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Cycle biogéochimique de l'iode en écosystème forestier


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​Marine Roulier a soutenu sa thèse le 20 décembre 2018 à Pau.

Type de document > *Mémoire/HDR/Thèse

Mots clés >

Unité de recherche > IRSN/PSE-ENV/SRTE/LR2T

Auteurs > ROULIER Marine

Date de publication > 20/12/2018

Résumé

En raison de leur accumulation possible dans la glande thyroïde, les radio-isotopes de l'iode, 131I (t1/2 = 8,07 jours) et 129I (t1/2 = 15,7x106 ans), sont préoccupants pour la santé humaine. En raison de sa longue demi-vie, 129I est également d'une importance radio-écologique majeure du fait de son intégration potentielle au cycle biogéochimique naturel de son isotope stable (127I). Les forêts dont la surface couvre près du tiers du territoire en France et en Europe, se caractérisent par leur longévité, un haut niveau de recyclage de la biomasse et une forte influence sur les cycles hydrologiques et des nutriments. La végétation forestière peut intercepter puis recycler et accumuler les polluants et radionucléides émis dans l'environnement. Dans ce contexte, des axes de recherche ont été développés dans cette thèse afin de décrire qualitativement et quantitativement le cycle de l'iode et améliorer les prédictions à long-terme du comportement de 129I dans les écosystèmes forestiers.

 

Les pluies constituent une source majeure d'iode pour les sols et la végétation forestière, les quantités apportées dépendant de la distance côtière et de la pluviométrie. La végétation modifie les quantités et la spéciation de l'iode apporté par les pluies. L'humus représente un compartiment d'accumulation provisoire d'iode associé à la matière organique. Ce compartiment constitue également une zone de réémission possible de l'iode par lessivage lors d'évènements pluvieux et/ou par volatilisation. Cette thèse a montré que les teneurs d'iode dans les sols forestiers dépendaient à la fois des apports atmosphériques et des chutes de biomasse, mais également de la capacité du sol à fixer l'iode. Ainsi, les conditions environnementales conduisant à une accumulation de matière organique et la présence d'(hydr)oxydes métalliques dans les sols favorisent la rétention de I. À l'échelle de la placette forestière, le sol constitue le principal réservoir en iode (~99,9 %). Du fait de la proportion d'iode au sein des arbres (< 0,03 % du stock total en I), les quantités d'iode recyclées par la végétation sont faibles, l'iode n'étant pas un oligo-élément pour les végétaux.

 

Ainsi ces travaux de thèse ont permis de combler le manque de données relatives d'une part à la répartition de l'iode au sein des écosystèmes forestiers et d'autre part, aux processus de réémissions (lessivage et volatilisation) liés à la dégradation de la matière organique. Les données générées par cette thèse permettent de mieux appréhender la modélisation du cycle de l'iode dans cet écosystème forestier.