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Les démantèlements d’installations nucléaires en France

Installations nucléaires démantelées, hors exigences supplémentaires récentes

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​​Le démantèlement et l’assainissement de plusieurs installations sont achevés ou en cours d’achèvement : deux réacteurs EDF, plusieurs installations de recherche du CEA, et des usines à vocation militaire. Toutefois, le renforcement récent des exigences d’assainissement peuvent engendrer des travaux supplémentaires pour les opérations réalisées avant les années 1990.

 

Voir la carte interactive des installations en démantèlement en France

Vue aérienne du site CEA à Fontenay-aux-Roses, dans les Hauts-de-Seine
Vue aérienne du site CEA à Fontenay-aux-Roses, dans les Hauts-de-Seine. (© Air Infrarouge/CEA/IRSN)

À partir des années 1980 jusqu'au milieu des années 2000, le démantèlement puis l'assainissement de plusieurs installations ont permis leur déclassement. Décidé par l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) et soumis à l’homologation du ministre chargé de la sûreté nucléaire, le déclassement consiste à supprimer l'installation de la liste des « installations nucléaires de base » et donc à lever les contrôles réglementaires à laquelle elle est soumise.

Parmi les installations concernées :

  • l'usine FBFC de Pierrelatte (Drôme) arrêtée en 1998 et déclassée en 2003. L’installation fabriquait des assemblages combustibles pour les réacteurs à eau sous pression ;
  •  

  • l’usine prototype AT1 de La Hague (Manche) arrêtée en 1979 et définitivement assainie en 2001. Cet ancien atelier pilote retraitait  le combustible usés des trois anciens réacteurs à neutrons rapides français (RNR) ;
  •  

  • des réacteurs de recherche du CEA, à savoir les installations Triton et Néréide à Fontenay-aux-Roses (Hauts-de-Seine) et l’installation Harmonie à Cadarache (Bouches-du-Rhône).

 

 

Installations de recherche du CEA

Certaines installations de recherche du CEA ont été partiellement démantelées : le laboratoire RM2 à Fontenay-aux-Roses, les réacteurs à eau lourde EL2 et EL3 à Saclay (Essonne) et le réacteur RNR Rapsodie à Cadarache. Les opérations devront toutefois être achevées, ce qui n’est jamais aisé.

Au début des années 2000, des opérations de démantèlement ont également été lancées par le CEA afin d’obtenir le déclassement des cinq installations de son centre de Grenoble. Les trois réacteurs de recherche Mélusine, Siloé et Siloette ont déjà été déclassés, le laboratoire d'expertise du combustible usé Lama est sur le point de l’être et la demande vient d’être déposée pour les installations de traitement des effluents et déchets Sted.

 

Réacteurs EDF en démantèlement

Réacteur Superphénix en démantèlement
Le démantèlement de Superphénix (Isère), un prototype de réacteur à neutrons rapides, a débuté aut des années 2000. (© Wikimedia Commons)

Débuté au début des années 2000, le démantèlement de Superphénix, en Isère, un réacteur à neutrons rapides refroidi au sodium, avance globalement selon le calendrier envisagé par EDF. Achevé en 2014, le traitement des 6 000 tonnes de sodium des circuits primaire et secondaire a drastiquement réduit les risques d’incendie et d’explosion dans l’installation. Les 4 boucles du circuit secondaire ont également été démantelées. Enfin, le démantèlement de la cuve principale et de ses internes devrait commencer en 2018.

Le démantèlement du premier réacteur à eau sous pression est en cours à Chooz (Ardennes). Construit dans deux cavernes pour offrir un confinement naturel à l’installation, le réacteur de Chooz-A a été arrêté en 1991. Concernant le démantèlement, les opérations sont achevées pour les 4 boucles du circuit primaire et elles ont débutées en mars 2017 pour la cuve et ses internes.

Les opérations d'assainissement des réacteurs Superphénix et Chooz-A devraient débuter vers 2020 pour permettre leur déclassement dans les années qui suivront.

 

Installations de la défense et de production de combustible

3 réacteurs de la filière UNGG et 2 installations de retraitement de combustibles usés sont en démantèlement au CEA Marcoule
3 réacteurs de la filière UNGG et 2 installations de retraitement de combustibles usés sont en démantèlement au CEA Marcoule (Gard). (© Albin Millot/IRSN)

Le démantèlement concerne également les installations nucléaires à des fins militaires. A Pierrelatte (Drôme), les opérations concernant les usines d’enrichissement d’uranium UDG ont débuté dès leur arrêt définitif en 1996. Les opérations relatives aux équipements du procédé se sont achevées à la fin 2010. L’assainissement des halls qui contenaient ces équipements sont désormais à l’étude. D’autres installations sont en cours de démantèlement : les usines de retraitement et réacteurs plutonigènes de Marcoule (Gard/Drôme).

L’atelier ATPu de Cadarache, usine de production de combustible MOX exploitée par le CEA, est lui en cours de démantèlement depuis son arrêt définitif en 2003. La quasi-totalité des équipements du procédé ont déjà été retirés. L'assainissement des locaux devraient avoir lieu dans les années à venir et leur déclassement à la fin des années 2020 ou au début des années 2030.

 

Travaux d’assainissement supplémentaires demandés

Les exigences d’assainissement ont été renforcées au cours des années 2010, en particulier pour le traitement des éventuelles pollutions de sols.

Remises en causes, certaines réhabilitations réalisées avant les années 1990, et jugées acceptables au moment de leur réalisation, nécessitent des investigations supplémentaires, voir​e de nouveaux travaux. C’est notamment le cas pour l’usine de transformation de l'uranium du Bouchet (Essonne) qui a été démantelée dans les années 1970.

Généralement, d’autres problématiques découlent de l’assainissement des bâtiments et des sols, à savoir la gestion d’une quantité importante de déchets, un grand volume de travail et des perspectives d’usage qui varient fortement d’un site à l’autre.

 

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