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Reconstitution, à partir d'archives sédimentaires, des concentrations et des sources de radionucléides artificiels ayant transité dans le Rhône et la Loire au cours de l'ère nucléaire


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​Amandine Morereau a soutenu sa thèse le mardi 24 novembre 2020 à Cadarache

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Mots clés >

Unité de recherche > IRSN/PSE-ENV/SRTE/LRTA

Auteurs > MOREREAU Amandine

Date de publication > 24/11/2020

Résumé

Le Rhône et la Loire sont les fleuves les plus nucléarisés de France avec plusieurs centres nucléaires de production d’électricité (CNPE). Dès le milieu du 20ème, les mines d’extraction d’uranium localisés sur le bassin de la Loire ont produit l’uranium nécessaire à la fabrication du combustible nucléaire. Sur le Rhône, la nucléarisation démarre avec la construction de premiers réacteurs destinés à la production de plutonium à usage militaire. La médecine, la recherche scientifique, l’agriculture ou encore l’horlogerie ont également conduit à introduire des radionucléides artificiels ou à modifier les concentrations des radionucléides d’origine naturelle. Ces fleuves sont aussi le réceptacle de radionucléides artificiels drainés depuis les sols marqués par les retombées atmosphériques des essais nucléaires militaires (entre 1945 et1981), puis de l’accident de Tchernobyl (1986). Depuis le début des années 1980, ces fleuves font l’objet d’une surveillance régulière. Cependant des lacunes de connaissances demeurent concernant certains radionucléides pour lesquels les techniques d’analyses n’étaient pas développées ou bien concernant leurs origines (bassin versant ou industries). Disposer de longues séries temporelles est fondamental pour identifier l’origine des radionucléides, mieux appréhender la trajectoire des radionucléides à l’échelle des bassins versants et évaluer le temps nécessaire à ces milieux pour épurer ces contaminants (résilience). Pour cela, des archives sédimentaires ont été collectées dans les zones d’accumulation sédimentaires du Rhône et de la Loire, à l’amont de toute installation nucléaire (archive de référence) ainsi qu’en aval du dernier affluent.