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Visites décennales

Quatre acteurs pour les troisièmes visites décennales

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Dialogue : EDF, IRSN, ASN et GPR réunissent leurs compétences pour mener à bien le réexamen de sûreté des réacteurs.

C’est à l’exploitant – en l’occurrence EDF pour les réacteurs du palier 900 MWe – de proposer des axes d’amélioration de la sûreté des réacteurs nucléaires dont il a la charge. Mais c’est à l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), avec l’appui technique de l’Institut, de les valider ou non, voire de les compléter. Quatrième acteur, le Groupe permanent d’experts pour les réacteurs nucléaires (GPR) donne son avis sur les points de désaccord. Au final, ce sera à l’ASN de déterminer quelles études et quels travaux doivent être réalisés. En fonction des résultats, les réacteurs nucléaires sont déclarés aptes à poursuivre leur exploitation jusqu’à la prochaine visite décennale.

 

Carte de centrales nucléaires possédant des réacteurs de 900 MWe

Carte des centrales nucléaires possédant des réacteurs de 900 Mwe.©ArtPress/IRSN 

EDF

L’exploitant est le premier responsable de la sûreté de ses installations. C’est à lui de prendre l’initiative des études à mener pour le réexamen de sûreté, de réaliser les tests matériels prévus et de mettre en œuvre l’ensemble des modifications demandées.

Pour satisfaire à ces exigences, EDF a par exemple lancé un vaste programme d’études du vieillissement des matériels du palier 900 MWe. Il s’applique en particulier à la cuve en acier, qui, étant soumise au bombardement des neutrons produits dans la réaction de fission nucléaire, est graduellement fragilisée.

 

IRSN

À l’Institut, c’est le bureau des réexamens de sûreté (BRS) qui est en charge des réexamens associés aux réacteurs à eau sous pression. Pour le réexamen d’un palier spécifique, un pilote est nommé. A la demande de l’ASN, il instruit le dossier présenté par EDF. Cet ingénieur du BRS sollicite les spécialistes des autres services de l’IRSN pour recueillir leurs évaluations des études et des propositions d’action faites par EDF, ou pour mener des études particulières.

Ainsi, lors de la phase d’évaluation des études génériques associées au réexamen de sûreté des réacteurs de 900 MWe, une trentaine de spécialistes ont été mis à contribution, pendant cinq années environ. D’ici à l’achèvement des troisièmes visites décennales des réacteurs de 900 MWe, en 2019, plusieurs seront à nouveau sollicités pour évaluer les compléments d’études produits par EDF ou certains résultats de contrôles sur site.

 

ASN

L’Autorité de sûreté nucléaire assure, au nom de l’État, le contrôle du nucléaire en matière de sûreté. Dans le cadre du réexamen de sûreté, elle prend en compte les propositions émanant de l’exploitant, demande à l’IRSN de l’éclairer sur les points techniques et prend position à toutes les étapes de ce processus.

À la fin de la visite décennale de chaque réacteur, il lui revient de se prononcer sur la poursuite de l’exploitation de l’installation pour dix années supplémentaires.

 

GPR

Nommés par l’ASN, les membres du Groupe permanent d’experts pour les réacteurs nucléaires, au nombre d’une trentaine, sont des experts reconnus dans leur domaine. Le GPR comprend des actifs et des retraités du nucléaire et des professionnels appartenant à d’autres domaines, par exemple des spécialistes des questions de génie civil ou de facteurs humains.

Leur rôle : donner leur avis sur les questions de sûreté les plus discutées concernant les réacteurs. Il est en particulier réuni pour prendre position dans le cas de différends entre l’IRSN, qui recommande à l’ASN qu’EDF accomplisse certaines actions dans le cadre du réexamen de sûreté, et EDF, qui conteste leur nécessité.

 

Le médiateur propose, le gendarme dispose…

« Le 20 novembre 2008, le GPR a été réuni pour une journée complète de travail. Au programme : examiner les problèmes posés par le réexamen de sûreté des réacteurs du palier 900 MWe, notamment dix questions techniques sur lesquelles IRSN et EDF étaient en désaccord, le second contestant les demandes d’amélioration défendues par le premier.

Sur ces dix points, nous avons neuf fois suivi l’IRSN, parfois en modifiant la manière dont sa suggestion était formulée. Le GPR a formulé un avis de synthèse ; il reviendra à l’ASN de suivre ou non ces recommandations et cet avis. Notre avis sur l’exercice a été globalement positif. Nous n’avons regretté qu’une chose : que la sûreté des piscines de désactivation, destinées à recevoir le combustible usé toujours chaud, n’ait pas pu être complètement analysée à temps pour être examinée lors de cette séance du GPR. Mais les études sont toujours en cours sur ce sujet et devraient bientôt aboutir. »

Philippe Saint Raymond, vice-président du GPR et ancien directeur général adjoint de la DGSNR, "l'ancêtre" de l'ASN. 

 

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