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Fukushima, un an après

Simulations de la dispersion atmosphérique des rejets radioactifs

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En mars 2011, pendant la crise de Fukushima, l’IRSN a publié des premières simulations à l’échelle régionale et globale de la dispersion atmosphérique des rejets radioactifs provoqués par l’accident de Fukushima Dai-ichi, en utilisant ses outils de modélisation et en collaboration avec Météo France. A l’époque, l’IRSN ne disposait que de données partielles sur les rejets et sur les conditions météorologiques locales.

Courant 2011, l’IRSN a poursuivi un travail approfondi pour estimer de façon plus précise les rejets dans l’atmosphère liés à cet accident et simuler leur dispersion à l’échelle régionale et locale. Ce travail a reposé notamment sur l’exploitation détaillée des résultats de mesure du débit de dose ambiant sur le territoire japonais, et par la fourniture, par Météo France, de données météorologiques plus complètes, obtenues par des modèles opérationnels ou par des observations de terrain au Japon.

 

1. Reconstitution des rejets atmosphériques de l’accident de Fukushima

Les rejets principaux se sont produits du 12 au 25 mars 2011, en une quinzaine d’épisodes dont les plus importants auraient eu lieu avant le 17 mars. Ces estimations restent entachées d’imprécision, notamment pour les rejets qui ont été dispersés au-dessus du Pacifique, où aucune mesure n’a été réalisée.

Évolution du débit de rejet par réacteur pour l’ensemble des radionucléides rejetés dans l’atmosphère pendant l’accident de Fukushima

Évolution du débit de rejet par réacteur pour l’ensemble des radionucléides rejetés dans l’atmosphère pendant l’accident de Fukushima.

En bleu : réacteur 1, en rouge : réacteur 2, en vert : réacteur 3.

 


2. Simulation de la dispersion des rejets atmosphériques à l’échelle régionale

Pour simuler la dispersion des rejets atmosphériques à l’échelle régionale (plusieurs centaines de kilomètres autour de la centrale accidentée), l’IRSN a utilisé le modèle ldX de sa plateforme de calcul des conséquences radiologiques C3X.

En pratique, compte tenu des caractéristiques du modèle et de la résolution spatiale des données météorologiques utilisées, les résultats de cette simulation ne sont considérés comme valides qu’au-delà d’une distance de 80 km de la centrale.

Cette simulation représente le débit de dose dû au panache (en microgray par heure, µGy/h), sans tenir compte du rayonnement émis par les dépôts radioactifs qui se forment progressivement sous le panache.

cliquer pour voir la simulation de la dispersion des rejets atmosphériques à l’échelle régionale
Cliquer pour voir la simulation

 

3. Simulation de la dispersion des rejets atmosphériques à l’échelle locale

Pour simuler la dispersion des rejets atmosphériques à l’échelle locale (à moins de 80 km de la centrale accidentée), l’IRSN a utilisé le modèle pX de sa plateforme de calcul des conséquences radiologiques C3X.

La simulation obtenue à l’aide de ce modèle permet de mieux représenter les forts gradients de concentration des substances radioactives dans l’air lorsqu’on se trouve à courte distance du lieu des rejets.

Cette simulation représente le débit de dose dû au panache (en microgray par heure, µGy/h), sans tenir compte du rayonnement émis par les dépôts radioactifs qui se forment progressivement sous le panache.
 

Cliquer pour voir la simulation de la dispersion des rejets atmosphériques à l’échelle locale
Cliquer pour voir la simulation

 Pour plus d’explication :

 Lire la note de l'IRSN « Bilan des conséquences de l’accident de Fukushima sur l’environnement au Japon, un an après l’accident » du 28 février 2012. 

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