SharePoint
Aide
 

Normes de radioprotection

Implication de l'IRSN à tous les échelons

Fermer

Authentification

Email :

Mot de passe :

De la recherche à la rédaction de la norme, les experts de l’IRSN sont de toutes les commissions où s’élaborent les normes en radioprotection.

« Institut de recherche et d’expertise, l’IRSN se distingue par une vision transversale de la radioprotection, de la connaissance de base jusqu’à l’opérationnel », précise d’emblée Alain Rannou, expert en radioprotection de l’homme à l’IRSN et membre de nombreuses commissions.

« Par exemple, en recherche, et notamment en épidémiologie, les travaux de Margot Tirmarche sur les mineurs d’uranium ont contribué à fixer les nouvelles règles de radioprotection sur le radon. En expertise, la nomenclature des métiers de Siseri [1] a particulièrement intéressé l’Unscear [2]. » Cela explique que l’Institut soit impliqué à tous les échelons dans la rédaction des normes, de la compilation des résultats scientifiques à l’écriture des textes de loi.

 

Vingt ans de travaux

La transversalité de l’Institut lui permet d’être présent dans toutes les grandes instances où s’écrivent les normes de radioprotection de demain.

Trois de ses experts siègent à l’Unscear, quatre à la CIPR [3], certains sont régulièrement détachés à l’AIEA [4], et un participe au groupe d’experts "Article 31" d’Euratom. Une position d’autant plus importante « qu’il faut généralement vingt ans pour aller de la bonne idée du chercheur à une norme dans la législation nationale », rappelle François Paquet, expert en radioprotection à l’IRSN et membre de la CIPR. Les experts participent également aux travaux de normalisation qui trouvent leur implication sur le terrain, dans des instances comme l’ISO [5] et la CEI [6]

La CIPR à Porto en novembre 2009.©ICPR   

 

« L’IRSN ne se limite pas à l’élaboration des normes », ajoute François Paquet. « Coordonnateur au sein de Melodi, le réseau européen de recherche sur les faibles doses, l’IRSN oriente les travaux vers des programmes d’avenir, comme la question des pathologies non cancéreuses – cataracte, maladies cardio-vasculaires – consécutives à une exposition aux rayonnements ionisants. » 

Demain, l’implication de tous devrait être encore plus grande. Y compris sur le volet environnemental, pour lequel « il n’existe pas encore de système de radioprotection », comme le souligne Jacqueline Garnier-Laplace, spécialiste de l’environnement à l’IRSN.  

Tout reste donc à écrire et l’IRSN y collabore déjà. Il participe au projet européen Erica, qui a mené à la conception d’un outil homonyme d’évaluation du risque environnemental associé aux radionucléides et à des groupes de travail de l’AIEA, dont celui dédié à l’intercomparaison de modèles. Il contribue à l’établissement d’une norme de qualité environnementale sur l’uranium (concentration à ne pas dépasser pour garantir la protection de la faune, de la flore et de la santé humaine)…

 

 

CIPR 105 : traduire pour diffuser

"Radiological Protection in Medicine" est la publication de la CIPR qui fait référence en radioprotection médicale [7]. Pour favoriser sa diffusion en France et son appropriation par les radiologues, radiothérapeutes, médecins nucléaires, physiciens médicaux et institutionnels, l’IRSN a entrepris de la traduire.  

Ce travail a été délicat du fait des nuances de la langue et de l’adaptation du texte aux règles de l’Hexagone : « La CIPR évoquait le consentement écrit du patient avant toute radiothérapie, ce qui n’est pas la pratique en France », illustre Bernard Aubert, expert en radioprotection médicale à l’Institut. Certains experts s’impliquent dans des documents de la CIPR en préparation, par exemple celui sur une évaluation plus précise de la dose délivrée au patient en médecine nucléaire.

 

Page 1 de 234

Notes :

1- Système d’information de la surveillance des expositions aux rayonnements ionisants. Il a été mis en place dans un but de centralisation, consolidation et conservation de l’ensemble des résultats des mesures individuelles de l’exposition des travailleurs
2- Comité scientifique des Nations unies pour l’étude des effets des rayonnements ionisants

3- Commission internationale de protection radiologique

4- Agence internationale de l’énergie atomique 
5- Organisation internationale de normalisation
6- Commission électrotechnique internationale

7- Consulter la version française de la CIPR 105 dans notre rubrique La Recherche.