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Retour d'expérience

Transversalité : Du nucléaire aux autres industries à risque

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Les échanges de retours d’expérience existent entre différents secteurs industriels. Grâce à des thématiques partagées par le monde du nucléaire et par celui de l’industrie, la connaissance est profitable à chacun.

Le retour d’expérience (REX) nucléaire peut être utile au monde industriel, et vice versa. « Certains incidents peuvent survenir dans les deux milieux : défaillance du réseau d’extinction d’incendie, explosion liée à un mélange de produits chimiques incompatibles… », illustre Simon-Pierre Eury, responsable du bureau d’analyse des risques et pollutions industriels (Barpi) au ministère du Développement durable. Face à ces risques, les deux domaines ont tout à gagner à s’intéresser l’un à l’autre et à dialoguer.

« En septembre 2012, il y a eu un accident en Corée du Sud sur une grosse plateforme industrielle chimique, avec rejet d’acide fluorhydrique », rapporte l’ingénieur. « Ce composé toxique est aussi un sous-produit de la fabrication du combustible nucléaire. Areva et l’IRSN se sont rapprochés du Barpi pour avoir des informations complémentaires et voir dans quelle mesure le REX de cet accident pouvait bénéficier aux installations nucléaires de base (INB). » De même, les risques liés à l’hydrogène ou à l’ammoniac, analysés dans le monde industriel, se retrouvent dans le secteur nucléaire. « Le vieillissement des installations est une thématique transverse sur laquelle le monde industriel a plus de recul », poursuit Simon-Pierre Eury. « Les sites ont dix à vingt ans de plus. Tout le travail réalisé dans l’industrie est utile au nucléaire. »

 

Utilisé en pétrochimie

Le REX ‘nucléaire’ peut servir dans l’industrie. C’est le cas pour les accidents survenus lors de contrôle par gammagraphie. Après celui de Flamanville (Manche) en 2010, l’IRSN a proposé des mesures de radioprotection applicables dans les centrales et dans l’industrie. La signalisation du positionnement de la source a été améliorée pour la rendre visible dans toutes les conditions.

Des outils issus du REX ‘nucléaire’ peuvent aussi être transposés au monde industriel. C’est le cas d’un dispositif ayant fait l’objet d’un brevet co-déposé en 2003 par le Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA) et l’IRSN. « Il s’agit d’un appareil à ultrasons pour contrôler l’état des pièces métalliques, quelle que soit leur forme », précise Gérard Cattiaux, ingénieur spécialisé dans les contrôles des matériels mécaniques à l’IRSN et co-inventeur de cet appareil. « Il a été inventé à la suite des REX en INB qui montraient des difficultés de détection de défauts sur des pièces de forme complexe avec des irrégularités de surface. Une étude de faisabilité industrielle est en cours pour l’Arabie saoudite. Ce dispositif pourrait être utilisé pour le contrôle des pipelines en pétrochimie. »

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