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Rapport 2020

Suivi et gestion de crise

Carte du monde Point rouge

Liban

Point rouge

Creys-Malville

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Toulon

Liban

Suite à l’explosion survenue dans le port de Beyrouth le 4 août 2020, le gouvernement Libanais a sollicité l’aide de l’AIEA, au travers de son réseau d’assistance RANET. L’explosion ayant pu conduire à des pertes d’intégrité de sources radioactives à vocation médicale ou industrielle, les autorités libanaises souhaitaient l’assistance d’experts pour effectuer une caractérisation radiologique de plusieurs sites dans Beyrouth et effectuer des mesures radiologiques de plusieurs échantillons de l’environnement (sols, eau de mer, matériaux de construction) prélevés dans Beyrouth. En lien avec le MEAE et le CEA/DRI, l’IRSN a élaboré une réponse à cette demande d’assistance qui a été soumise par l’ASN à l’AIEA. La proposition d’assistance de la France, à travers la participation d’experts de l’IRSN à la mission de terrain et à la mesure des échantillons dans les laboratoires de l’Institut, a été retenue par l’Agence et approuvée par le gouvernement libanais. La mission AIEA s’est rendue à Beyrouth du 11 au 18 septembre 2020. Elle comprenait, outre les coordonnateurs de l’AIEA, deux experts de l’IRSN et deux experts danois. La mission a permis de procéder à la caractérisation radiologique de plusieurs sites de stockage de déchets conventionnels et à la vérification de l’intégrité de dispositifs contenant des sources radioactives dans deux hôpitaux et des installations industrielles. Des échantillons ont fait l’objet de mesures radiologiques dans les laboratoires de métrologie de l’IRSN dont les résultats ont été communiqués dès leur obtention à l’AIEA et aux autorités libanaises : les échantillons mesurés n’ont pas montré de niveau de radioactivité anormal.

Départ de feu sur le site de Creys-Malville

Le 30 juin 2020, l’IRSN a activé son organisation de crise après avoir été informé d’un départ de feu survenu à l’intérieur du bâtiment du réacteur en cours de démantèlement de la centrale nucléaire Superphénix située à Creys-Malville, dans l’Isère. Dans le cadre de cette mobilisation, l’Institut a déployé sur le terrain ses moyens de mesure mobiles, en accord avec les autorités, afin d’effectuer des relevés in situ et des prélèvements dans l’environnement du site nucléaire. Les résultats des mesures ainsi que les analyses des prélèvements effectuées dans les laboratoires de l’Institut n’ont relevé aucune élévation du niveau de radioactivité imputable à cet événement dans l’environnement du site nucléaire de Creys-Malville.

Surveillance des feux de forêts à Tchernobyl

Le 4 avril 2020, un incendie s’est déclaré dans la zone d’exclusion de Tchernobyl (Ukraine). Un tel événement, qui s’est déjà produit par le passé, peut conduire à la remise en suspension de césium 137 dans l’air.
C’est pourquoi l’IRSN a mobilisé son organisation de crise pour suivre la situation et évaluer les conséquences de la propagation en France de masses d’air potentiellement contaminées.
Il a notamment analysé, à un rythme quotidien, l’ensemble des mesures issues de ses propres réseaux de surveillance environnementale – comme les stations de son réseau OPERAAIR dédié à la surveillance de la radioactivité des aérosols atmosphériques – ainsi que les informations communiquées par ses partenaires européens, en particulier ukrainiens. Sur la base de ces données et des modèles de simulation numérique, les experts de l’IRSN ont notamment établi une estimation de la radioactivité remobilisée par les flammes, et de la dispersion du panache en Europe en recourant aux données météorologiques fournies par Météo France. Ils ont régulièrement publié des notes de situation sur ces incendies et sur l’impact radiologique associé : un impact qui est resté très faible et sans conséquence sanitaire pour la population et l’environnement.

