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La foire aux questions ci-dessous a été rédigée lors de l'accident de la centrale nucléaire de Fukushima Daichii. Une autre foire aux questions plus générale est également disponible concernant la surveillance de l'environnement, notamment en France.


1 - A-t-on observé des mesures de radioactivité anormales autour de la centrale de Fukushima ? Et dans un environnement plus éloigné ?

A la mi-mars 2011, nous disposions de résultats sur le site ou à sa périphérie, grâce aux balises de surveillance. Ces mesures étaient alors très élevées, ce qui traduisait une situation très grave sur le site. Nous n’avons que peu de données sur l’environnement plus lointain.

Toutefois, ces balises ne permettent pas de déterminer la nature des éléments radioactifs présents dans l’atmosphère et la composition des rejets en gaz et en particules. Ceci est une information clé pour estimer les conséquences sur l’environnement. A défaut de connaître cette composition, nous avons transposé à la situation actuelle de la centrale de Fukushima les connaissances acquises sur des accidents de référence. Ceci nous a permis d’apprécier la situation, sans toutefois l’approcher de manière sûre par rapport à la réalité.

Nota : Les notes d’informations disponibles sur le site de l’IRSN mettent à jour régulièrement les réponses à cette question

Balises de mesure de la radioactivité autour du site de Fukushima - Daichii.

 

2 - Est-il possible de déceler la présence d’isotopes de plutonium issu du réacteur n°3 de la centrale de Fukushima Daiichi présents dans l'environnement (sur terre, dans l'air ou dans l'eau) ? Si oui, avec quel type d'appareil de mesure et quelle unité de mesure ?   

Le plutonium se mesure très bien sur des prélèvements de matières de l’environnement ; la technique de mesure la plus précise est la spectrométrie alpha. Les unités peuvent être des Bq/m3, Bq/g ou Bq/m², selon l’objectif.

 

3 - Au Japon, quelles ont été les conséquences à court terme sur la chaîne alimentaire des rejets radioactifs ?

Les productions végétales pour l’alimentation humaine et pour le bétail peuvent être contaminées comme les légumes à feuilles (salades, épinards, poireaux…) qui sont les plus immédiatement affectées. La radioactivité diminue ensuite rapidement pour les légumes à feuilles récoltés dans les semaines qui suivent car les nouvelles feuilles formées par la croissance végétale n’ont pas reçu de retombées radioactives. Par exemple, les salades récoltées 50 jours après un accident sont cent fois moins contaminées que celles à maturité immédiatement après l’accident.  

Au cours des semaines qui suivent l’accident, la contamination déposée sur les feuilles des végétaux et des arbres est rapidement transportée par la sève vers d’autres parties des plantes. Les fruits, les légumes, les grains de céréales, les tubercules, le bois qui se forment au cours des semaines qui suivent l’accident peuvent alors être marqués par la contamination. Au-delà, et sur des périodes de plusieurs années, les végétaux peuvent être contaminés par la radioactivité déposée dans le sol, via un transfert par les racines.  

L’herbe, comme toutes les autres plantes à feuilles, est immédiatement contaminée par les retombées radioactives et les animaux qui s’en nourrissent se trouvent à leur tour contaminés. Parmi les denrées animales, le lait (vache, brebis, chèvre) est le plus rapidement affecté par ce transfert de contamination, le maximum de contamination étant atteint dans les deux à trois jours suivant la formation des dépôts. La viande se contamine plus lentement mais plus durablement si l’animal continue de manger de l’herbe ou du fourrage contaminé.

 

4 - Peut-on faire une comparaison du point de vue des rejets entre l’accident de Fukushima et celui de Tchernobyl ?

Le scénario n’est pas, à Fukushima, comparable à l’accident de Tchernobyl.
En effet, à Tchernobyl, il n’y avait pas d’enceinte de confinement et l’incendie a duré 12 jours : les rejets ont donc été maximisés.  

A Fukushima, on a estimé en mars-avril 2011 que les rejets gazeux avaient été de l’ordre du 10ème de ceux rejetés lors de l’accident de Tchernobyl. 

> Plus d'information sur l'accident de Tchernobyl.
  

5 - Assiste-t-on, à Fukushima, à un "Tchernobyl à bas bruit", le cumul des effets sur des semaines voire des mois (des années ?) produisant une pollution différemment répartie mais au moins équivalente ?

L'accident de Fukushima est effectivement un accident grave dans la mesure où il y a eu des rejets importants. Une première estimation faite par l'IRSN conduisait à estimer les rejets à environ 10 % de ceux de Tchernobyl pour les éléments radioactifs les plus volatils (les iodes, les césiums, les tellures). 

Dans tous les cas, les zones concernées seront plus faibles que celles de Tchernobyl, et ce pour une raison simple : une partie des rejets atmosphériques a été dispersée au-dessus de l'océan.

 

6 – Les rejets radioactifs des centrales de Fukushima peuvent-ils affecter la France ?

Tous les services météorologiques du monde ont été mis en état d’alerte pour suivre avec attention le déplacement des masses d’air du Japon vers les autres pays.

