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1986-2011 - L'accident de Tchernobyl et ses conséquences pour l’environnement et la santé

La contamination au voisinage de la centrale

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​​​​(Mise à jour) Pour un bilan actualisé en 2016, lire notre dossier « Tchernobyl, 30 ans après l'accident nucléaire »​​
​La zone d’exclusion

Après l’accident, une zone d’exclusion de 30 km de rayon autour du réacteur accidenté a été déclarée. Les personnes vivant dans cette zone ont été évacuées et l’activité agricole interdite. L’accès à cette zone est encore aujourd’hui contrôlé.  

Poste de contrôle à l'entrée de la zone d'exclusion Poste de contrôle à l'entrée de la zone d'exclusion

Poste de contrôle à l'entrée de la zone d'exclusion


Environ 135 000 habitants ont été évacués durant le printemps et l’été qui ont suivi l’accident. La population de la ville de Prypiat, quelques 50 000 habitants, située dans la zone la plus contaminée, à 2 km du réacteur accidenté, a été totalement évacuée 36 heures après l’accident. Depuis, cette ville est totalement abandonnée.

Ville de Prypiat ; les 50 000 habitants furent évacués 24h après l'accident Ville de Prypiat ; les 50 000 habitants furent évacués 24h après l'accident

 

 

 

 

 

 

 

 

Ville de Prypiat. Les 50 000 habitants furent évacués 24h après l'accident.

 

La contamination dans la zone d'exclusion

La contamination s’est répartie de manière irrégulière autour de la centrale, en fonction des trajectoires du panache radioactif et des pluies qui accentuent le dépôt. Des milliers de mesures réalisées par les instituts ukrainiens, russes et biélorusses ont permis de construire des cartes de contamination pour les différents radioéléments relâchés au cours de l’accident (Sr-90, Cs-137, Pu 239-238).

Carte de la contamination des sols en strontium dans la partie ukrainienne de la zoned’exclusion des 30 Km  

Carte de la contamination des sols en strontium dans la partie ukrainienne de la zone d’exclusion des 30 Km,
établie par l’Institut ukrainien de Radioécologie Agricole (UIAR).
 

Carte de la contamination des sols en plutonium dans la partie ukrainienne de la zone d’exclusion des 30 Km  

Carte de la contamination des sols en plutonium dans la partie ukrainienne de la zone d’exclusion des 30 Km,
établie par l’Institut ukrainien de Radioécologie Agricole (UIAR).

A partir de ces mesures, une seconde zone (rayon moyen de 10 km de rayon) a été définie qui inclut les territoires les plus contaminés. Dans ces territoires, situés à l’ouest et au nord du réacteur accidenté, la contamination du sol dépasse le million de Bq par km². 20 ans après l’accident, plus de 95 % de l’activité totale déposée est concentrée dans les quinze premiers centimètres de sol.

 

Les déchets dans la zone d'exclusion

Vue du sarcophageAu moment de l’accident, le réacteur contenait environ 190 tonnes de combustible nucléaire. Pendant, l’explosion ou après, une fraction correspondant grossièrement à 90 % du combustible a fondu dans le fond du bâtiment du réacteur ou s’est retrouvée aux divers niveaux des structures supérieures. Afin de confiner cette grande quantité de matières radioactives, un sarcophage a été construit autour du réacteur, dans les premiers mois qui suivirent l’accident.

Des débris de combustible ont étaient entraînés au loin sous forme de particules fines, contaminant fortement des matériaux de toute nature (sols, végétaux, béton…). Les matériaux les plus contaminés, ainsi que les équipements qui ont servi aux interventions durant l’accident, en particulier lors de la construction du sarcophage, ont été collectés. D’énormes volumes de déchets radioactifs ont ainsi été générés, qui ont été éliminés dans des décharges et des tranchées mal isolées de l'environnement.

Leur recensement a fait l’objet de travaux auxquels l’IRSN a pris part dans le cadre de l’Initiative Franco-Allemande pour Tchernobyl, l’IFA (voir Entreposages de déchets et stratégies de gestion des déchets). Ces travaux ont permis de rassembler, dans une base de données, les informations relatives aux stockages de déchets créés dans les territoires contaminés. Plus de 800 sites ont ainsi été créés, principalement dans la partie ukrainienne de la zone d’exclusion.

En 2006, moins de 50 % des sites d'entreposage pour les déchets de Tchernobyl avaient été étudiés. Il est par conséquent été impossible d'évaluer en totalité les volumes et le niveau de contamination de ces déchets. 

Cimetière des hélicoptères utilisés dans les jours qui suivirent l’accident afin d’arrêter l’incendie Cimetière des équipements contaminés utilisés pendant et après l’accident (photos Patrick Landmann)

 A gauche : Cimetière des hélicoptères utilisés dans les jours qui suivirent l’accident afin d’arrêter l’incendie.
A droite : Cimetière des équipements contaminés utilisés pendant et après l’accident
(photos Patrick Landmann).
 

 

Études de l'IRSN dans la zone d'exclusion

Depuis juin 1999, l’IRSN dispose d’une plate-forme expérimentale à proximité du réacteur accidenté. Cette plate-forme expérimentale, située à quelques kilomètres à l’ouest de la centrale accidentée de Tchernobyl, se compose d’une tranchée de stockage de déchets instrumentée et d’un jardin potager expérimental.

Menés en collaboration avec des Instituts ukrainiens de Radioécologie Agricole (UIAR) et des Géosciences (IGS), les programmes poursuivis dans ce cadre abordent :

  • l’étude du comportement des radionucléides dans les sols et l’extension de la contamination dans la nappe,
  • l’étude des transferts de la radioactivité du sol vers les plantes.

 

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