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Conséquences au Japon

Evaluation des conséquences environnementales et dosimétriques au Japon dues aux rejets radioactifs émis depuis le 12 mars 2011 par la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi

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Que sait-on des rejets radioactifs émis à partir du 12 mars 2011 ?

Durant la crise au Japon, l’IRSN ne disposait pas de données de mesure directe sur la composition et l’ampleur des rejets radioactifs. Cependant, l'Institut avait à sa disposition :

  • des informations techniques sur les installations accidentées qui permettent d’évaluer leur état de dégradation ;
  • des résultats de mesures du débit de dose ambiant effectuées sur le site, qui donnent une information sur les épisodes de rejet ;
  • des résultats de mesures dans l’environnement, permettant d’identifier les principaux éléments radioactifs rejetés.

 

L’interprétation de ces informations a permis à l’IRSN d’élaborer des scénarios probables de dégradation des réacteurs, afin d'évaluer la quantité de radioactivité qui a pu être rejetée du 12 au 22 mars 2011 par les trois réacteurs accidentés. Ces estimations ont ensuite permis d'estimer les niveaux de contamination de l’air résultant de l’accident. 

Pour en savoir plus : Evaluation de la radioactivité rejetée par la centrale de Fukushima Daiichi du 12 au 22 mars 2011 (estimation du 22 mars 2011)

 

La dispersion des rejets radioactifs dans l’atmosphère à l'échelle régionale

A partir de l'évaluation de la radioactivité rejetée par la centrale de Fukushima Daiichi, et en fonction des observations météorologiques disponibles et des prévisions fournies par Météo France, l’IRSN a réalisé, à l’aide de ses modèles numériques, des simulations de la dispersion dans l’air des produits radioactifs rejetés. Ces évaluations concernent la zone proche de la centrale (50 km autour du site) ainsi qu’une zone plus large couvrant l’ensemble du Japon et sa région proche.  

Simulation de la dispersion des rejets radioactifs dans l’atmosphère à l'échelle régionale - Version du 22-03-2011. IRSN

Visionner les différentes simulations de la dispersion des rejets radioactifs dans l’atmosphère à l'échelle régionale réalisées par l'IRSN :

 

Pour les rejets radioactifs estimés entre le 12 et le 23 mars, la simulation a été appliquée au césium 137, choisi comme élément représentatif de la dispersion du panache radioactif. Les résultats de cette modélisation sont exprimés en becquerels de césium 137 par mètre cube d’air (Bq/m3).  

Cette modélisation effectuée à l’échelle du Japon montre que le panache s’est dirigé dans des directions qui ont varié au cours du temps : d’abord vers le nord-est jusqu’au 14 mars, ensuite vers le sud et le sud-ouest, en direction de Tokyo, le 15 mars, puis vers l’est, en direction de l’océan Pacifique. A partir du 20 mars et au cours des jours suivants, le panache radioactif tend à se diriger à l’intérieur des terres japonaises de façon changeante, notamment en direction de Tokyo (surtout le 23 mars) mais aussi vers le nord-ouest. Le panache devrait à nouveau se diriger vers l’est à partir du 25 mars.

L’IRSN a comparé les résultats de cette simulation avec les résultats des mesures de la contamination de l’air effectuées à Tokyo présentés dans le graphique ci-dessous pour le césium 137 et l’iode 131. Ils sont du même ordre de grandeur que les valeurs mesurées dans cette ville.

Courant 2011, l’IRSN a poursuivi un travail approfondi pour estimer de façon plus précise les rejets dans l’atmosphère liés à l'accident et simuler leur dispersion à l’échelle régionale et locale. Ce travail a reposé notamment sur l’exploitation détaillée des résultats de mesure du débit de dose ambiant sur le territoire japonais, et par la fourniture, par Météo France, de données météorologiques plus complètes, obtenues par des modèles opérationnels ou par des observations de terrain au Japon.

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