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Analyses des risques de pathologies cancéreuses et non cancéreuses au sein de cohortes de travailleurs de l'uranium


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​Ségolène Bouet a soutenu sa thèse le 21 septembre 2018 à Saclay.

Type de document > *Mémoire/HDR/Thèse

Mots clés >

Unité de recherche > IRSN/PRP-HOM/SRBE/LEPID

Auteurs > BOUET Ségolène

Date de publication > 21/09/2018

Résumé

À ce jour, l’évaluation des risques associés à l’incorporation de radionucléides et l’élaboration des normes de radioprotection en résultant restent principalement basées sur les résultats du suivi épidémiologique de populations exposées aux rayonnements ionisants par voie externe (survivants des bombardements d’Hiroshima et de Nagasaki). Les analogies et extrapolations employées dans cette démarche sont entourées d’incertitudes. Afin de pouvoir évaluer la validité des hypothèses retenues dans ce cadre par la Commission Internationale de Protection Radiologique, il est nécessaire de réaliser de nouvelles études épidémiologiques au sein de populations exposées à des émetteurs internes. Par ailleurs, alors que les effets cancérigènes des radiations ionisantes sont établis et de mieux en mieux caractérisés, l’hypothèse d’un effet de faibles doses de rayonnements ionisants sur le développement de maladies de l’appareil circulatoire a été émise récemment, et demande à être évaluée de manière approfondie.

L’objectif de cette thèse est de contribuer à améliorer la connaissance des effets des expositions à de faibles doses de rayonnements ionisants, en particulier du fait de contamination internes, en support à la consolidation des normes internationales de radioprotection. La thèse consistera en l’analyse des risques de pathologies cancéreuses et de l’appareil circulatoire au sein de cohortes de travailleurs du cycle du combustible nucléaire, surveillés pour contamination interne à l’uranium.

La thèse s’articule autour de trois axes :
  • L’analyse statistique de la mortalité dans une cohorte de travailleurs du traitement du minerai d’uranium, par calcul de rapports de mortalité standardisés afin d’effectuer une comparaison avec la mortalité de la population générale française.  
  • L’analyse statistique de l’association entre dose interne et mortalité au sein d’une cohorte française de 4000 travailleurs de l’uranium, pour plusieurs causes de décès (cancers et maladies de l’appareil circulatoire), en prenant en compte l’impact de facteurs de confusion potentiels (ex : âge, sexe, période calendaire, niveau socio-économique, tabagisme, indice de masse corporelle, tension artérielle, diabète).
  • Et enfin l’analyse statistique au sein de cette même cohorte de la relation entre dose interne et variations de la tension artérielle (données longitudinales répétées sur plusieurs années) en prenant en compte les cinétiques respectives de ces variables.