SharePoint
Aide
 

Fukushima en 2018

État des installations de la centrale de Fukushima Daiichi en 2018

Fermer

Authentification

Email :

Mot de passe :

Sept ans après l'accident, les actions pour maîtriser les installations se pousuivent avec l'objectif d'aboutir au démantèlement de la centrale de Fukushima Daiichi d’ici 30 à 40 ans. Par ailleurs, la pollution des eaux souterraines due aux dégradations des barrières de confinement oblige l’exploitant de la centrale à mettre en œuvre des dispositions spécifiques, en particulier la couverture des bâtiments des réacteurs endommagés et la construction de barrières enterrées.

 

Télécharger la note Situation en mars 2018 des installations (PDF, 375 Ko)

Lire la précédente note de situation réalisée en mars 2017

 

A lire également :

 Consulter l'animation de TEPCO - chronologie de l'ensemble des travaux réalisés à la centrale de Fukushima Daiichi

 

Actions de maîtrise des installations 

Les réacteurs 1, 2 et 3 sont désormais maintenus à une température faible, généralement inférieure à 30°C, grâce à une injection d’environ 5 m3/h d’eau douce par réacteur. En outre, une injection d’azote est effectuée en cas de besoin dans les enceintes de confinement et les cuves des réacteurs 1 à 3 pour maintenir leur inertage et éviter ainsi tout risque de combustion d’hydrogène. 

La chaleur résiduelle dans les piscines d’entreposage des éléments combustibles a notablement décru depuis l’accident. Ainsi, les températures dans les piscines sont généralement inférieures à 30°C. L'exploitant dispose désormais de délais importants pour intervenir au cas où il rencontrerait des difficultés sur les moyens de refroidissement en circuit fermé qui ont été mis en œuvre. 

Les moyens de maîtrise des installations sont des moyens redondants et disposent de secours électriques. Une surveillance des paramètres essentiels est assurée : température d’eau, teneur en hydrogène dans les enceintes, niveaux d’eau…

 

Actions de maîtrise des rejets

L'exploitant TEPCO poursuit ses actions en vue de maîtriser les rejets diffus dans l’environnement, notamment  les flux d'eaux souterraines. En effet, du fait de l’inétanchéité des cuves et des enceintes de confinement, l’eau injectée pour refroidir les réacteurs 1, 2 et 3 s’écoule et se mélange aux infiltrations d’eaux souterraines.

Traitement des eaux radioactives

Des dispositifs largement dimensionnées permettent aujourd'hui un traitement de ces eaux radioactives : systèmes de retrait des radionucléides ALPS (cf. schéma ci-dessous), retrait du césium et du strontium. A l'issue de ces opérations, seuls subsistent le tritium et des éléments radioactifs à l'état de traces.

En partie réutilisée pour assurer le refroidissement des réacteurs. l'eau traitée est surtout entreposée dans des réservoirs qui atteignent au début 2018, environ 1 million de m3. En effet, TEPCO n’est pas autorisé à rejeter les eaux traitées.

Cheminement des eaux accumulées à Fukushima Daiichi
Système de retrait des radionucléides ALPS et autres dispositifs de traitement des eaux radioactives (© TEPCO)

 

Dispositif de maîtrise des eaux

En amont des bâtiments

Un dispositif de pompage dénommé « groundwater bypass » a été mis en œuvre à partir d’avril 2014 par TEPCO. L’eau pompée est régulièrement rejetée après contrôle, en accord avec les autorités du pays ainsi que les associations locales de pêcheurs. 

Autour des réacteurs 1 à 4

L'exploitant a mis en place un dispositif de congélation des terrains (« landside impermeable wall ») sur une trentaine de mètres de profondeur. En 2016, un périmètre d'environ 1 500 mètres était congelé. Puis, à la fin août 2017, TEPCO a entrepris le gel de la portion pour laquelle il attendait l’autorisation de l’autorité de sûreté japonaise.

Ce dispositif est complété par un pompage des eaux souterraines en périphérie des bâtiments (« subdrains »). Les eaux pompées sont traitées et doivent respecter les mêmes critères de rejet que celles des eaux pompées en amont du « mur » (cf. ci-après).

TEPCO fait état d’une diminution du débit d’eau s’infiltrant dans les sous-sols des bâtiments de 400 m3/jour à moins de 150 m3/jour. Il vise un débit nettement inférieur à 100 m3/jour après stabilisation du fonctionnement des différents dispositifs, réduisant ainsi les besoins d’entreposage journalier supplémentaire d’eau sur le site.

Dispositifs de maîtrise des eaux à la centrale accidentée de Fukushima Daiichi
Dispositifs de maîtrise des eaux - Schéma de principe (© TEPCO)

Au niveau du port

Afin d'éviter que les eaux souterraines polluées n’atteignent l’Océan Pacifique, les eaux souterraines sont captées en aval des réacteurs avec une seconde barrière d’étanchéité (« mur » ou « seaside impermeable wall ») le long du port. Long de près de 900 m et haut d’environ 35 m, le « mur » est constitué de tubes métalliques fichés dans les terrains. Un dispositif de pompage y est également associé. Les eaux pompées sont traitées et contrôlées avant rejet.

 

Plan de démantèlement des installations

Le plan d’actions retenu par TEPCO comprend trois grandes étapes. 

Etape 1 : retrait des combustibles présents dans les piscines des réacteurs

Pour la piscine du réacteur 4, la plus chargée en combustibles, la reprise du combustible s’est achevée en décembre 2014.

Pour la piscine du réacteur 3, la reprise du combustible est prévue en 2018. TEPCO a terminé à la fin février 2018, la pose de la structure recouvrant le bâtiment du réacteur 3 et des dispositifs de manutention nécessaires au déchargement de la piscine. 

Pour les piscines des réacteurs 1 et 2, la reprise du combustible est annoncée vers 2023. Sur le réacteur 1, d’importants travaux ont été réalisés afin de permettre le retrait des débris. La prochaine étape est la construction d'une structure adpatée pour permettre la reprise du combustible.

 


Structure recouvrant le bâtiment du réacteur 3 et moyens de manutention du combustible en février 2018 (© TEPCO)

 

Etape 2 : retrait des combustibles dégradés dans les réacteurs 1 à 3

Un vaste programme de recherche a été initié afin de développer des moyens d’investigation complémentaires à ceux déjà mis en œuvre et de concevoir les moyens nécessaires. 

TEPCO réalise des investigations et des contrôles spécifiques dans les installations. A titre d’exemple, il a envoyé un robot dans l’enceinte de confinement du réacteur 2 en janvier 2018 (cf. vidéo ci-dessous). A cette occasion, des dépôts provenant de la dégradation du cœur du réacteur (« corium ») ont été observés.

Le début du retrait des combustibles dégradés devrait être engagé avant 2025. L’échéancier reste toutefois très dépendant de celui du programme de recherche et des connaissances acquises sur l’état des installations.

La 3ème et dernière étape conduira au démantèlement complet des installations dans un délai de 30 à 40 ans.

 

 

Vidéo : Inspection par robot dans l'enceinte du réacteur 2 en janvier 2018

L'inspection dans l'enceinte de confinement réalisée à l'aide d'un robot a permis d'observer le corium, à savoir les dépôts provenant de la dégradation du cœur du réacteur (© TEPCO)

Page 1 de 234