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Les démantèlements d’installations nucléaires en France

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​​​La loi de transition énergétique pour la croissance verte adoptée en 2015 impose une baisse de l’électricité d’origine nucléaire avec pour conséquence le démantèlement de réacteurs EDF à l’instar de ceux de Fessenheim. D’autres opérations de démantèlement sont en cours ou à venir chez EDF, Orano (ex-Areva) ou au CEA. Ces nouveaux projets présentent des enjeux importants, notamment en termes de gestion du combustible usé, des matières nucléaires et des déchets radioactifs.

 

Travaux préparatoires à Chinon, Tricastin et Pierrelatte

À Chinon (Indre-et-Loire), EDF a arrêté les activités d’expertise menées à l’Atelier des Matériaux Irradiés (Ami). La reprise, le tri, la caractérisation et le conditionnement des déchets anciens entreposés dans les « puits » de l’installation sont en cours. À l’achèvement de ces opérations, le démantèlement et l'assainissement seront enclenchés en vue d’un déclassement de l'installation une dizaine d’années plus tard.

D’ici quelques années, EDF devrait également commencer le démantèlement de la base chaude opérationnelle du Tricastin (BCOT, Drôme et Vaucluse), une installation destinée à l'entretien et à l'entreposage des matériels et outillages provenant des circuits et matériels contaminés. Les opérations devraient s’étaler sur moins de 10 ans.

À Pierrelatte (Drôme), l'usine George-Besse I destiné à l'enrichissement de l'uranium naturel par diffusion gazeuse est à l'arrêt définitif depuis 2012. A l'issue des opérations de rinçage, de décontamination et de mise en air des circuits de procédé, et après une phase de préparation, Orano (ex-Areva) envisage un démantèlement en une quinzaine d’années. Le déclassement pourrait ainsi intervenir en 2035.

 

CEA : démantèlement à venir pour 9 installations

Au CEA de Marcoule (Gard), le réacteur prototype à neutrons rapides Phénix est à l'arrêt définitif depuis la fin des expérimentations en 2010. En préalable au démantèlement du bloc réacteur et des circuits secondaires, le CEA doit achever le déchargement du combustible usé et effectuer le traitement du sodium.

Bâtiment du réacteur expérimentale Osiris au CEA Saclay (Essonne) 

Le CEA prépare le démantèlement de quatre réacteurs expérimentaux sur son centre de Saclay (Essonne), dont l’installation Osiris arrêtée à la fin 2015 (© Laurent Zylberman/Graphix-Images/IRSN)

Le CEA prépare également le démantèlement de quatre réacteurs expérimentaux : Osiris (arrêté fin 2015)  et Orphée (arrêt prévu en 2019) à Saclay (Essonne), ainsi que les réacteurs Éole et Minerve (arrêté​s fin 2017) à Cadarache (Bouches-du-Rhône). Ces démantèlements seront précédés de l'évacuation du combustible usé.

Quatre installations nucléaires de base (INB) assurant la gestion des déchets devront également être démantelées dans quelques années ou quelques décennies :

  • la station de traitement des effluents liquides de Cadarache (INB 37B) ;
  • le parc d’entreposage des déchets radioactifs solides de Cadarache (INB 56) ;
  • la zone de gestion des déchets solides de Saclay (INB 72) ;
  • la zone de gestion des effluents liquides de Saclay (INB 35). À la différence des installations ci-dessus, le CEA procédera dans ce cas à un démantèlement partiel.

 

 

Des démantèlements de réacteurs suite à la loi de transition énergétique

Bâtiment réacteur de la centrale de Fessenheim (Haut-Rhin)
La centrale nucléaire EDF de Fessenheim (Haut-Rhin) devra être définitivement arrêtée en parallèle de la mise en service de l'EPR de Flamanville. C’est la plus ancienne des centrales EDF en exploitation. (© Noak/Le bar Floréal/IRSN)

La loi de transition énergétique pour une croissance verte de 2015 impose une baisse de la part du nucléaire de 75 % à 50 % de la production d’électricité à l’horizon 2025. Aussi, EDF a étudié le démantèlement de deux réacteurs de 900 MWe, dans la perspective de la mise en service de l’EPR de Flamanville (Manche) prévue en 2019.

En 2015, le projet s’est précisé en ciblant la centrale de Fessenheim (Haut-Rhin). Les deux réacteurs devront être définitivement arrêtés en parallèle de la mise en service de l'EPR. Après l’évacuation du combustible usé qui devrait s’étaler sur quelques années, le démantèlement de la centrale devrait durer moins de  20 ans.

Ce projet pose la question du démantèlement de la filière des réacteurs à eau sous pression. Par rapport aux installations de première génération (UNGG ou réacteur de Chooz A), les réacteurs à eau sous pression sont techniquement plus faciles à démanteler : disponibilité des techniques, des compétences et du tissu industriel y compris pour la gestion des déchets, conception des installations plus favorable...

 

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