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Transferts multi-échelles des apports continentaux sur le plateau du golfe de Gascogne


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​Pierre-Emmanuel Oms a soutenu sa thèse le 19 juin 2019 à l'Enib, à Plouzané.

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Résumé

Lors de rejets chroniques ou accidentels de tritium des installations nucléaires dans l’eau de mer ou via les fleuves, la dispersion des radionucléides dans l’environnement marin est soumise à des processus de dispersion multiples. Ces processus dépendent de la zone considérée et des forçages tels que la marée, le vent, les flux de chaleurs et d’eau douce.

Prédire la dispersion du tritium dans le golfe de Gascogne nécessite la prise en compte de l’ensemble de ces processus et des différents apports que représentent les eaux de surface de l’Atlantique Nord, les rejets des installations nucléaires, les entrées d’eau douces et les échanges avec l'atmosphère.

L'objectif général de cette thèse est d'améliorer la connaissance de la dispersion du tritium en couplant la modélisation hydrodynamique du golfe de Gascogne (modèle MARS3D) avec des mesures in situ.

Dans ce but, des campagnes de prélèvements ont été effectuées dans le golfe de Gascogne et dans les deux principaux contributeurs continentaux de tritium : la Loire et la Gironde. L’utilisation conjointe de la salinité et du tritium en tant que traceurs des eaux continentales permet de différencier de manière innovante les apports provenant de ces deux fleuves à l'échelle du plateau continental.

Un inventaire du tritium océanique à l'échelle mondiale a été réalisé, afin de préciser la contribution des eaux atlantiques aux apports de tritium dans le golfe de Gascogne.
La connaissance précise des apports de tritium associée aux mesures réalisées sur l’ensemble du plateau permet une première estimation des temps de résidence des eaux continentales dans le golfe de Gascogne.

La comparaison modèle-mesures réalisée de 2009 à 2016 montre un bon accord : 90 % des concentrations simulées ont moins de 50 % d'erreur relative par rapport aux mesures. Il subsiste néanmoins des imprécisions, en particulier vis-à-vis de la pénétration des eaux de la Loire en profondeur vers le sud du golfe.