SharePoint
Aide
 

Qu'est-ce que la radiothérapie

Les principes de la radiothérapie

Fermer

Authentification

Email :

Mot de passe :

Les rayonnements ionisants

Les rayonnements ionisants sont utilisés pour de nombreuses applications dans le domaine industriel, énergétique ou encore médical. Dans ce dernier, ils sont utilisés soit à des fins diagnostiques (rayons X de faible énergie, 30 à 150 keV), soit à des fins thérapeutiques (rayons gamma du cobalt 60 ou photons de haute énergie, 6 à 20 MV).

La dose reçue par la matière vivante se mesure en gray (Gy) : 1Gy correspond à un transfert d'énergie de 1 joule à 1 kilogramme de matière. Très schèmatiquement, les effets cellulaires et moléculaires des particules ionisantes sont initiés par la formation de radicaux libres et la création de lésions sur différentes molécules dans la cellule. Ainsi, l'irradiation des tissus biologiques a pour conséquence la formation d'espèces radicalaires hautement réactives produites principalement par la radiolyse de l'eau.

D'autre part, les particules ionisantes sont capables de créer directement des lésions aux lipides, glucides, protéines et surtout aux acides nucléiques (dont ADN). C'est principalement pour ces propriétés que les rayonnements ionisants sont utilisés dans les stratégies curatives des tumeurs par radiothérapie. 

Ainsi, par des effets directs ou indirects, les rayonnements ionisants induisent principalement des altérations de l'ADN (modifications de base, cassures simple brin ou double brin). Si elles sont importantes et/ou si les mécanismes de réparation de ces lésions sont dépassés ou altérés, alors ces dommages à l'ADN provoquent la mort cellulaire. 

Cependant, en fonction de la dose de rayonnements ionisants, de la radiosensibilité de chaque type cellulaire, ou d'autres facteurs, les effets des rayonnements ionisants n'engendrent pas forcément des dommages irréversibles à l'ADN. Dans ce cas, une activation et une modification fonctionnelle et/ou structurale des cellules irradiées sont observées. 

On retiendra également que les rayonnements ionisants produisent des effets biologiques aussi bien sur les tissus sains que tumoraux. La capacité de réparation de ces lésions est plus importante pour les tissus sains que pour les tissus tumoraux. L'efficacité de la radiothérapie est basée sur cet effet différentiel entre le tissu sain et la tumeur.

 

La radiothérapie

La radiothérapie est une méthode de traitement  locorégional des cancers, utilisant des radiations pour détruire les cellules cancéreuses tout en épargnant les tissus sains périphériques. La radiothérapie externe est aujourd'hui incontournable en cancérologie puisqu'elle est programmée dans deux tiers des schémas thérapeutiques soit seule soit associée à la chirurugie et/ou à la chimiothérapie. 

En 2000, 278 000 personnes étaient atteintes d'un cancer et 150 000 en sont mortes. Un patient sur deux atteint d'un cancer survit à la maladie 5 ans après son diagnostic, mais d'importantes disparités d'espérance de vie existent selon le sexe, l'âge et le type de cancer. 

La survie relative (éliminant la part de mortalité due à des causes autres que le cancer) à 5 ans est de 52% en moyenne, d'après une étude menée par le Réseau français des registres du cancer avec le soutien de la Ligue nationale contre le cancer. La survie à 5 ans est plus élevée chez les femmes (63%) que chez les hommes (44%) et diminue avec l'augmentation de l'âge au moment du diagnostic (70% pour les 15-45 ans, 58% pour les 45-55 ans, 50% pour les 55-65 ans et les 65-75 ans et 39,4% pour les plus de 75 ans). 

L'étude montre aussi d'importantes disparités entre les différentes pathologies cancéreuses. Ainsi, pour les 4 cancers les plus fréquents (60% de l'ensemble des cancers), la survie relative à 5 ans est de 85% pour le cancer du sein, 80% pour le cancer de la prostate, 56% pour le cancer colorectal et seulement 14% pour le cancer du poumon.

Les protocoles de radiothérapie sont définis principalement en fonction du type de tumeur, de sa localisation, de sa taille, de son extension et de son grade. Ainsi, la dose totale ne suffit pas pour définir un traitement par irradiation, mais il faut également prendre en compte la dose par fraction, le nombre total de fractions (ou de séances) et le nombre de fractions par jour ou par semaine.

Une radiothérapie classique délivre la dose totale par fraction de 2 Gy, une fraction par jour, 5 jours par semaine et ce fractionnement de dose permet d’obtenir un meilleur ratio efficacité anti-tumorale/tolérance des tissus sains. 

Cette technique est fondée sur l’étalement et le fractionnement de la dose d’irradiation pour permettre entre chaque séance d’irradiation aux tissus sains traversés par le faisceau d’irradiation de se régénérer  plus rapidement que la tumeur. En effet, il est établi, depuis très longtemps une relation de proportionnalité entre la radiosensibilité et la vitesse de prolifération plus importante que les cellules saines et c’est principalement sur cette propriété que sont basés les protocoles de radiothérapie.

La radiothérapie doit respecter le principe de justification et d’optimisation. La justification de la décision d’irradier repose sur la mise en parallèle des avantages de la radiothérapie avec ses inconvénients, en se fondant sur les connaissances médicales avérées. L’optimisation en radiothérapie se définit comme l’ensemble des procédures, qui, au cas par cas, permettent d’obtenir le meilleur rapport bénéfice/risque, c’est-à-dire permettent de délivrer dans un temps adapté une dose optimale à la tumeur et la dose la plus faible possible dans les tissus sains et les organes à risque proches de la tumeur.

Page 1 de 234