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Bilan 2019 des expositions professionnelles aux rayonnements ionisants en France : par rapport à 2018, la dose collective est en hausse de 8% et la dose individuelle moyenne est en hausse de 7%

 15/10/2020

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Cette année et pour la 1ère fois, ce bilan 2019 est également décliné dans une version numérique et interactive : expro.irsn.fr. Cette nouvelle présentation devrait permettre d’accroître la visibilité des données et de remplir ainsi la mission d’information de l’IRSN aussi bien auprès des experts que du grand public.

 

Télécharger le rapport – Bilan 2019 de l’exposition professionnelle aux rayonnements ionisants en France (PDF, 2,52 Mo) 

Télécharger l'infographie avec les chiffres-clés à retenir (PDF, 1,43 Mo)

 

Principaux constats


395 040 travailleurs suivis en 2019 dans le cadre d’activités professionnelles les exposant à des sources artificielles ou naturelles de rayonnements ionisants


En 2019, 395 040 travailleurs ont été suivis pour leur exposition aux rayonnements ionisants du fait de leur activité dans l’un des domaines considérés : 369 712 travailleurs dans des activités civiles du domaine nucléaire, de l’industrie, de la recherche et du médical ou dans des installations et activités intéressant la défense ; et 25 328 travailleurs suivis pour une exposition à la radioactivité naturelle. Cet effectif a augmenté de 1,2 % par rapport à 2018. Comme dans le bilan précédent, les effectifs se trouvent principalement dans le domaine médical (58 %) et dans le domaine nucléaire (22 %).

Une dose collective[1] en hausse de 8 % et une dose individuelle moyenne en hausse de 7 %

La dose collective pour l’ensemble des travailleurs suivis s’établit à 112,3 h.Sv soit 8 % de plus par rapport à 2018. Cette augmentation est liée principalement au volume accru des travaux de maintenance dans l’industrie nucléaire et à l’augmentation des doses reçues par le personnel navigant exposé au rayonnement cosmique, en lien notamment avec le cycle de l’activité solaire.

En 2019, la dose individuelle moyenne est en augmentation par rapport à 2018, se situant à 1,20 mSv (1,12 mSv en 2018). Plus de 91 % des travailleurs suivis ont reçu une dose annuelle inférieure à 1 mSv[2]. Des dépassements de la limite annuelle réglementaire de 20 mSv ont été enregistrés pour 5 travailleurs (10 en 2018).

Des doses individuelles moyennes variables selon les domaines d’activité

La dose individuelle moyenne la plus élevée est celle des travailleurs exposés à la radioactivité naturelle (2,18 mSv) qui sont à plus de 98 % des personnels navigants soumis aux rayonnements cosmiques. On retrouve ensuite les travailleurs du nucléaire et de l’industrie non nucléaire (22 % et 4 % des effectifs suivis) qui ont reçu respectivement des doses de 1,46 mSv et de près de 1 mSv. Enfin, le domaine médical et vétérinaire, qui regroupe la majorité des effectifs suivis, et le domaine de la recherche (3 % des effectifs) présentent les doses annuelles individuelles moyennes les plus faibles, inférieures ou égales à 0,30 mSv.

Une exposition interne limitée

En 2019, 228 808 analyses ont été réalisées en routine pour le suivi de l’exposition interne et le nombre de cas avérés de contamination interne reste faible : 9 travailleurs ont eu une dose efficace engagée supérieure ou égale à 1 mSv.


Focus thématiques


Comme chaque année, des focus thématiques viennent compléter ce rapport. En 2019, ils portent sur l’exposition du cristallin, sur l’exposition lors du transport des matières radioactives, en médecine nucléaire, lors d’opération de démantèlement, sur l’exposition des prestataires dans le nucléaire et sur l’exposition des gammagraphistes.
        

Exposition du cristallin de l’oeil


Le nombre total de travailleurs ayant un suivi dosimétrique du cristallin est en croissance depuis 2015 du fait des nouvelles exigences réglementaires (abaissement de la limite de dose du cristallin sur 12 mois, de 150 mSv à 20 mSv, pour prévenir le risque de cataracte). Si ce suivi n’est pas totalement en place dans tous les secteurs, l’IRSN observe en 2019 que sa mise en œuvre progresse de manière satisfaisante.

Exposition des travailleurs dans le secteur du transport de matières radioactives


Le rapport présente les résultats d’une étude spécifique sur l’exposition des travailleurs du secteur du transport de matières radioactives sur la période 2017-2019, en considérant les entreprises identifiées par l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN). Ces résultats montrent que l’évolution des effectifs suivis et de la dose individuelle moyenne pour ce secteur est stable entre 2017 et 2019. L’IRSN relève aussi que les travailleurs les plus exposés en moyenne sont ceux transportant des sources à usage médical. Ces deux dernières années, trois cas de dépassement de la limite réglementaire de 20 mSv ont été enregistrés pour ces travailleurs. Aussi, l’IRSN porte une attention particulière aux évènements significatifs déclarés par ces transporteurs, notamment aux dispositions correctives retenues pour éviter de telles situations.

