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Coopération internationale en sûreté nucléaire

Réseaux nucléaires : Une réflexion multilatérale sur l'urgence post-accidentelle

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À l’occasion de la 55e conférence de l’AIEA, les réseaux de sûreté et sécurité nucléaires se sont réunis pour tirer des enseignements de Fukushima. Etson y participait activement.

En marge de la 55e conférence générale de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), fin septembre 2011 à Vienne (Autriche), s’est tenue une table ronde dédiée aux leçons de Fukushima. Parmi les réseaux de sûreté et sécurité nucléaires, elle réunissait l’européen Etson, l’asiatique ANSN, l’hispanophone Foro, l’arabe Annur et l’africain FNRBA. Les 151 États membres de l’AIEA ont profité d’être rassemblés pour organiser une série de rencontres techniques, en parallèle de la définition des orientations générales et de l’adoption du prochain budget de l’AIEA.

Plusieurs propositions ont été émises lors de cette demi-journée : mettre en place un réseau des centres techniques d’urgence afin de mieux coordonner la gestion des accidents et améliorer la collaboration dans la gestion postaccidentelle. Comme l’explique Isabelle Devol-Brown, coordinatrice des relations multilatérales à l’IRSN, « cette table ronde a été l’occasion de donner une vision concrète des activités et spécificités des différents réseaux. Par exemple, si Etson ne regroupe que des TSO (organismes techniques de sûreté), la plupart rassemblent différents types d’entités (autorités de sûreté, instituts de recherche, TSO et parfois exploitants). Une autre différence réside dans la langue de travail : l’anglais est utilisé dans tous les réseaux, à l’exception de Foro, qui s’appuie sur l’espagnol ».

Des différences telles que les réseaux jugent difficile, pour le moment, de se regrouper dans une structure commune. Néanmoins, « afin de progresser ensemble, qu’il s’agisse d’améliorer la sûreté, de partager leurs retours d’expérience, ou d’harmoniser les méthodes pratiques d’évaluation de sûreté, les représentants des réseaux ont décidé de se rapprocher afin de partager le meilleur de leurs expériences », résume Édouard Scott de Martinville, directeur délégué aux relations internationales de l’IRSN.

 

Des entretiens bilatéraux

Les participants à la conférence en ont aussi profité pour organiser des entretiens bilatéraux. Ces rencontres privées entre représentants de deux pays ou organismes visaient à rencontrer un nouveau responsable, maintenir les liens tissés ou faire avancer les affaires en cours. Un marathon pour l’Institut, qui a rencontré une quinzaine de délégations en trois jours.   

Jacques Repussard a mené ces entretiens avec une double casquette : celle de directeur général de l’IRSN pour rencontrer le nouveau directeur général de l’autorité vietnamienne (Varans), et aborder ses besoins en formation et en expertise ; ou celle de président d’Etson pour étudier la candidature du Russe SEC-NRS en tant que membre associé.

 

Les organismes techniques de sûreté fédérés

C’est à l’occasion de la 55e conférence générale de l’AIEA qu’aura été porté sur les fonds baptismaux celui qui s’appelle désormais le TSOF, ou Forum des TSO. Autrement dit, la fédération des organismes techniques de sûreté (TSO) à l’échelle mondiale.

Cette naissance n’est pas une surprise : la conférence internationale des TSO qui s’était tenue à Tokyo (Japon), en octobre 2010, avait conclu que l’AIEA devait favoriser la création d’un tel forum. Les termes de référence du TSOF ont été définis en juillet 2011 et une page Internet lui est déjà dédiée sur le site de l’AIEA, qui assure son secrétariat. Reste à mettre en place un comité directeur et un plan de travail détaillé.

 

Les réseaux de sûreté et sécurité nucléaires internationaux  

  

Les réseaux de sûreté et sécurité nucléaires existants.©HervéBouilly/Source:IRSN

 


(Dernière mise à jour : Février 2013)