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Faire avancer la sûreté nucléaire
Bilan de la surveillance de la radioactivité en Polynésie française en 2014
Date de publication : 15/09/2015

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Exercée depuis 1962, la surveillance de la radioactivité en Polynésie française concerne sept îles (Tahiti, Maupiti, Hao, Rangiroa, Hiva Oa, Mangareva et Tubuai) représentatives des cinq archipels. Elle consiste à prélever régulièrement des échantillons de nature variée dans les différents milieux (air, eau, sol) avec lesquels la population peut être en contact, ainsi que des denrées alimentaires représentatives de la ration alimentaire des Polynésiens.


 

Consulter le rapport en version feuilletable IRSN/PRP-ENV/SESURE : Bilan de la surveillance de la radioactivité en Polynésie française en 2014


 

Télécharger le rapport IRSN/PRP-ENV/SESURE : Bilan de la surveillance de la radioactivité en Polynésie française en 2014 (PDF, 1,36 Mo)

Télécharger l'annexe du rapport IRSN/PRP-ENV/SESURE-22 : Annexe du bilan de la surveillance de la radioactivité en Polynésie française en 2014 (PDF, 1,05 Mo)

Télécharger le rapport IRSN/PRP-ENV/SESURE 2015-34 en Tahitien : Parau puohu no te hi’o po’a ra’a o te vi ‘i vi’i atomi I Porinetia Farani te matahiti 2014 (PDF, 2,25 Mo)

 

Pour la première fois en 2014, le Laboratoire d’Étude et de Suivi de l’Environnement (LESE) de l’IRSN a été intégré dans la mission Turbo de la Direction Générale de l’Armement et du Commissariat à l’Énergie Atomique et aux Énergies Alternatives en charge du suivi radiologique des atolls militaires, avec l’analyse d’échantillons océaniques prélevés à flanc d’atoll et au large de Moruroa.

 

Une radioactivité artificielle très faible

  

Après une diminution régulière des niveaux de radioactivité depuis l’arrêt en 1974 des essais atmosphériques français d’armes nucléaires, l’état radiologique constaté en 2014 est stable, dans la continuité des années antérieures récentes, et se situe à un très bas niveau. Cette radioactivité résiduelle est essentiellement attribuable au césium 137. La dose efficace annuelle ajoutée par la radioactivité d’origine artificielle est inférieure à 5 microsieverts par an (5 μSv/an), soit moins de 0,5 % de la dose associée à l’irradiation naturelle en Polynésie (environ 1 000 μSv/an).

 

Depuis 2010, des mesures de cette irradiation naturelle ont été réalisées sur certaines îles ou atolls avec des cartographies détaillées pour certaines d’entre elles. En 2014, ces cartographies ont concerné Tahiti, Moorea, Hao et les îles des Gambier. On constate des niveaux d’exposition très bas, inférieurs en moyenne à 1 000 μSv/an. Cependant, dans les îles hautes, des valeurs plus élevées ont été relevées lorsque des roches volcaniques sont présentes. La valeur la plus élevée, 6 000 μSv/an, a été mesurée au sommet du mont Taitaa à Tubuai en 2013.

 

Pas d’impact de Fukushima dans les eaux de Polynésie

 

À la suite de la catastrophe de Fukushima, une surveillance radiologique renforcée de l’environnement a été mise en place et s’est poursuivie en 2014 dans le domaine marin. Les mesures réalisées tout au long de l’année confirment l’absence d’impact de la contamination du domaine marin japonais dans les eaux polynésiennes. Des prélèvements de poissons pélagiques (thon, dorade coryphène, thazard…) ont été réalisés au voisinage des cinq archipels polynésiens : aucune augmentation de césium 137 par rapport aux années passées n’a été observée et le césium 134 n’a jamais été décelé, confirmant l’absence d’espèce migratoire contaminée.

 

L’étude concernant la mise au point d’un réseau de suivi des contaminants anthropiques dans les lagons polynésiens, initiée en 2009 en partenariat avec l’Institut Français de Recherche pour l'Exploitation de la Mer et le Centre de Recherches Insulaires et Observatoire de l’Environnement du CNRS, s’est achevée en 2014 dans le cadre du contrat de projet État-Pays.

 

Etude de la radioactivité d'origine artificielle

  

Une nouvelle orientation du programme de surveillance a été mise en œuvre en 2014 avec l’étude de la radioactivité d’origine artificielle dans les sols, principale voie de transfert aux aliments actuellement. Les analyses concernent principalement le césium 137, radionucléide encore décelable dans plus de la moitié des denrées analysées et le plutonium 238, le plutonium 239 et le plutonium 240, peu décelables dans les denrées mais dont les concentrations dans les sols restent relativement stables dans le temps (périodes radioactives longues et faible lessivage par les eaux de pluie).

 

Les concentrations mesurées dans les sols de Tahiti, de Moorea, de Hao et des îles Gambier excèdent parfois 1 Bq/kg sec, aussi bien en césium 137 qu’en plutonium 238 et plutonium 239. Par rapport aux autres îles, celles des Gambier sont caractérisées par des teneurs plus élevées en plutonium et des rapports isotopiques 238Pu/239+240Pu différents, caractéristiques de dépôts spécifiques lors de certains tirs atmosphériques.


 

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