Ces masses d’air ont circulé principalement dans l’hémisphère nord, car il y a peu d’échange de masses d’air entre les hémisphères nord et sud. En conséquence, il est peu probable que les territoires de la Polynésie Française et la Nouvelle-Calédonie ne soient affectés par les rejets. 

En raison de la distance qui sépare le Japon et la France, les éléments radioactifs se diluent au cours de leur transport et se retrouvent à des concentrations beaucoup plus faibles que lors de leur émission. 

 

7 - 14/03/2011: Quel est le risque du passage du nuage radioactif en France ? Faut-il bâcher les piscines découvertes avec l'arrivée du "nuage" radioactif en France ? Faut-il vider ses piscines ?

Il n’y a aucune mesure à prendre lorsque les masses d’air en provenance du Japon arriveront au dessus de la France. En effet, en l’état actuel, les retombées radioactives consécutives au passage des masses d’air en provenance du Japon devraient être 1000 à 10000 fois inférieures à ce qui a été observé en France après l’accident de Tchernobyl. Ces retombées seront sans conséquence pour la santé des Français ou pour l’environnement.  

Aucune précaution particulière n’est à prendre : pas de restriction alimentaire, pas de prise d’iode stable, pas de mise à l’abri. Nous attirons votre attention sur le fait que la prise d’iode stable doit se faire uniquement sur ordre du Préfet et qu’il est dangereux d’ingérer des comprimés d’iode stable lorsque la situation ne l’exige pas. 

 

8 - 21/03/2011: Quelles pourraient être les conséquences en cas de pluie ?

La présence de pluies peut augmenter les dépôts consécutifs au passage des masses d’air en provenance du Japon. Cependant, même en présence de pluies, les retombées seront très faibles et ne nécessitent aucune précaution particulière. Les eaux de pluie feront l’objet de mesures par l’IRSN.

Aucune contamination des nappes phréatiques n’est attendue en France.

 

9 - Les données de la balise près de chez moi ont beaucoup évolué depuis le 23 mars 2011. Est-ce les effets du nuage radioactif en provenance du Japon, suite à l’accident de Fukushima ?

Suite au passage des masses d'air en provenance du Japon, aucune élévation anormale de la radioactivité gamma ambiante n’a été détectée sur l’ensemble des sondes de mesure de radioactivité de l’air présentes sur le territoire français (métropole et DROM-COM).

Des traces de radioactivité artificielle (quelques µBq/m3) ont été mesurées depuis le 26 mars 2011 dans les aérosols atmosphériques. Ces concentrations sont trop faibles, par comparaison à la radioactivité naturelle, pour être à l’origine d’une augmentation de la radioactivité gamma ambiante détectée par ce type de balise.

 

10 - Suite à l'accident nucléaire de Fukushima, je consulte désormais régulièrement les mesures du réseau Téléray pour la balise la plus proche de mon domicile. La valeur journalière moyenne de 90 nanoSv cumulée sur une année donne un chiffre très proche de la limite pour le public qui est de 1 mSv. N'y a-t-il pas danger ?

1mSv par an et par personne correspond à la limite autorisée pour l'exposition de la population aux rayonnements artificiels en France (Code de la santé publique, Article R1333-8). Ce qui est mesuré par les balises du réseau Téléray relève principalement de la radioactivité naturelle, et n’entre donc pas dans cette limite.

 

11 - 29/03/2011 : Suite à l’accident de Fukushima, quand seront disponibles les résultats des prélèvements végétaux ou alimentaires ?

Suite à l’accident de Fukushima, l’IRSN a mis en place entre le 14 et le 18 mars 2011 un plan de surveillance renforcée de la radioactivité sur l’ensemble du territoire français. Des prélèvements complémentaires de lait et de végétaux (herbe et légumes-feuilles) ont ainsi débuté depuis fin mars 2011.  

Les résultats ont été mis en ligne sur le site internet de l’IRSN dans une note d’information mise à jour quotidiennement. Il y a toujours un délai de quelques jours entre le prélèvement et la publication des résultats en raison du temps nécessaire pour réaliser des mesures fines permettant de détecter les traces de radioactivité artificielle dues à l’accident de Fukushima.

>Consulter les notes d'informations sur la surveillance de la radioactivité de l'environnement en France suite à l'accident de Fukushima.
  

12 - Est-ce que des dérivés de plutonium sortant de la centrale japonaise peuvent arriver en France par l'air ?

Le plutonium et l'uranium constituant le MOX sont des particules très lourdes et donc ne peuvent pas retomber à longue distance de la centrale (pas plus de quelques kilomètres au plus).  

Lors de l'accident de Tchernobyl, il n'a ainsi pas été retrouvé de plutonium à plus de 30 km de la centrale.

 

13 - Alors que les radioéléments de la centrale nucléaire au Japon sont du Plutonium et de l'Uranium, pouvez-vous m'expliquer pourquoi nous mesurons le Césium et l'Iode dans l'atmosphère ?

L’iode et le césium sont produits par la fission de l’Uranium et du Plutonium. Ces produits étant très volatiles, ils sont relâchés du cœur du réacteur et se transportent à grande distance dans les masses d’air.

En revanche, l’Uranium et le Plutonium sont des particules très lourdes et peu volatiles.

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