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Etude de l’apprentissage et de la mémoire spatiale à long-terme après une exposition postnatale du cerveau ou du gyrus denté dorsal, à des doses faibles à modérées de rayonnements ionisants : rôle de la neurogenèse hippocampique adulte


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line Serrano a soutenu sa thèse le lundi 19 octobre 2020 à Fontenay-aux-Roses.

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Mots clés >

Unité de recherche > IRSN/PRP-HOM/SRBE/LRTOX

Auteurs > SERRANO Céline

Date de publication > 19/10/2020

Résumé

​Les effets d’une exposition cérébrale à des doses faibles à modérées de rayonnements ionisants (RIs) sur la cognition des adultes exposés pendant leur enfance ne sont pas clairement établis chez l’Homme et un manque de données expérimentales existe à ce sujet. Toutefois, les études menées à fortes doses nous rapportent que l’irradiation (IR) de l’hippocampe (HPC), un des lieux de neurogenèse adulte, semble jouer un rôle dans l’apparition des troubles cognitifs à l’âge adulte. Dans cette thèse, nous avons étudié et comparé les effets d’une irradiation postnatale du cerveau entier (CV) ou du gyrus denté dorsal (GDD) de l’HPC sur la mémoire spatiale à long-terme (MSLT). Les deux modèles ont été exposés avec une dose unique de 0.25, 0.5, 1 ou 2 Gy. Nos résultats démontrent que l’apprentissage n’est pas modifié, 3 mois après l’IR, dans toutes nos conditions expérimentales. La restitution de la mémoire spatiale, testée 10 jours plus tard, est altérée seulement par l’exposition du GDD à la dose de 1 Gy. Ainsi, nous avons démontré que la relation dose réponse n‘est pas linéaire après une exposition localisée du GDD. Nous avons également démontré que l’exposition du CV ou du GDD à la dose de 1 Gy impacte différemment la neurogenèse hippocampique adulte, un processus cellulaire impliqué dans la MSLT. L’exposition localisée du GDD induit, entre autres, une augmentation de la prolifération cellulaire alors qu’une exposition du CV induit leur diminution, 2 mois après l’IR. Seule l’exposition du GDD a pour conséquence de diminuer le pourcentage de nouveaux neurones matures, 3 mois après l’IR. Les altérations différentes du processus de neurogenèse hippocampique adulte pourraient expliquer, en partie, les résultats obtenus lors de la restitution de la mémoire spatiale, dans nos deux modèles exposés à la dose de 1 Gy. Ces résultats démontrent que l’exposition du CV est moins délétère que l’exposition du GDD dans nos conditions expérimentales. Cette étude permet d’améliorer nos connaissances sur les effets d’une exposition à des doses faibles à modérées de RIs sur le cerveau et une sous-structure de l’hippocampe.​