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Protection des patients

L’optimisation des traitements passe par une maîtrise des doses

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Améliorer la radioprotection du patient en radiothérapie requiert de connaître   avec précision la dose reçue, au niveau de la tumeur et des organes à risque. Deux voies sont à l’étude : la dosimétrie des mini-faisceaux en condition stéréotaxique et l’adaptation de la dose à l’anatomie du patient quand on intervient dans la région thoracique.


Identifier et corriger les sources d’incertitude

La dose délivrée au patient lors d’une séance de radiothérapie et sa répartition dans les tissus (tumoraux et sains) sont évaluées grâce à des logiciels de calcul. Pour évaluer au mieux la dose, une des pistes d’étude de l’IRSN est de perfectionner les données utilisées dans les logiciels, en intégrant des caractéristiques mieux définies des rayonnements utilisés pour les traitements et des représentations anatomiques plus précises des patients. C’est le sens des recherches menées sur la dosimétrie des mini-faisceaux utilisés en radiothérapie stéréotaxique et sur la dose reçue au cœur lors des traitements de tumeurs dans la région thoracique (cancer du sein gauche notamment). Ces recherches aideront à optimiser davantage les traitements par une meilleure maîtrise des doses délivrées.

Toutes ces avancées poursuivent le même objectif : contribuer à améliorer la radioprotection du malade en radiothérapie. Évaluer avec précision la dose reçue au niveau de la tumeur et des organes à risque permet d’optimiser le plan de traitement, puis d’améliorer le suivi.

Entre la prescription par le radiothérapeute et les radiations reçues par le patient, plusieurs sources d’incertitude peuvent s’immiscer : mauvaise acquisition des données, positionnement du corps différent de ce qui avait été défini… Évaluer précisément la dose reçue permet alors de valider qu’il n’y a pas d’erreur dans le protocole. Un écart trop grand avec la prescription en serait le signe. Il faudrait alors identifier et corriger la source. Ces données sont également importantes pour évaluer la qualité globale d’une technique ou d’un service.

 

Étudier les neutrons secondaires en protonthérapie

Modéliser les neutrons secondaires en protonthérapie pour mieux évaluer le risque lié à cette dose additionnelle : tel est l’objectif visé par deux travaux de thèse réalisés à l’IRSN. Comme son nom l’indique, cette technique de radiothérapie recourt aux protons au lieu des photons ou électrons généralement utilisés. Elle se développe pour certains types de tumeurs superficielles, comme les cancers ophtalmiques ou les tumeurs du cerveau.

« Là où l’énergie déposée par les photons s’atténue progressivement dans la matière, les protons déposent l’énergie de façon brutale et localisée, jusqu’à quelques centimètres de profondeur », explique Isabelle Clairand, chercheuse et responsable du laboratoire de dosimétrie des rayonnements ionisants de l’IRSN.

Mais cette méthode présente un inconvénient spécifique : des neutrons secondaires sont créés, principalement dans la tête de l’accélérateur, et viennent se déposer dans le corps du patient de manière diffuse. « Aujourd’hui, cette dose additionnelle n’est pas prise en compte, tout simplement parce qu’on ne sait pas exactement quelle quantité ni quelle énergie sont déposées », souligne Isabelle Clairand. Les travaux en cours devraient contribuer à pallier cette déficience.

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