Exposition des travailleurs dans le secteur de la médecine nucléaire


Une autre étude ciblée présentée dans le rapport porte sur les travailleurs des services de médecine nucléaire. Ce travail est basé sur les résultats de l’enquête de l’ASN ayant dressé un panorama du parc des services de médecine nucléaires (services, équipements), des moyens humains disponibles et des activités réalisées en 2017. Il en ressort que :
1. le métier de manipulateur en électroradiologie est, dans les services de médecine nucléaire, celui le plus exposé ;
2. l’exposition moyenne des manipulateurs ne diffère pas entre les services selon qu’ils aient une activité limitée au diagnostic ou une activité de diagnostic mais aussi de thérapie ;
3. les dispositifs automatisés de préparation et/ou d’injection de produits radio-pharmaceutiques permettent globalement de faire baisser l’exposition.

Exposition des travailleurs du secteur du démantèlement


A la suite du bilan 2018, l’édition du rapport annuel 2019 présente la mise à jour des résultats du suivi de l’exposition externe et de l’exposition interne enregistrés pour les travailleurs identifiés comme étant intervenus sur l’un des trois sites en démantèlement suivants : les installations nucléaires de base (INB) n°165 et n°166 du CEA de Fontenay-aux-Roses, la centrale nucléaire EDF de Chooz A et les ateliers rattachés à l’usine UP2-400 du site ORANO de La Hague. L’ensemble des travailleurs de ces trois sites présentent des expositions externes globalement faibles. Le risque prépondérant dans l’activité de démantèlement, par rapport aux autres activités du secteur nucléaire, se confirme être la contamination interne, puisqu’en 2019, les résultats du suivi de l’exposition interne sont positifs pour 8 % des travailleurs ayant fait l’objet de ce suivi, contre 0,4 % tous secteurs confondus du domaine nucléaire.

Exposition des travailleurs prestataires du nucléaire


Les prestataires du nucléaire réalisent une part très importante des opérations de maintenance des installations nucléaires, au plus près de la radioactivité. L’étude ciblée les concernant a également fait l’objet d’une mise à jour. Le bilan 2019 est sans changement notable par rapport à celui des deux années antérieures : l’activité de prestation, qui représente environ un tiers des effectifs du domaine nucléaire et plus des deux tiers de la dose collective de ce dernier, présente la dose individuelle moyenne (1,89 mSv) la plus élevée après celle du secteur de la fabrication du combustible. Concernant le suivi de l’exposition interne, les résultats des analyses individuelles sont positifs pour 1 % des travailleurs en ayant bénéficié et les doses associées restent faibles.

Exposition des travailleurs dans le secteur de la radiographie industrielle gamma : usage du sélénium 75 et travail en INB


Le bilan 2019 présente les résultats de l’exposition des travailleurs de radiographie industrielle gamma sous l’angle de l’influence :
1. du type de sources radioactives utilisées par les gammagraphistes, notamment le sélénium 75 ;
2. du type d’installations dans lesquelles ils opèrent.

En conclusion, l’IRSN relève que les travailleurs exerçant dans des entreprises utilisant majoritairement des gammagraphes équipés de sources de sélénium 75 pourraient être globalement moins exposés que les autres, à environnement radiologique équivalent.

Cette année et pour la 1ère fois, ce bilan 2019 est également décliné dans une version numérique et interactive : expro.irsn.fr. Cette nouvelle présentation devrait permettre d’accroître la visibilité des données et de remplir ainsi la mission d’information de l’IRSN aussi bien auprès des experts que du grand public.

 

Télécharger le rapport – Bilan 2019 de l’exposition professionnelle aux rayonnements ionisants en France (PDF, 2,52 Mo) 

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[1] La dose collective d’un groupe de personnes est la somme des doses individuelles reçues par ces personnes. A titre d’exemple, la dose collective de 1 000 personnes ayant reçu chacune 1 mSv est égale à 1000 homme.mSv soit 1 homme.Sv (h.Sv)

[2] Les valeurs de 1 mSv et de 5 mSv sont des valeurs repères : 1 mSv est la limite réglementaire de dose pour le public et 5 mSv est le quart de la limite réglementaire de dose pour les travailleurs, qui constitue un seuil d’obligation de déclaration à l’Autorité de Sûreté Nucléaire

 

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