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Transports : préparation à la crise

Exercice « transports » : préparation à la crise

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Environ 900 000 colis de matières radioactives circulent chaque année sur le territoire français, par route, rail, mer ou air. Pour une meilleure protection des populations et de l’environnement, un exercice national d’urgence « transports » est réalisé chaque année, dans un département susceptible d’être traversé par des convois de matières radioactives.

Un exercice national d’urgence « transports » est réalisé chaque année, dans un département susceptible d’être traversé par des convois de matières radioactives. Il est préparé sous la coordination de la préfecture, en lien avec l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), l’IRSN et l’expéditeur des colis.

« Des experts de l’Institut contribuent à l’élaboration du scénario, mais ils ne partagent pas d’information avec leurs collègues qui participent à l’exercice. Ces derniers n’en connaissent pas à l’avance le lieu et le déroulement », souligne Nicolas Denert, responsable des experts « colis » de la cellule mobile à l’IRSN.

 

Tester les différentes phases de la gestion de crise

La simulation porte sur les différentes phases d’un événement. La remontée d’alerte vérifie tout d’abord le bon fonctionnement de la chaîne d’information, depuis l’appel du premier témoin jusqu’aux autorités en passant par les services de secours.

Le Centre technique de crise (CTC) de l’IRSN établit ensuite le diagnostic et le pronostic de la situation, pour aider les pouvoirs publics à protéger la population et l’environnement. à partir des premiers constats faits par les pompiers.

« Les équipes de l’Institut dépêchées sur place effectuent, en liaison avec les pompiers de la cellule mobile d’intervention radiologique départementale (CMIR), des mesures de contamination et d’irradiation sur les victimes éventuelles et dans l’environnement », explique Nicolas Denert.

« Ces informations, transmises au CTC, guident les avis donnés à l’ASN quant aux actions à mener, concernant par exemple les périmètres d’évacuation et de mise à l’abri. Les mesures dans l’environnement permettent de proposer des actions pour préserver les nappes et les sols. »

La dernière phase correspond à la reprise et à l’évacuation des colis, selon un plan proposé par le transporteur, expertisé par l’IRSN.

 

Un scénario connu au dernier moment

Le 26 juin 2014, un exercice a permis de vérifier la bonne préparation des acteurs à une crise « transports ». Le scénario : un véhicule affrété par Areva transporte 80 fûts d’uranium appauvri jusqu’à l’usine de fabrication de combustible Mox de Marcoule (Gard).

Sur une route du Vaucluse le long du canal de l’Aigue, à proximité d’un barrage hydroélectrique, le véhicule entre en collision avec un tracteur et une camionnette contenant des bouteilles d’acétylène. S’ensuit une explosion puis un incendie. En 30 minutes, l’alerte est déclenchée à la préfecture du Vaucluse. Les pompiers de la CMIR sont rapidement sur les lieux.

À Fontenay-aux-Roses (Hauts-de-Seine), les experts du centre technique de crise (CTC) de l’IRSN se mobilisent. Ils dépêchent sur place une cellule mobile pour coordonner les mesures radiologiques sur le terrain et évaluer l’état des colis d’uranium après l’accident. Ils dépêchent sur place une cellule mobile pour coordonner les mesures radiologiques sur le terrain et évaluer l’état des colis d’uranium après l’accident.

Cela n’était qu’un exercice, mais tous les acteurs ont joué leur rôle en conditions réelles. L’objectif était de les entraîner à faire face à un événement dont ils découvrent le scénario au dernier moment. Il s’agissait aussi de tester et de valider l’efficacité du dispositif de gestion de crise.

 

L'enjeu des exercices transfrontaliers

Trois spécialistes belges de la gestion de crise à l’Agence fédérale de contrôle nucléaire (AFCN) ont participé en tant qu’observateurs à l’exercice de juin 2014. La mise en œuvre de coopérations internationales est importante. Elle contribue aux échanges de bonnes pratiques et au développement d’outils transnationaux pour coordonner les actions de protection entre pays voisins.

En avril 2014, un autre test, le premier exercice transfrontalier en Europe dans le domaine du transport nucléaire a également été organisé dans le cadre du projet européen PREPARE.

« À l’initiative de l’IRSN, nous avons simulé une collision suivie d’un incendie à la frontière franco-belge. Cela impliquait un camion de transport de matières nucléaires et un camion-citerne », commente Guy Lourtie, experts transports à l’AFCN. « Il s’est déroulé entièrement ‘sur table’, dans les locaux du CTC de l’IRSN. »

« L’exercice portait sur la concertation entre les autorités nucléaires des deux pays et leurs supports techniques ». Il a « permis de vérifier la capacité des deux pays à communiquer en situation de crise malgré leurs organisations différentes. Il faudrait aller plus loin, en organisant dans les prochaines années des tests internationaux en grandeur réelle, pour mettre cette coordination à l’épreuve du terrain. »

 (Dernière mise à jour : Octobre 2014)