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Impact de l’accident de Fukushima en France: Bilan de la surveillance renforcée de la radioactivité de l’environnement mise en place par l’IRSN
Date de publication : 01/02/2012

Dans le cadre du dispositif de surveillance de l’impact à très longue distance des rejets radioactifs de l’accident de Fukushima, l’IRSN a mis en œuvre en mars 2011 un plan renforcé de surveillance de la radioactivité sur l’ensemble du territoire français.

 

Ce dispositif a consisté, en métropole et en outremer, en un renforcement de la vigilance sur les dispositifs de surveillance traditionnels de l'IRSN, associé à un déploiement de moyens complémentaires, tant pour la surveillance de la radioactivité ambiante que la surveillance par prélèvements d'échantillons dans l'environnement.

 

En France métropolitaine, l’ensemble des résultats de mesure obtenus dans l’air, l’eau de pluie et des produits terrestres montrent qu’aucune trace de radionucléides imputables à l’accident de Fukushima n’a été décelée avant le 24 mars 2011. La surveillance a permis de mettre en évidence la présence de traces des principaux radionucléides rejetés dans l’air lors de cet accident (iode 131, césiums 134 et 137, et dans une moindre mesure tellure 132) et d’en suivre l’évolution jusqu’en mai 2011. A titre d’exemple, les niveaux maximaux en iode 131 détectés ont été de l’ordre de quelques millibecquerels par mètre cube d’air, de la dizaine de becquerels par kilogramme de végétaux et de quelques becquerels par litre dans l’eau de pluie ou dans le lait. A aucun moment, ces concentrations n’ont présenté de risque environnemental ou sanitaire.
 
Les différentes observations ont montré que les régions françaises ont été touchées de façon similaire, avec des fluctuations spatiales et temporelles dues au déplacement des masses d’air. Ces niveaux sont cohérents avec les estimations issues des modélisations réalisées par l’IRSN en collaboration avec Météo-France. Ces concentrations se situaient à des niveaux de 500 à plus de 1000 fois inférieurs à ceux mesurés début mai 1986 en France suite à l’accident de Tchernobyl.

 

Sur la base de mesures significatives en iode obtenues sur la période, les expositions maximales par inhalation et ingestion d’iode 131 ont été calculées. Pour l’enfant de 1 an, la dose inhalation maximale est de 2 micro sieverts (µSv) et pour l’adulte de 0,03 µSv. Pour la dose ingestion, 43 µSv et 0,17 µSv respectivement. Ces doses estimées sont très faibles et permettent de confirmer qu’à aucun moment, les concentrations en radionucléides d’origine artificielle (iode 131 et césiums 134 et 137) mesurées dans les différents compartiments de l’environnement en France métropolitaine et dans les DROM-COM, n’ont présenté un risque environnemental ou sanitaire.

 

Six mois après l’accident, le niveau ambiant de césium 137 (seul radionucléide artificiel encore mesurable) ne représente plus que le double du niveau ambiant résiduel avant l’accident, soit moins de 0,4 µBq/m3.

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