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L’IRSN publie le constat radiologique environnemental de la région Sud-Ouest de la France

 27/10/2020

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​Le constat radiologique du Sud-Ouest de la France vient actualiser et enrichir les connaissances relatives à l’état radiologique environnemental de cette région. Il est constitué de trois études menées au sein des milieux atmosphérique, terrestre et aquatique continental.


En Bref


  • ​L’emprise du constat radiologique de la région Sud-Ouest de la France couvre douze départements de la région Nouvelle-Aquitaine et huit départements de la région Occitanie.
  • ​Les niveaux de radioactivité naturelle et artificielle de la région Sud-Ouest s’inscrivent, pour la majorité d’entre eux, dans les gammes de valeurs régulièrement mesurées dans d’autres régions. Quelques zones, géographiquement limitées, témoignent de l’activité industrielle des trois principales installations nucléaires de cette région, à savoir les Centres nucléaires de production d’électricité (CNPE) de Golfech, du Blayais et de Civaux, ainsi que de l’activité de radiodiagnostic et radiothérapie pratiquée dans les grandes villes. Des traces des retombées des essais nucléaires atmosphériques et de l’accident de Tchernobyl restent mesurables sur ce territoire.
  • Les rejets gazeux de tritium du CNPE de Golfech peuvent marquer l’atmosphère très proche du site, de l’ordre du kilomètre, à des niveaux allant jusqu’à 15 fois la valeur du bruit de fond.​​​Les rejets atmosphériques de carbone 14 des trois CNPE ont une influence modérée sur l’environnement terrestre proche des sites et ceux de tritium, une influence faible, proche du bruit de fond.
  • Les rejets liquides de tritium et de carbone 14 des CNPE marquent l’environnement aquatique en aval des rejets. Il en est de même des rejets d’iode 131 des services de médecine nucléaire qui marquent le milieu aquatique en aval des sites.


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> Télécharger le rapport du constat radiologique environnemental de la région Sud-Ouest​​​

Ce constat a pour objectif :​

​​ d’améliorer les connaissances acquises des niveaux de radioactivité à distance des installations nucléaires et donc à caractériser le bruit de fond radiologique environnemental de la région Sud-Ouest de la France lié d’une part à la radioactivité naturelle, d’origine cosmique et tellurique, d’autre part à la rémanence des retombées atmosphériques anciennes liées aux essais d’armes nucléaires et à l’accident de Tchernobyl ;
 ​​de préciser les zones d’influence des trois principales installations nucléaires de la région ; 
 d’obtenir une image des marquages environnementaux résultant des rejets des principaux centres de médecine nucléaire ;
​​ de disposer d’un état radiologique environnemental régional de référence permettant d’établir des comparaisons en cas d’anomalies ou de retombées radioactives accidentelles dans la région du Sud-Ouest.

Ces études viennent en complément de la surveillance régulière de la radioactivité dans l’environnement français, assurée à proximité des installations nucléaires par l’IRSN et dont les résultats sont centralisés sur le site internet du Réseau national de mesures de la radioactivité de l’environnement (RNM : www.mesure-radioactivite.fr). Cette surveillance régulière de l’IRSN concerne des matrices environnementales représentatives des milieux et relativement invariantes dans le temps, dans le but de détecter d’éventuelles évolutions ou écarts par rapport aux niveaux de référence. Elle représente annuellement environ 5000 échantillons prélevés et traités et plus de 7000 résultats de mesures.

Que faut-il retenir ?

Il ressort de l’étude menée en milieu atmosphérique de l’environnement immédiat du CNPE de Golfech que :
 ​​les rejets gazeux de tritium du CNPE pouvaient marquer l’environnement très proche du site, de l’ordre du kilomètre, jusqu’à 15 fois la valeur du bruit de fond mais que ce marquage était très variable dans le temps, en fonction des conditions météorologiques ;
 ​la présence de plusieurs radionucléides émetteurs gamma imputables aux rejets autorisés du site nucléaire, tels que des isotopes du cobalt (Co-58 et Co-60), l’iode 131 et l’argent 110m, ont pu être mis en évidence sporadiquement ;​
 ​​les niveaux observés de césium 137 n’ont pas permis de distinguer une éventuelle contribution des rejets du site, de la rémanence liée aux retombées globales des essais atmosphériques d’armes nucléaires et de l’accident de Tchernobyl, observée pour ce radionucléide sur l’ensemble du territoire national.

Il ressort de l’étude menée en milieu terrestre que :
 les résultats de carbone 14 révèlent une influence modérée des rejets atmosphériques des CNPE dans leur environnement proche ;
 ​les résultats de mesures de tritium entrent dans la gamme des valeurs du bruit de fond hors influence des installations nucléaires ;
​​ concernant les autres radionucléides d’origine artificielle, le strontium 90 est mesuré dans 50% des échantillons à des teneurs équivalentes à celles rencontrées sur le reste du territoire, témoins des retombées des essais nucléaires atmosphériques. Pour l’ensemble des matrices terrestres, les niveaux mesurés en césium 137 relèvent de la rémanence des retombées, provenant des essais nucléaires et de l’accident de Tchernobyl.

Il ressort de l’étude menée dans le milieu aquatique continental que :
 le tritium, présent dans les rejets liquides des trois CNPE de Golfech, Blayais et Civaux, a été détecté dans tous les prélèvements de végétaux aquatiques, en aval des CNPE, à des teneurs supérieures aux niveaux mesurés en amont ou hors influence des installations nucléaires, témoignant ainsi du marquage des CNPE sur leur environnement ;
 le carbone 14 a été observé sur les prélèvements de végétaux aquatiques réalisés en aval des CNPE de Civaux et de Golfech, à des teneurs témoignant du marquage de ces installations sur l’environnement ;
 ​le césium 137, qui provient essentiellement des retombées des essais atmosphériques d’armes nucléaires ainsi que des dépôts consécutifs à l’accident de Tchernobyl, est mesuré dans la quasi-totalité des échantillons de sédiments et de végétaux prélevés dans le milieu aquatique continental. Les résultats sont cohérents avec les analyses réalisées dans d’autres rivières françaises sur des prélèvements et des espèces similaires ;​
 ​​les mesures réalisées à proximité des CNPE de la Garonne et de la Vienne témoignent de la présence ponctuelle d’isotopes du cobalt (Co-58 et Co-60), d’argent 110 métastable et de manganèse 54 dans les matières en suspension, les sédiments et végétaux aquatiques ;
​ les mesures en strontium 90 et en isotopes du plutonium (plutonium 238, plutonium 239, plutonium 240) obtenues dans le cadre du constat entrent dans la gamme des valeurs mesurées sur l’ensemble du territoire français en raison de la rémanence due aux retombées anciennes ;
 enfin, l’iode 131 a été mesuré dans les sédiments et les végétaux aquatiques tout le long du cours de la Garonne entre Toulouse et l’estuaire de la Gironde, témoin des rejets des services de médecine nucléaire et des rejets diffus des patients en traitement.

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