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Transports de matières radioactives

La sûreté des transports

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Pour faire face aux risques liés au transport de matières radioactives, le concept de « défense en profondeur» est appliqué. Il comprend trois composantes.

 

1. Robustesse des emballages

Les emballages sont conçus en tenant compte de situations accidentelles prédéfinies. Ils doivent être d'autant plus robustes que la radioactivité contenue est importante. 

Les essais sont effectués dans des conditions sévères pour tester leur résistance. Par exemple, pour le transport de combustibles irradiés ou d'oxyde de plutonium, on étudie :

  • la résistance aux chocs (50 km/h) ;
  • la résistance à la perforation (chute sur une barre d'acier ou poinçon) ;
  • la résistance à l'incendie (feu de 800 °C pendant 30 minutes) ;
  • la résistance à l'immersion (sous 200 m d'eau). 

 

L'autorité compétente française, pour les transports de matières radioactives à usage civil, est l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN), qui contrôle la conformité de la conception des colis les plus radioactifs ou contenant des matières fissiles, avec l'appui technique de l'IRSN.

 

2. Fiabilité des transports

Cette fiabilité exige que les opérations se déroulent dans le respect des règles prévues par le règlement pour le transport des marchandises dangereuses, spécifiques de chaque mode de transport.

La conception du moyen de transport et la formation des personnels font partie de ces règles.
Le respect des règlements est soumis au contrôle des autorités :

  • les Directions régionales de l'environnement, de l'aménagement et du logement (DREAL) pour les véhicules de transport ;
  • l’ASN et les DREAL pour l'inspection des colis.

 

3. Prévention et gestion des incidents et accidents

Un dispositif de gestion de crise est prévu pour le cas où un incident ou un accident surviendrait. Sa mise en oeuvre est coordonnée par le préfet.

Elle fait intervenir de nombreux acteurs aux compétences complémentaires, mobilisés en fonction de l'incident ou de l'accident :

  • sapeurs-pompiers (Cellules mobiles d'intervention radiologique des départements ou CMIR) ;
  • experts en radioprotection (IRSN, Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives) ;
  • experts en colis de l'IRSN qui dispose d'un Centre technique de crise (CTC) ;
  • experts médicaux locaux (centres hospitaliers...) ;
  • ingénieurs des Directions régionales de l'environnement, de l'aménagement et du logement (DREAL), qui peuvent participer aux cellules de crise locales mises en place par les préfets. 
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