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Outre-mer : Des balises Téléray installées en urgence

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C'est un traitement VIP qu'auront connu sept balises de surveillance de la radioactivité de l’IRSN : voyage sous la protection du ministère de l'Intérieur et installation express sous les cieux des DROM-COM, afin de surveiller l'arrivée des masses d'air en provenance de Fukushima.

balise Téléray sur les toits de Paris. © IRSNMartinique, Guadeloupe, Guyane, La Réunion, Mayotte, Tahiti et Nouméa : ces habituelles destinations de rêve auront été autant de voyages à organiser dans l’urgence pour sept balises de l’IRSN, au lendemain du tsunami du 11 mars 2011 qui frappe le Japon, puis de la catastrophe nucléaire de Fukushima. 

« Au regard de nos prévisions de déplacement des masses d’air contaminées par les rejets de la centrale japonaise, les premiers territoires qui devaient être survolés par ces masses d'air étaient les Antilles et Saint-Pierre-et-Miquelon », explique Nathalie Chaptal- Gradoz, une des responsables de la cellule environnement du centre technique de crise de l'IRSN. « Or, à l’exception de Saint-Pierre-et-Miquelon, ces départements n'étaient pas équipés de balises capables d'envoyer des données au système Téléray, notre réseau de télésurveillance de la radioactivité dans l'environnement. »

Décision est prise d’anticiper également l’équipement des départements situés dans l'hémisphère Sud (comme Mayotte et La Réunion), même s'ils ne sont pas sur le trajet des masses d'air, confinées dans l'hémisphère Nord.

 

Six jours de marathon 

Le 12 mars, le premier réacteur vient d'exploser et, déjà, le temps presse. Le compte à rebours s'enclenche pour Guillaume Manificat, chargé des réseaux de surveillance dont Téléray. Selon les estimations de ses confrères de l'Institut en collaboration avec Météo France, les masses d'air devraient avoir survolé le Pacifique et parcouru les 14 000 km qui les séparent des Antilles d'ici au lundi 21 mars et atteindre Saint- Pierre-et-Miquelon le lendemain.

Dès le mardi 13 mars, l'expert de l'IRSN demande l'autorisation pour l’installation express de balises sur les toits des gendarmeries des départements et territoires concernés. A 15 heures, le feu vert est donné. « La suite s'est déroulée avec la collaboration du ministère de l'Intérieur, qui a glissé les sondes dans ses envois sécurisés, équivalents sur le territoire français des valises diplomatiques », se remémore Guillaume Magnificat.

« Chacune des sept sondes est arrivée en un temps record dans son département ou territoire de destination, et une huitième a été envoyée au Japon afin d’équiper le toit de l'ambassade de France à Tokyo. Les gendarmes, guidés à distance par nos experts, ont alors assuré leur installation sur le mât de télécommunication situé sur le toit de chaque brigade. Puis ils ont connecté le système via leur réseau Ethernet. Le lundi suivant, soit moins de six jours après le rendez-vous initial avec la gendarmerie, les sondes mesuraient en temps réel laradioactivité des masses d'air survolant la Guadeloupe et la Martinique et transmettaient les données au système Téléray. »

Et les résultats de cette surveillance des cieux des Antilles, de Guyane, de La Réunion, de Mayotte, de Tahiti, de Nouméa et de l'Hexagone étaient mis à disposition de tous sur Internet.

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