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Accident de Three Mile Island (USA) - 1979

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Depuis l’accident de Three Mile Island, de nombreux résultats expérimentaux ont été acquis au plan international pour ce qui concerne les phénomènes associés à un accident de fusion du cœur ; la France, et l’IRSN, ont joué un rôle majeur dans leur obtention. La connaissance et la compréhension des phénomènes complexes mis en jeu lors d’un tel accident ont très nettement progressé et les capacités de prédiction de l’évolution de l’état du réacteur en cas d’accident grave à l’aide d’outils de simulation ont été nettement améliorées.

Ces progrès, et l’absence de construction de nouveaux réacteurs dans de nombreux pays depuis 1986, expliquent sans doute la réduction des moyens consacrés à ces recherches. Toutefois, il subsiste encore quelques phénomènes dont l’étude demande à être approfondie, en particulier sur un plan expérimental, avec une démarche plutôt analytique : il s’agit de la chimie de l’iode et du ruthénium, l’interaction entre le corium et le radier en béton et le renoyage d’un cœur dégradé.

Les programmes de recherche menés sur ces sujets par l’IRSN se poursuivent dans un large cadre coopératif international et alimentent les études et réflexions menées par les experts à l’échelle internationale (majoritairement européens) dans le cadre du réseau d’excellence européen SARNET (Severe Accident Research NETwork of excellence) piloté par l’IRSN et impliquant à ce jour 41 organismes (y compris universitaires) de 21 pays (18 européens, États-Unis, Canada et Corée du Sud), c’est-à-dire un total de 200 ingénieurs-chercheurs et 20 thésards.   

Ainsi, dans le cadre d’une recherche continue d'amélioration de la sûreté, le partage de la connaissance et la confrontation des résultats d’études et d’interprétation d’expériences permettent à l’IRSN de disposer d’une bonne compréhension et d’une bonne modélisation des accidents graves des réacteurs à eau sous pression.

Cette connaissance est particulièrement mise à profit lors des réexamens périodiques de sûreté des installations.

En France, la loi du 13 juin 2006 relative à la transparence et à la sécurité en matière nucléaire prévoit en effet un réexamen périodique de la sûreté des installations tous les dix ans (confirmant une pratique déjà en vigueur avant la promulgation de la loi).

Les objectifs essentiels d’un réexamen de sûreté sont les suivants :

  • disposer d'un bilan complet de l'exploitation sur une période significative ;
  • comparer le niveau de sûreté actuel au niveau recherché lors de la conception ;
  • s'assurer que l’analyse du retour d'expérience a bien été appliquée ;
  • vérifier que l'amélioration générale des connaissances a été mise à profit, et que le processus continu d'analyse et de suivi de la sûreté des installations a été mené de façon efficace ;
  • identifier les facteurs de vieillissement pouvant demander des modifications des programmes de surveillance voire limiter la vie future de ces installations ;
  • comparer les exigences de sûreté en vigueur pour les installations réexaminées avec celles des installations les plus récentes afin de déterminer les améliorations de conception ou d’exploitation à mettre en œuvre, au regard de leur intérêt et de leur faisabilité, et améliorer ainsi le niveau de sûreté.

 

Le réexamen de la sûreté des installations est donc l’occasion en France d’examiner et d’améliorer la sûreté des réacteurs en tenant compte de tous les acquis, et notamment des enseignements tirés de l’analyse de l’accident de Three Mile Island.

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