Gestion de crise : mobilisation de l’IRSN suite à l'incendie sur le sous-marin nucléaire d'attaque PERLE

L’IRSN a activé le 12 juin 2020 son organisation de crise après avoir été informé d’un incendie à bord du sous-marin nucléaire d’attaque Perle à Toulon.
Ce sous-marin était en travaux en cale sèche depuis janvier 2020. Dans le cadre de ce chantier, le réacteur avait été mis à l’arrêt et il n’y avait plus aucun combustible nucléaire à bord. Durant toute la durée de l’incendie, l’Institut a contribué au suivi de la situation au profit des autorités. En particulier, il a exploité ses moyens de mesures fixes situés à proximité de la base navale et a déployé des moyens mobiles depuis son site des Angles (Gard) afin de confirmer l’absence d’impact radiologique.

Point rouge International : Exercice de crise Flèche bleue vers la droite

Point rouge Europe du Nord : Élévation des niveaux de radioactivité dans l'air Flèche bleue vers la droite

Point rouge Prise en charge médicaleFlèche bleue vers la droite

Le 30 juin 2020, l’IRSN a activé son organisation de crise après avoir été informé d’un départ de feu survenu à l’intérieur du bâtiment du réacteur en cours de démantèlement de la centrale nucléaire Superphénix située à Creys-Malville, dans l’Isère. Dans le cadre de cette mobilisation, l’Institut a déployé sur le terrain ses moyens de mesure mobiles, en accord avec les autorités, afin d’effectuer des relevés in situ et des prélèvements dans l’environnement du site nucléaire. Les résultats des mesures ainsi que les analyses des prélèvements effectuées dans les laboratoires de l’Institut n’ont relevé aucune élévation du niveau de radioactivité imputable à cet événement dans l’environnement du site nucléaire de Creys-Malville.

Suite à l’explosion survenue dans le port de Beyrouth le 4 août 2020, le gouvernement Libanais a sollicité l’aide de l’AIEA, au travers de son réseau d’assistance RANET. L’explosion ayant pu conduire à des pertes d’intégrité de sources radioactives à vocation médicale ou industrielle, les autorités libanaises souhaitaient l’assistance d’experts pour effectuer une caractérisation radiologique de plusieurs sites dans Beyrouth et effectuer des mesures radiologiques de plusieurs échantillons de l’environnement (sols, eau de mer, matériaux de construction) prélevés dans Beyrouth. En lien avec le MEAE et le CEA/DRI, l’IRSN a élaboré une réponse à cette demande d’assistance qui a été soumise par l’ASN à l’AIEA. La proposition d’assistance de la France, à travers la participation d’experts de l’IRSN à la mission de terrain et à la mesure des échantillons dans les laboratoires de l’Institut, a été retenue par l’Agence et approuvée par le gouvernement libanais. La mission AIEA s’est rendue à Beyrouth du 11 au 18 septembre 2020. Elle comprenait, outre les coordonnateurs de l’AIEA, deux experts de l’IRSN et deux experts danois. La mission a permis de procéder à la caractérisation radiologique de plusieurs sites de stockage de déchets conventionnels et à la vérification de l’intégrité de dispositifs contenant des sources radioactives dans deux hôpitaux et des installations industrielles. Des échantillons ont fait l’objet de mesures radiologiques dans les laboratoires de métrologie de l’IRSN dont les résultats ont été communiqués dès leur obtention à l’AIEA et aux autorités libanaises : les échantillons mesurés n’ont pas montré de niveau de radioactivité anormal.

Le 4 avril 2020, un incendie s’est déclaré dans la zone d’exclusion de Tchernobyl (Ukraine). Un tel événement, qui s’est déjà produit par le passé, peut conduire à la remise en suspension de césium 137 dans l’air.
C’est pourquoi l’IRSN a mobilisé son organisation de crise pour suivre la situation et évaluer les conséquences de la propagation en France de masses d’air potentiellement contaminées.
Il a notamment analysé, à un rythme quotidien, l’ensemble des mesures issues de ses propres réseaux de surveillance environnementale – comme les stations de son réseau OPERAAIR dédié à la surveillance de la radioactivité des aérosols atmosphériques – ainsi que les informations communiquées par ses partenaires européens, en particulier ukrainiens. Sur la base de ces données et des modèles de simulation numérique, les experts de l’IRSN ont notamment établi une estimation de la radioactivité remobilisée par les flammes, et de la dispersion du panache en Europe en recourant aux données météorologiques fournies par Météo France. Ils ont régulièrement publié des notes de situation sur ces incendies et sur l’impact radiologique associé : un impact qui est resté très faible et sans conséquence sanitaire pour la population et l’environnement.

