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Thèse en cours

Traitement par thérapie cellulaire de la cystite radique chez le rat

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Laboratoire d'accueil : Laboratoire de radiobiologie des expositions médicales (LRMed)

Date de début de thèse : octobre 2018

Nom du doctorant : Clément BROSSARD


 

Descriptif du sujet

Ce sujet de thèse s’intègre dans les recherches menées par l’IRSN visant à développer des approches expérimentales, cliniques et épidémiologiques sur les pathologies induites par les rayonnements ionisants. Cette thèse est dans la continuité de l’étude des traitements par thérapie cellulaire des séquelles des radiothérapies de la sphère abdominopelvienne dont les deux pathologies majeures sont la rectite (rectum) et la cystite (vessie) radique. Cette dernière se caractérise par une inflammation chronique donnant lieu à une fibrose avec de nombreux effets secondaires (douleurs, urgence, hémorragie, fistule…). La cystite radique concerne 5 à 10% des patients traités par radiothérapie externe pour des cancers de la zone pelviens, ce qui représente 9 000 à 18 000 patients par an en France.

 
La thèse se divise en deux grands axes. Le premier axe vise à créer un modèle de la cystite radique chez le rat en irradiant l’intégralité de la vessie tous en minimisant l’impact sur les tissus environnant. Ce modèle sera caractérisé aux niveaux transcriptomiques, protéiques et histologiques. Le deuxième axe de la thèse vise à utiliser des cellules souches mésenchymateuses (CSM) afin de limiter voir de reverser la cystite radique dans sa phase chronique. Les précédents travaux du laboratoire sur la rectite radique ont permis de démontrer que les CSM permettent de reverser l’inflammation chronique et la fibrose après irradiation.
Dans le cadre de cette thèse, la vessie a été irradiée à 20, 30 ou 40 Gray et suivis sur des temps de 3, 4 et 6 mois. Une analyse de l’expression des gènes montre un profil en faveur de l’inflammation chronique et l’hypoxie à 6 mois. L’observation des coupes de vessie colorées en hématoxyline / éosine / safran montrent une désorganisation de l’épithélium vésicale (urothélium) à 6 mois, avec une diminution de son épaisseur et de possibles lésions vasculaires mais pas encore de fibrose. Ces premiers résultats montrent la pertinence du modèle de la cystite radique. L’analyse de la cinétique permettra de caractériser l’évolution de la fibrose. Dans un second temps nous pourrons mettre en place le traitement de cette pathologie par CSM.