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Les ateliers lycéens de la radioprotection

La radioprotection expliquée aux lycéens

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Tous les ans, les Ateliers de la radioprotection permettent de sensibiliser des élèves de terminale à cette thématique. Présentation d’un projet qui répond aux missions de formation et d’information de l’Institut.

La radioprotection a-t-elle sa place dans les lycées ? Oui, répond l’IRSN. Depuis 2007, il collabore avec le Centre d’étude sur l’évaluation de la protection dans le domaine nucléaire (CEPN), le Pavillon des Sciences de Montbéliard (25) et le rectorat de Poitiers (86) pour organiser les Ateliers de la radioprotection, une démarche qui vise à sensibiliser les lycéens à cette thématique.

Ces ateliers sont proposés aux élèves de terminale scientifique et à leurs professeurs dans quatre lycées français. Sur la base du volontariat et à raison d’une séance par semaine pendant plusieurs mois, les élèves travaillent par petits groupes sur des thèmes relatifs à la radioprotection comme la détection des rayonnements ionisants, le radon, les risques pour l’homme et l’environnement ou encore la surveillance de la radioactivité dans l’environnement.

 

Des exemples concrets

Le lycée Notre-Dame de Boulogne-Billancourt (92) a participé cette année aux Ateliers pour la deuxième fois. « Les élèves qui sont venus ont été convaincus par ceux de l’année dernière », explique Claire Schneider, professeur de Sciences de la Vie et de la Terre (SVT). « Ils étaient motivés pour rencontrer des chercheurs et pour sortir du cadre purement scolaire.ˆ»

En effet, les Ateliers se déroulent en partie au lycée, avec des exposés et des travaux pratiques réalisés avec le soutien d’experts, « mais aussi sur le terrain avec des visites dans des installations », explique Catherine Luccioni, conseillère scientifique à l’IRSN.

 

Participation des experts

Par exemple, des experts de la Direction de l’environnement et de l’intervention et de la Direction de la radioprotection de l’homme sont venus faire un exposé sur la détection des rayonnements et les moyens de protection. Les élèves ont réalisé des travaux pratiques et ils ont ensuite pu visiter des installations de l’IRSN au Vésinet (78) et à Fontenay-aux-Roses (92) et découvrir en situation les activités sur lesquelles ils avaient travaillé.

« L’enthousiasme des personnes qu’ils ont rencontrées les a enchantés et même motivés pour faire des études scientifiques », se réjouit Claire Schneider. « Ils ont beaucoup apprécié de pouvoir communiquer avec les chercheurs ainsi que d’être écoutés et pris au sérieux par eux. » Ces opérations pédagogiques à destination des jeunes sont une manière de diffuser le savoir. « Ces élèves sont les futurs citoyens », explique Catherine Luccioni. « Il est important de diffuser une culture de la radioprotection de façon à ce qu’ils puissent s’impliquer en connaissance de cause dans les débats de société. »

  

Témoignages...

Avant de participer à ces rencontres, qu’évoquait pour vous le nucléaire ?

Éléonore : Pas grand-chose à part le nom de quelques substances comme le radon ou l’uranium, et bien entendu l’accident de Tchernobyl.

Thomas : C’est un domaine qui m’intéressait déjà, surtout ce qui concerne l’énergie. Pour moi, le nucléaire est quelque chose qui ne peut pas être considéré comme tout noir ou tout blanc, c’est plus complexe que cela.

Qu’ont apporté ces rencontres à votre scolarité ?

 

Éléonore : Nous avons visité beaucoup d’endroits, des laboratoires à l’IRSN et le site de la centrale de Flamanville, en Normandie, où nous avons effectué des travaux pratiques. C’est un grand privilège de pénétrer dans ces endroits normalement fermés au public ! Rencontrer des lycéens étrangers a aussi été quelque chose de vraiment intéressant. Ces ateliers m’ont aidée à préciser mon choix sur mes études après le bac. Maintenant, je suis sûre de vouloir faire de la biologie.

Thomas : J’ai toujours aimé la géologie mais, grâce à ces ateliers, j’ai découvert la géophysique. Nous avons travaillé sur le radon et cela m’a passionné. Il m’a été très profitable de visiter des sites, de discuter avec des chercheurs. Grâce à ça, j’ai mieux compris les cours de physique qui nous ont été dispensés sur la radioactivité.

 

Est-ce que cela a représenté beaucoup de travail ?

Éléonore : Ce projet a été très stimulant, il s’est fait en équipe avec les autres élèves qui participent au programme et nous étions tous très motivés, alors ce n’était pas vraiment comme du travail. C’était plutôt de la pratique.

Thomas : Moi non plus, je n’ai pas vraiment considéré ça comme du travail, c’était une activité plus détendue et très enrichissante, car nous avons rencontré des lycéens étrangers, des experts… Et puis je vois ça comme un vrai plus pour mon dossier scolaire.  

Est-ce que cela vous a donné envie de travailler dans le secteur du nucléaire ?

 

Éléonore : Je ne crois pas que je travaillerai dans ce secteur mais, au moins, maintenant, je sais que cela existe et tout cela m’a beaucoup intéressée.

Thomas : Oui, en tout cas, travailler sur le thème du radon m’a donné envie de faire une formation d’ingénieur en géologie et géophysique. J’ai même trouvé l’école où je vais pouvoir le faire. Peut-être qu’ensuite je travaillerai avec des gens que j’ai croisés dans ces ateliers et rencontres !

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