Le site de Tchernobyl aujourd'hui

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L'industrie nucléaire et les suites de Tchernobyl

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Entre 1986 et 2000, tous les réacteurs de la centrale ont été définitivement arrêtés. Sur le site aujourd'hui, une intense activité se poursuit pour la construction notamment d'un nouveau confinement pour le réacteur détruit et d'une installation d'entreposage pour le combustible usé.

 

Historique du site

La construction de la centrale de Tchernobyl a fait suite aux décisions prises par l’Union Soviétique en 1966 de développer largement la production d’énergie d’origine nucléaire. Les réacteurs de type « RBMK » ont été développés à partir de cette date.

Six réacteurs nucléaires RBMK de puissance 1000 mégawatts électriques (MWe) devaient être mis en service sur le site de Tchernobyl :

  • Le réacteur numéro 1, mis en service en septembre 1977, a été arrêté en novembre 1996. Son maintien en fonctionnement aurait nécessité de très importants travaux.
  • Le réacteur numéro 2, qui a démarré en décembre 1978, est hors service depuis 1991, à la suite d’un incendie dans la salle des machines. Les autorités ukrainiennes ont décidé de sa mise à l’arrêt définitif en mars 1999.
  • Le réacteur numéro 3 a été mis en service en 1981. Après 1995, il a subi de nombreux arrêts pour des opérations de maintenance, de contrôle et de réparation. En application d’une décision prise en juin 2000, les autorités ukrainiennes l’ont arrêté définitivement le 15 décembre 2000.
  • Le réacteur numéro 4, mis en service en 1984, a explosé le 26 avril 1986.
  • La construction des réacteurs 5 et 6 a démarré en 1981 et a été abandonnée à la suite de l’accident.

 

La sécurisation du réacteur accidenté : le sarcophage 

En 1986, les autorités russes ont fait construire un bâtiment appelé « sarcophage » enveloppant le réacteur accidenté afin d'éviter la dispersion dans l’environnement de matières radioactives, d'empêcher l’eau de pluie de pénétrer à l'intérieur et de permettre d’exploiter l’unité 3, mitoyenne de l’unité accidentée.

 

la centrale de Tchernobyl

Construit en six mois, dans des conditions particulièrement difficiles, le sarcophage qui devait confiner les matières radioactives s'est rapidement dégradé : de nombreuses fissures sont apparues laissant s'échapper de plus en plus la radioactivité, et la tenue d'ensemble s'est affaiblie augmentant les risques d'effondrement de l'édifice. 

Ce sarcophage présente trois risques principaux :

  • Le risque d’effondrement du sarcophage même s’il apparaît faible, ne peut pas être totalement écarté. Il doit être pris en compte, principalement pour la sécurité des personnels présents sur le site.
  • Le risque de criticité, c’est-à-dire de redémarrage d’une réaction en chaîne dans le combustible fondu, à cause de la présence d’eau, est considéré comme très faible.
  • Le risque de remise en suspension dans l’atmosphère de poussières radioactives dues à la décomposition de la lave en poussière (plusieurs tonnes).

 

Le programme SIP (Shelter Implementation Plan)

Afin de réduire les risques présentés par le sarcophage, un programme d’actions a été lancé en 1997, financé conjointement par l’Ukraine et par un fonds international administré par la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD). Une vingtaine de pays ont déjà contribué à ce fonds en plus de l'Union Européenne et des pays du G7 (devenu G8 avec la Russie).

Connu sous le nom de SIP (Shelter Implementation Plan), ce programme ambitieux a pour objectif final la transformation du site en une zone écologiquement sûre. Ses principaux jalons sont :

  • Etape 1 : La stabilisation des structures du sarcophage
  • Etape 2 : La construction d'un nouveau confinement sûr
  • Etape 3 : Le démantèlement futur du sarcophage et l'enlèvement des matériaux radioactifs qu'il enferme (bien entendu après achèvement de la construction du nouveau confinement)

 

Les activités relatives à la première étape ont été complètement achevées en 2008. Elles ont permis de réduire les risques d'effondrement ainsi que les conséquences d'un éventuel accident d'écroulement. Aussi, les systèmes de surveillance à l'intérieur du sarcophage ont été modernisés pour permettre un suivi fiable des paramètres importants pour la sûreté, comme le flux de neutrons, le niveau de radiations ou l'activité sismique.

