Pédagogique, simple à lire et à la portée de tous grâce à ses rappels théoriques, il est très utile pour communiquer auprès des jeunes embauchés. Il a un intérêt technique pour nos ingénieurs : il donne la position de l’IRSN et nous apporte une analyse extérieure.

Comment jugez-vous cette analyse ?
C’est une analyse documentée, qui comprend des descriptions et des explications sur des événements précis. Il m’arrive de faire des copies d’articles traitant de sujets qui concernent notre site : les phénomènes de tassement sismo-induits ou les anomalies rencontrées sur les coussinets des groupes électrogènes de secours, par exemple. Même chose pour des articles portant sur des domaines à fort enjeu, comme les écarts de conformité, les corps migrants, le risque inondation… Je les envoie aux responsables du site afin qu’ils en prennent connaissance et étudient la possibilité d’en faire une information plus large.

Ce rapport est-il en accord avec vos propres synthèses ?
Il est possible que le bilan global soit parfois en contradiction avec les nôtres. Le document n’en est que plus intéressant. Le seul « bémol » vient du décalage de plus d’un an entre les événements et l’étude qui en est faite dans le rapport. Mais c’est le prix à payer pour une analyse en profondeur.

 

Des outils amenés à évoluer

« Je participerai à cette réunion », se félicite Michel Eimer, vice-président de la CLI de Saint-Laurent-des-Eaux (Loir-et-Cher). Cet ancien élu s’intéresse à la sécurité du parc électronucléaire et, désormais, aux autres installations. « Ces publications ont retenu mon attention par leur lisibilité et leur rédaction soignée. J’ai apprécié la clarté du chapitre consacré au démantèlement des installations, notamment la partie qui explique la nécessité de disposer de filières pour les déchets. Il est difficile de faire mieux quant à l’attrait et à la lisibilité. »

 

Un outil dédié : la base de données Recuperare

Créée en 1997 par l’IRSN, la base de données Recuperare sert aux travaux d’analyse sur le retour d’expérience des centrales, mais aussi à fournir des indicateurs à l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN). Le point en trois étapes.

  

 

Page 1 de 234