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Coopération internationale en sûreté nucléaire

Coopération internationale : l'harmonisation comme leitmotiv

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​Inscrire l'IRSN dans la coopération mondiale est source d’harmonisation des bonnes pratiques. Marc-Gérard Albert, Directeur des Affaires internationales de l’IRSN depuis septembre 2010, témoigne. 

Marc-Gérard Albert, directeur des affaires internationales à l'IRSN.©Noak/Le bar Floréal/IRSN

Quelle stratégie à moyen et long terme comptez-vous développer ?

Marc-Gérard Albert : Je n’arrive pas à l’IRSN avec une ​​stratégie toute faite, d’autant qu’il en existe déjà une, tournée vers l’international et qui induit une forte dynamique. Un certain nombre de lignes d’action ont été définies depuis la création de l’Institut, tant au niveau des relations multilatérales que “multilatérales dans des groupes plus restreints” ou encore bilatérales.

Quelles sont vos lignes d’action “multilatérales” ?

M.-G. A. : Le travail mené par l’IRSN auprès d’organismes internationaux comme l’AIEA est un exemple type des actions multilatérales à développer. Les quelque 200 normes éditées par l’AIEA représentent un travail énorme mais fondamental pour améliorer la sûreté et la radioprotection dans le monde : les experts, dont ceux de l’IRSN, doivent définir les points à prendre en compte, les méthodes à adopter pour les études de sûreté et donner des objectifs précis.

Par exemple, un colis de déchets nucléaires doit pouvoir résister à une série de tests représentant des conditions accidentelles comme une chute de neuf mètres, suivie d’un incendie à 800 °C pendant une demi-heure.

Qu’en est-il des lignes d’action “multilatérales plus restreintes” ou “bilatérales” ?

M.-G. A. : Les lignes d’action que j’appelle “multilatérales plus restreintes” consisteront à développer le travail en groupes plus petits ou en réseau, à l’instar du réseau européen Etson. Ce travail offre l’occasion d’une réflexion sur le métier d’expert et sur les principes de sûreté ; il définit aussi les bonnes pratiques en matière d’études pour permettre à chacun de progresser et, in fine, d’harmoniser et renforcer encore la sûreté. Il s’effectue notamment par la rédaction en commun de guides d’évaluation de sûreté.

Au niveau “bilatéral”, c’est-à-dire entre organismes homologues ou entre pays, il s’agira de valoriser notre expertise. Un exemple : quand l’autorité de sûreté bulgare demande une aide pour l’évaluation du dossier de sûreté d’un réacteur, les experts de l’IRSN reprennent les calculs de montée en température avec leurs propres outils. Ou quand les Émirats arabes unis font appel à des experts IRSN pour une étude de résistance des réacteurs de puissance aux tempêtes de sable.

Visite par l'IRSN du chantier de construction d'EPR sur le site d'Olkiluoto, en Finlande.©Noak/Le bar Floréal/IRSN 

L’harmonisation semble être votre leitmotiv…

M.-G. A. : L’indispensable harmonisation des conceptions techniques et des approches de sûreté est source de progrès et d’économie. Progrès parce qu’elle sélectionne les meilleures méthodes et pratiques ; économie parce qu’elle évite les doublons.

Etson en est un premier exemple. Le programme multinational d’évaluation de la conception, lancé entre autres par les autorités de sûreté française et américaine, est une autre initiative intéressante de mutualisation des ressources et connaissances. Il me semble fondamental d’œuvrer à une prise de conscience générale de l’intérêt d’aller tous dans le même sens.

 

Pierres angulaires : recherche et form​ation

Pour Marc-Gérard Albert, « la sûreté nucléaire repose sur la science, dont il faut renforcer la dimension internationale en encourageant des programmes comme Melodi. Cette plate-forme favorise la mise en place de projets de recherche conjoints en biologie, toxicologie, dosimétrie, physique et épidémiologie, pour répondre aux questions prioritaires en radioprotection des faibles dos​es.

Autre pierre angulaire : la formation. Elle s’adresse aussi bien à des pays déjà nucléarisés qu’à des pays ‘néophytes’. L’IRSN est aussi impliqué dans la formation continue  : l’été dernier, lors de la première session de l’Enstti, institut européen de formation et de tutorat, la moitié des formateurs émanait de l’Institut. »


(Dernière mise à jour : Février 2013)

 

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