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Coopération européenne

Démantèlement des centrales dans les pays de l'Est

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L’IRSN intervient en tant que consultant dans le cadre du démantèlement de centrales dans les pays de l’Est, notamment en Bulgarie et en Lituanie. Son but est de transmettre son savoir-faire et de promouvoir la culture de sûreté pour les nombreux démantèlements à venir.

« C’est dans le cadre des projets financés par l’Union européenne que nous intervenons dans les pays de l’Est. » Pour Joël Bardelay, codirecteur de Riskaudit, organisme créé conjointement par l’IRSN et son homologue allemand (la GRS) pour promouvoir en commun leurs activités, le message est clair : il s’agit d’assister les autorités de sûreté des pays de l’ex-bloc soviétique qui doivent s’assurer que, dans leur pays respectif, le démantèlement des installations nucléaires est mené à bien, sans danger pour les travailleurs, le public et l’environnement.  

Salle de contrôle du réacteur n°4 de la centrale nucléaire de Koursk en Russie. © Noak/Le bar Floréal/IRSN
C’est ainsi que les experts de l’IRSN, de la GRS et d’autres organisations européennes interviennent depuis cinq ans dans les pays de l’Est : Lituanie, Arménie, Ukraine, Kazakhstan ou encore Bulgarie. À titre d’exemple, sur les six réacteurs nucléaires en fonctionnement que possédait la Bulgarie, quatre présentaient un risque potentiel. Ces derniers sont maintenant à l’arrêt et des plans de démantèlement sont en cours d’élaboration.

Sur place, la tâche de l’IRSN et des organisations européennes rassemblées sous l'égide de Riskaudit est multiple. Il s’agit d’étudier la réglementation du pays et d’aider à sa révision voire à son développement. Il faut également évaluer les rapports de sûreté produits par les opérateurs des unités devant être démantelées et proposer des recommandations qui permettront à l’autorité de sûreté locale de donner les autorisations nécessaires au lancement des différentes phases du démantèlement.  

 

Se mettre aux normes occidentales

Pas toujours simple car les centrales de l’Est posent des problèmes spécifiques. Ainsi, « la cartographie des contaminations et les modifications en cours d’exploitation des centrales ont été moins bien suivies qu’en Europe de l’ouest », explique Guy Damette de l’IRSN. Un autre problème est « celui des déchets, problème qui n’avait pas été pris en compte de façon globale dans ces pays ». Ainsi, à Koslodouy (Bulgarie), l’IRSN participe aux réflexions relatives à la mise en place d’un traitement efficace des déchets.

« Un des aspects les plus importants est de transférer les compétences vers les acteurs locaux », détaille Guy Damette. « Nous menons des évaluations techniques avec les autorités de sûreté locales et leurs supports techniques. Nous transmettons nos méthodes, par exemple pour ce qui concerne le suivi de la radioprotection des travailleurs qui démantèlent les centrales, pour qu’à terme ces organisations puissent travailler seules. Le but de l’IRSN est de développer chez les acteurs du démantèlement cette culture de sûreté en mettant en oeuvre des formations sur place, en intervenant sur l’organisation, en définissant les priorités du point de vue de la sûreté, etc. »

Dans les années à venir, la demande pour ce type d’expertise devrait se développer. Rien qu’en Russie, 150 installations, réacteurs, laboratoires, sont aujourd’hui à démanteler.

(Dernière mise à jour : Février 2013)