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Fukushima en 2014

Les conséquences sanitaires de l’accident nucléaire de Fukushima Daiichi - 2014

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L’IRSN publie sur cette page ses notes d'informations les plus récentes sur les conséquences sanitaires de l’accident nucléaire de Fukushima Daiichi du  11 mars 2011.

 

Rejets aériens survenus lors de travaux sur la tranche 3 en août 2013

Selon une dépêche de l’AFP du 24 juillet 2014, TEPCO a récemment annoncé que les travaux de démantèlement du réacteur n°3 de Fukushima Daiichi auraient conduit à un rejet de 280 milliards de becquerels de césium (Cs) 134/137 par heure le 19 août 2013, contre 10 millions de becquerels par heure habituellement, et ce durant quatre heures.

Suite à cette information, l'IRSN publie ce jour une note d'information sur ce sujet.

L’IRSN a ainsi effectué des simulations de dispersion atmosphérique des rejets sur la base des valeurs rapportées par l’AFP en supposant le rejet constitué à 100% de césium 137. Ces simulations ont été réalisées en considérant la météo du 19 août 2013, qui présente des vents globalement orientés vers Minamisoma en présence d’un épisode faiblement pluvieux en début d’après-midi.

 Télécharger la note du 31 juillet 2014 - Rejets aériens survenus lors de travaux sur le réacteur n°3 en août 2013 (PDF)

 

Estimation des doses potentiellement reçues par la population japonaise (décembre 2013)

Les doses auxquelles est exposée la population ont fortement diminué depuis l’accident du 11 mars 2011. Désormais, ce sont principalement les doses dues à l’exposition externe aux dépôts qui vont contraindre dans la durée la gestion des territoires contaminés et la reconquête des zones évacuées.

Sur la base de cette exposition externe, les autorités japonaises distinguent 3 zones :

 une zone de 320 km2 où le retour est difficilement envisageable à moyen terme ;

 une zone de 300 km2 où il est interdit de résider mais où l’accès peut être permis

 une zone de 460 km2 où se prépare le retour des populations.

Dans cette dernière zone qui représente 40% du territoire initialement évacué, le débit de dose dans l’air extérieur est inférieur à 3,8 μSv/h et le plus souvent inférieur à 1,9 μSv/h, garantissant une dose annuelle inférieure à 20 mSv pour les personnes qui reviendraient y vivre.

Pour rappel, l’IRSN a mené diverses évaluations des rejets radioactifs atmosphériques provoqués par l’accident de Fukushima Daiichi, ainsi que de leurs conséquences sur le milieu terrestre japonais. Ces évaluations se sont appuyées sur les outils de crise de l’Institut et les nombreuses informations et données techniques publiées au Japon. Par ailleurs, l’IRSN a recueilli et interprété les résultats des mesures radiologiques effectuées sur des denrées d’origine terrestre, publiés à ce jour par le ministère japonais de la Santé.

 Télécharger la note de décembre 2013 - estimation des doses potentiellement reçues par la population japonaise (pdf)

 

Bilan des études épidémiologiques conduites sur les habitants de la préfecture de Fukushima (décembre 2013)


Les autorités sanitaires japonaises ont conçu et mis en place des études épidémiologiques afin d’évaluer l’état de santé des personnes qui ont été exposées aux rejets radioactifs et de suivre son évolution au cours du temps. Prévues pour une durée d’environ 30 ans, ces études sont pilotées par  l’université médicale de Fukushima en collaboration avec d’autres centres médicaux japonais.

La note d’informations fait le bilan provisoire des 4 études de suivi des personnes qui se trouvaient dans la préfecture de Fukushima pendant la phase des rejets.

 Questionnaire dosimétrique. Cette enquête a pour objectif d’estimer la dose externe reçue par les personnes exposées, de recueillir des informations relatives à la prise de comprimés d’iode stable et à la consommation de produits alimentaires et d’eau de boisson, et d’identifier les personnes pour lesquelles un suivi médical au long cours serait nécessaire.

 Bilan thyroïdien de tous les enfants de moins de 18 ans qui se trouvaient dans la préfecture de Fukushima pendant la phase des rejets. Cette étude a pour objectif principal la mise en évidence d’une éventuelle augmentation des cancers de la thyroïde telle qu’elle a été observée chez les enfants exposés aux retombées radioactives de l’accident de Tchernobyl.

 Suivi des anomalies génétiques et congénitales pouvant apparaître chez les enfants nés de femmes ayant déclaré une grossesse entre le 1er août 2010 et le 31 juillet 2011. Cette étude viendra compléter celle lancée en 2010 dans une douzaine de régions du Japon par le ministère japonais de l’Environnement.

 Bilans médicaux des personnes évacuées des zones les plus exposées aux retombées radioactives. Cette étude recueille des informations relatives au style de vie, à leur état psychologique, à l’incidence de base de pathologies telles que cancers, leucémies, diabète, troubles hépatiques et rénaux et à la réalisation d’examens radiologiques pouvant impacter la dose externe reçue (scanners en particulier). Un suivi complémentaire spécifique sur dix ans des troubles psychologiques a été mis en place par le ministère japonais de la Santé.

 Télécharger la note de décembre 2013 - bilan des études épidémiologiques conduites sur les habitants de la préfecture de Fukushima (pdf)

 

Situation des travailleurs impliqués dans les opérations menées à la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi (mars 2014)

Les seules informations disponibles à ce jour quant aux doses reçues par les travailleurs impliqués dans les opérations menées à la centrale de Fukushima Daiichi sont celles fournies par l’exploitant TEPCO qui publie un bilan mensuel depuis avril 2011. Elles ne concernent que les employés de TEPCO ainsi que ceux des sociétés sous-contractantes. Le dernier bilan publié le 28 février 2014 porte sur 4 102 salariés de TEPCO et 27 932 salariés des sociétés sous-contractantes ayant travaillé à la centrale de Fukushima Dai-ichi entre le 11 mars 2011 et le 31 janvier 2014.

En août 2012, les autorités japonaises ont transmis des informations relatives à l’exposition des autres catégories de travailleurs exposés (pompiers, policiers, employés municipaux, agents de la sécurité civile). Ces informations devraient être publiées en 2014 (rapport UNSCEAR).

En ce qui concerne les effets observés, 7 décès de travailleurs ont été enregistrés à la fin 2013, parmi lesquels aucun ne serait attribuable à une exposition aux rayonnements ionisants, selon les indications des autorités japonaises.

Enfin, une base de données rassemblant les informations relatives au suivi médical des travailleurs a été mise en place. Les travailleurs ayant reçu une dose supérieure à 50 mSv bénéficieront aussi d’un suivi particulier pour détecter l’apparition éventuelle d’une cataracte. Ceux ayant reçu une dose supérieure à 100 mSv bénéficieront d’examens complémentaires visant à suivre l’éventuelle apparition de dysfonctionnements thyroïdiens et de certains cancers (poumon, estomac, colon).

En fonction des observations enregistrées, le suivi médical pourra être révisé dans 3 ans. A notre connaissance, aucun bilan de ce suivi sanitaire n’a été publié à ce jour par les autorités japonaises.

Télécharger la note de mars 2014 - situation des travailleurs impliqués dans les opérations menées à la centrale de Fukushima Daiichi (pdf)

 

Points de situations précédents - 2013

 Télécharger la note de décembre 2013 - situation des travailleurs impliqués dans les opérations menées à la centrale de Fukushima Daiichi (pdf)

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