Nos moyens
L’IRSN dispose d’équipements permettant le traitement physico-chimique des échantillons, les analyses physico-chimiques et les mesures radiologiques.
Nos équipements
Moyens de traitement physico-chimiques
La séparation ainsi que la concentration des radionucléides sont réalisées à partir de protocoles radiochimiques spécifiques et de matériels tels que :
- des systèmes de filtration ;
- des évaporateurs automatiques ;
- des balances de précision.
Moyens d’analyses physico-chimiques
Ces analyses s’appuient sur des techniques de spectrométrie par absorption atomique.
Moyens de mesures nucléaires
L’IRSN dispose d’un plateau technique composé de :
- 23 spectromètres gamma (18 détecteurs GeHp, 5 détecteurs NaI, dont un NaI puits) ;
- 60 spectromètres alpha (6 détecteurs chambre à grille, 54 à base de détecteurs PIPS) ;
- 60 compteurs bêta bas bruit de fond ;
- 10 compteurs à scintillation liquide ;
- 48 compteurs à scintillation solide.
Le cadre réglementaire du contrôle
Eaux destinées à la consommation
L’article R1321-20 du code de la santé publique relatif à la qualité des eaux destinées à la consommation humaine introduit deux indicateurs de radioactivité : l’activité en tritium qui doit être inférieure à 100 Bq/l et la dose totale indicative (DTI), qui doit être inférieure à 0,1 mSv par an pour une consommation de 730 litres.
Dans le cas contraire, des analyses complémentaires s’imposent pour identifier l’élément causant ce dépassement, que ce soit un radionucléide naturel, comme l’uranium ou le radium, ou artificiel, comme le césium 134 et le césium
137.
Bien qu’en dehors du champ d’application du décret, les eaux thermales et minérales sont concernées par les mêmes analyses. Elles sont effectuées à la demande du producteur, pour la prospection ou le contrôle régulier de la
source.
Exportation de denrées alimentaires
Certains pays exigent un certificat d’analyse de la radioactivité des produits alimentaires avant d’accepter toute commercialisation sur leur territoire.
L’entreprise doit associer à son produit un rapport d’essai et un certificat indiquant que le niveau de césium 134 et 137 ne dépasse pas 600 Bq/kg pour les denrées et boissons, et 370 Bq/kg pour les produits laitiers et les aliments pour nourrissons.