Projet de recherche scientifique de l'IRSN sur les sables de Camargue

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15/04/2003

 

Dans le cadre de ses études sur les transferts des éléments radioactifs dans l’environnement, l’IRSN a débuté en 2003 un projet de recherche scientifique en collaboration avec les universités d’Aix-Marseille, Nice-côte d’Azur et Strasbourg sur les plages de Camargue où des flux de rayonnement gamma inhabituellement élevés avaient été relevés en 2000 à certains endroits très localisés : à l'est et à l'ouest des Saintes Maries de la Mer et à l'est du phare de l'Espiguette. Les valeurs mesurées étaient très hétérogènes (de 0,3 à 1,9 µSv/h), les valeurs maximales concernaient des zones de sable très localisées (le bruit de fond est de l’ordre de 0,05 µSv/h).

 

Les prélèvements et les mesures réalisés avaient alors montré que le niveau relativement élevé de la radioactivité des sables des plages de Camargue provenait de minéraux porteurs d’uranium et de thorium et que les dépôts constatés ne nécessitaient pas que des mesures de protection soient prises. L’origine naturelle de la radioactivité a été bien établie, sans que la source des minéraux soit identifiée. 

 

Les objectifs principaux de ce projet sont :

  • l’étude de la répartition de l’uranium et du thorium à différentes échelles (de la cartographie des plages concernées à la caractérisation fine des minéraux uranifères et thorifères : zircons, apatites),
  • la détermination de l’origine de ces minéraux lourds (massifs granitiques, stocks sédimentaires du Rhône, stocks sédimentaires marins),
  • la description des processus de concentration de ces minéraux (action des vents, des tempêtes et de la houle).

La sédimentologie sera étudiée en collaboration avec le Centre Européen de Recherche et d'Enseignement de Géosciences de l'Environnement (CEREGE, Aix-Marseille III), la minéralogie avec l’Université Nice-Côte d’Azur et la géochimie avec l’Ecole et Observatoire des Sciences de la Terre (EOST, Université de Strasbourg I).

 

Consulter le rapport publié en 2000