Du 25 au 27 août 2020, l’IRSN a participé à un exercice de crise international dans le cadre du réseau d’assistance en situation de crise (RANET) de l’AIEA. Ce type d’exercice vise à tester les procédures des États membres et des organisations internationales susceptibles de demander ou d’offrir une assistance internationale en cas d’urgence nucléaire ou radiologique. Le scénario technique de l’exercice, qui considérait une situation accidentelle survenant en France, a été préparé et animé par l’IRSN.

L’organisation de crise de l’Institut a été activée, incluant pour la première fois la mobilisation de la cellule internationale au sein de son centre technique de crise.

Outre les missions habituelles d’expertise lors de situations d’urgence, l’exercice a permis de mettre en œuvre les procédures d’alerte et de partage d’informations avec l’AIEA, de partager nos stratégies de mesure de radioactivité dans l’environnement et d’utiliser une méthode maintenant commune d’expertise entre centres de crise : la méthode 3D3P.

Sept pays ont participé à cet exercice : Afrique du Sud, Biélorussie, Bulgarie, États-Unis, France, Pakistan et Russie.

Du 28 juin au 22 juillet 2020, l’Institut a activé le niveau 1 de son organisation de crise, suite à la détection en Europe du Nord d’une élévation des niveaux de radioactivité dans l’air. Durant le mois de juin, les autorités de sûreté et de radioprotection des pays scandinaves ont détecté différents radionucléides artificiels dans l’atmosphère (cobalt-60, césium-134, césium-137, ruthénium-103 notamment). Cette élévation a également été détectée par l’Organisation du traité d’interdiction complète des essais nucléaires.

Les mesures effectuées par les stations du réseau OPERA-AIR du nord de la France n’ont pas mis en évidence de présence de radionucléides liés à cet épisode.

À partir des données fournies par Météo-France et des résultats de mesure disponibles en Europe, l’Institut a réalisé des simulations afin de localiser la zone de rejet et d’évaluer la quantité de radionucléides rejetée.

La zone de rejet la plus plausible se situe sur un territoire couvrant une partie des pays baltes et l’ouest de la Russie, sans qu’il soit possible de préciser la localisation exacte du point de rejet.

Concernant la cause du rejet, l’IRSN a partagé l’analyse de l’AIEA d’une origine probablement liée à un réacteur en exploitation ou en arrêt pour maintenance. L’Institut a noté en effet une activité significative de cobalt-60, « produit d’activation » qui se forme dans le cœur de réacteurs nucléaires. Les autres radionucléides mesurés et leurs proportions relatives correspondent à un combustible nucléaire dont l’irradiation aurait pris fin il y a plusieurs mois.

Dans le cadre d’une mission de l’AIEA diligentée à la demande des autorités péruviennes, les experts de l’IRSN sont intervenus pour assurer la prise en charge médicale d’un patient péruvien victime d’une surexposition au cours d’un acte de radiologie interventionnelle. Leur intervention aux côtés des équipes médicales locales a permis d’établir un diagnostic et de proposer le traitement le plus approprié.

L’IRSN a activé le 12 juin 2020 son organisation de crise après avoir été informé d’un incendie à bord du sous-marin nucléaire d’attaque Perle à Toulon.
Ce sous-marin était en travaux en cale sèche depuis janvier 2020. Dans le cadre de ce chantier, le réacteur avait été mis à l’arrêt et il n’y avait plus aucun combustible nucléaire à bord. Durant toute la durée de l’incendie, l’Institut a contribué au suivi de la situation au profit des autorités. En particulier, il a exploité ses moyens de mesures fixes situés à proximité de la base navale et a déployé des moyens mobiles depuis son site des Angles (Gard) afin de confirmer l’absence d’impact radiologique.