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Coopération bilatérale

Ukraine : des accords pour améliorer la sureté nucléaire

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25 ans déjà depuis l’accident de Tchernobyl. Autant d’années qui auront permis à l’Institut de faire avancer la sûreté avec la mise en place progressive de partenariats avec l’Ukraine.<

Le parc nucléaire en Ukraine. © Art Presse/IRSN 
Avril 1986 : Tchernobyl fait vivre à l’Europe sa plus grande catastrophe nucléaire civile.

Juin 2010 : l’IRSN renforce deux décennies de coopération avec l’Ukraine en jetant les bases de deux accords supplémentaires.

Objectif pour l’expert public français : aider ce pays, de même que tous les héritiers du parc nucléaire de l’ex-URSS, à améliorer la sûreté. Mais pas seulement. « C’est une source d’enrichissement mutuel. Cette coopération permet de mieux connaître les spécificités des installations des pays de l’Est pour en accroître la sûreté. C’est aussi un retour d’expérience bénéfique pour les installations des autres pays », estime Michel Chouha, représentant de l’IRSN en Europe centrale et de l’Est.

C’est en 1992 que l’IRSN crée avec son homologue allemand, la GRS, une filiale, Riskaudit, chargée notamment de la gestion des projets d’amélioration de la sûreté nucléaire dans les pays d’Europe de l’Est. « À travers les projets de cette filiale, l’IRSN a été présent dans pratiquement tous les programmes de sûreté nucléaire de la région.

En parallèle, l’IRSN développe avec des organismes ukrainiens des partenariats scientifiques et techniques, sans cesse renforcés. Notamment par la signature avec l’Institut de recherche scientifique du centre de Tchernobyl (SSRI), en octobre 2010, d’un contrat de deux ans pour étudier l’impact de l’exposition chronique aux rayonnements ionisants dans l’environnement ; des missions de terrain sont prévues : deux à trois fois par an, des experts de l’IRSN et leurs homologues ukrainiens vont effectuer des mesures dans la zone de Tchernobyl.

Autre signature, en juin 2010, avec l’Institut de recherche nucléaire de Kiev (KINR), d’un accord de coopération technique sur cinq ans. « Elle concernera sans doute avant tout les réacteurs de recherche. En effet, le KINR, en charge du dossier technique de la construction du nouveau réacteur de recherche en Ukraine, a exprimé le souhait de bénéficier de l’expérience de l’IRSN dans ce domaine. L’IRSN pourra être amené à conseiller le KINR sur les éléments de sûreté à prendre en compte pour ce projet, sur des sujets divers tels que les matériaux mis en œuvre dans les réacteurs de recherche, les programmes expérimentaux, les études d’accident… » précise Michel Chouha. « De notre côté, nous allons gagner en connaissances sur les projets de recherche menés par le KINR, comme l’étude des propriétés des matériaux et de leur comportement sous irradiation, ou le recours aux réacteurs de recherche pour la production d’isotopes à des fins médicales.

 

Multiplier les partenariats

L’IRSN travaille sur deux nouvelles demandes de coopération : l’une avec le département de physique nucléaire de l’Université nationale de Kiev, qui souhaite étendre son activité et ses compétences dans le domaine de l’expertise en sûreté nucléaire ; l’autre avec le ministère des Situations d’urgence, sur le stockage géologique des déchets radioactifs et les effets des faibles doses. 

Ce ministère a, par ailleurs, sollicité l’IRSN pour la préparation de la conférence internationale qui s'est déroulée en avril 2011 à Kiev pour le 25e anniversaire de l’accident de Tchernobyl. Tout un symbole. 

(Dernière mise à jour : Mai 2012)