En septembre 2007, un contrat a été signé entre la centrale de Tchernobyl et le consortium Novarka (mené par Vinci Construction Grands projets et Bouygues Travaux publics) pour la construction du nouveau confinement (étape 2), qui devra recouvrir complètement l'ancien sarcophage. En forme d'arche, la nouvelle enceinte sera composée d'une ossature métallique de plus de 18 000 tonnes aux dimensions gigantesques : 250 m de portée, 150 m de long et 105 m de hauteur. 

Projet de l'arche sarcophage - Credits : Novarka

Les objectifs de l'arche sont multiples : protéger le sarcophage contre les agressions externes, assurer une étanchéité parfaite entre les ruines radioactives du réacteur détruit et l'environnement et, enfin, permettre à terme le démantèlement du sarcophage et l'enlèvement de son contenu dans des conditions hautement sécurisées.

Les caractéristiques du site, en particulier la radioactivité aux alentours immédiats du sarcophage vieilli, imposent au chantier une organisation spécifique : les éléments de structure seront préfabriqués en usine ; les travaux d'assemblages seront réalisés sur une zone dédiée située à plusieurs centaines de mètres du sarcophage ; une fois entièrement montée, l'arche sera glissée sur des rails jusqu'au sarcophage qu'elle englobera complètement.

Jusqu'à 1300 personnes sont attendues aux périodes de pointe sur le chantier. Un suivi médical individuel sera assuré ; en particulier, un suivi dosimétrique individuel garantira que les doses reçues par les personnels intervenant resteront toujours bien en deçà des limites autorisées. Sûreté et radioprotection devront rester les maîtres mots de ce chantier unique jusqu'à son achèvement (à ce jour prévu pour 2014).

La troisième étape pourra par la suite débuter : transformer le site en une zone écologiquement sûre.

Elle durera très certainement beaucoup plus longtemps que les deux précédentes. La mise en œuvre de cette étape nécessite avant tout la définition d'une stratégie claire de gestion des matières radioactives et ensuite la construction des installations ad-hoc nécessaires. Les procédures administratives assez longues pour la création de telles installations, les études de conception, les travaux de construction et, enfin, les tâches de démantèlement du sarcophage et de transfert des matières radioactives qu'il renferme vers les nouvelles installations devraient s'étendre au total sur plusieurs décennies. 

Enfin, dans l'optique de transformation du site en zone écologiquement sûre, il faut procéder aussi au démantèlement des trois autres réacteurs. Or, ce démantèlement ne peut être envisagé sans le transfert, vers un lieu d'entreposage sûr, des quelque vingt mille assemblages de combustible usé qui s'étaient accumulés dans les piscines de refroidissement des réacteurs au cours de la période d'exploitation de la centrale. C'est la vocation du projet ISF-2 (Interim Storage Facility) actuellement en cours et dont l'achèvement est prévu pour 2014. Cette installation devrait permettre l'entreposage du combustible usé dans des conditions sûres pour une durée d'au moins cent ans. 

 

La coopération internationale

L’activité internationale en Ukraine reste très active. À présent, elle concerne tout particulièrement l’évaluation de la sûreté du projet de l’arche d’une part, celle des nouvelles installations d’entreposage du combustible usé, en cours de construction sur le site de Tchernobyl d’autre part.  

En outre, plusieurs projets spécifiques de sûreté, financés par la Commission européenne, se poursuivent sur les centrales ukrainiennes en exploitation. Dans un avenir proche, des évaluations de sûreté devront aussi commencer pour accompagner la construction des deux nouveaux réacteurs de Khmelnitsky, le projet du nouveau réacteur de recherche et la construction d’une usine de fabrication de combustible nucléaire.

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