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Bilan 2015 de l'exposition professionnelle aux rayonnements ionisants en France
Date de publication : 06/09/2016

Le bilan de la surveillance des expositions professionnelles aux rayonnements ionisants concerne tous les secteurs d’activité soumis à un régime d’autorisation ou de déclaration (industrie nucléaire, industrie non nucléaire, applications médicales et vétérinaires, recherche) ainsi que les travailleurs de la défense et ceux exposés à des sources de radioactivité naturelle sur leur lieu de travail.

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Infographie: Bilan 2015 de l'exposition des travailleurs
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Les effectifs suivis en 2015 ont augmenté de 1,7 % par rapport à 2014 pour atteindre 365 830 travailleurs. Par secteurs d’activité, les effectifs restent globalement stables ou en légère augmentation, à l’exception de l’industrie non nucléaire dont l’effectif a progressé de plus de 9 % en un an.


La dose collective qui est la somme des doses individuelles reçues par les travailleurs suivis, s’établit à 62 homme.sievert (h.Sv) en 2015, contre 56 h.Sv en 2014. Après une baisse singulière observée entre 2013 et 2014, la valeur revient ainsi dans la fourchette observée entre 2009 et 2013.


L’exposition externe individuelle moyenne est globalement stable : 0,17 millisievert (mSv) en 2015 contre 0,16 mSv en 2014. Environ 96 % des travailleurs suivis ont reçu une dose annuelle inférieure à 1 mSv.


Pour les 14 138 travailleurs ayant reçu une dose annuelle supérieure à 1 mSv, 2 606 d’entre eux, soit 0,7 % de l’effectif suivi, ont reçu une dose supérieure à 5 mSv. Ce niveau est comparable à celui observé en 2014. Seuls deux travailleurs, l’un du domaine médical et le second de l’industrie non nucléaire, ont reçu une dose annuelle supérieure à la limite réglementaire fixée par le code du travail (20 mSv).


Ces tendances générales masquent des disparités importantes. Le domaine médical et vétérinaire, qui regroupe la majorité des effectifs suivis (62 %), et le domaine de la recherche (4 % des effectifs) présentent les doses individuelles moyennes les plus faibles, inférieures à 0,4 mSv. Les travailleurs du nucléaire et de l’industrie non nucléaire, qui représentant ensemble 30,1 % des effectifs suivis, reçoivent les doses individuelles moyennes les plus élevées (respectivement 1,17 mSv et 1,38 mSv).


Exposition interne limitée


En 2015, 279 877 analyses de routine ont été réalisées dans le cadre du suivi de l’exposition interne. Les cas de contamination interne sont restés faibles et les expositions qui en résultent limitées : deux travailleurs du domaine nucléaire ont reçu une dose engagée (dose délivrée sur toute la durée pendant laquelle le radionucléide est présent dans l’organisme) supérieure à 1 mSv.


La plus forte dose engagée enregistrée est de 3 mSv pour un travailleur du secteur des réacteurs de production d’énergie, la seconde à 1,1 mSv dans le secteur de la fabrication du combustible.


Exposition professionnelle à la radioactivité naturelle


En 2015, le bilan dosimétrique des personnels navigants de l’aviation civile, exposés au rayonnement cosmique, porte sur 19 565 travailleurs, dont ceux d’Air France. Les doses individuelles sont calculées à partir des plans de vol, à l’aide du système informatique SIEVERT  développé par l’IRSN. 


La dose individuelle moyenne (2 mSv) varie peu par rapport aux années précédentes, de même que la proportion de personnels navigants ayant reçu une dose annuelle supérieure à 1 mSv (81%). La dose individuelle maximale s’élève à 4,4 mSv.


Concernant le radon présents dans les cavités et ouvrages souterrains ou les matériaux contenant naturellement des radionucléides non utilisés pour leurs propriétés radioactives (matériaux dits NORM), le bilan porte sur 190 travailleurs pour l’exposition externe et sur 197 travailleurs pour l’exposition interne. Les doses individuelles moyennes calculées sur ces effectifs sont respectivement égales à 0,19 mSv et 0,56 mSv


Toutefois, le bilan ne peut pas être considéré comme exhaustif pour les expositions au radon d’origine géologique. En effet, d’après les rapports de dépistage du radon sur les lieux de travail reçus par l’IRSN, la concentration de radon observée dans un certain nombre de ces lieux nécessiterait la mise en œuvre d’une surveillance individuelle, ce qui n’est pas systématiquement le cas.



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