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Moyens expérimentaux

La Station SORA

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Contexte
Fleuve parmi les plus nucléarisés au monde, le Rhône a fait très tôt l’objet d’études, en particulier du fait de l’implantation du centre de retraitement du combustible irradié de Marcoule. A partir des années 1990, la baisse importante des rejets d’effluents radioactifs a contraint l’IRSN à se doter d’une installation capable de suivre l’évolution à la baisse des activités des radionucléides dans le Rhône. C’est en partenariat avec l’Agence de l’eau Rhône Méditerranée et Corse que la Station Observatoire du Rhône à Arles (station SORA) a ainsi été inaugurée en 2002. Située à l’aval de toutes les installations rejetant des radionucléides artificiels et à l’aval du dernier affluent du Rhône, la station permet d’acquérir des données sur les concentrations des principales substances présentes dans le fleuve, juste avant son débouché en Mer Méditerranée.

Le dispositif

Retrouvez les détails du dispositif de la station SORA sur notre Base de Connaissances.

Thèmes de recherche

Le partenariat avec l’Agence de l’Eau Rhône Méditerranée et Corse pour la mise en œuvre de cet observatoire fluvial a eu pour objectif premier une amélioration de la connaissance des niveaux d’activité des radionucléides qui pouvaient être mesurés dans le Rhône. Peu à peu, un programme de recherche s’est développé pour répondre aux questionnements soulevés par l’exploitation de la station et l’interprétation des résultats acquis. Les premières études menées à l’aide de la station SORA ont eu pour objectif de :
  • Définir le rôle des évènements de crue dans l’export des radionucléides, sous leur forme dissoute et particulaire,
  • Déterminer l’origine des radionucléides transitant dans un fleuve dont l’histoire récente est marquée à la fois par les retombées atmosphériques globales qui ont affecté les sols de son bassin versant et par les rejets directs d’effluents dans le milieu aquatique.
Depuis, les résultats obtenus sur les échantillons récoltés à la station SORA sont utilisés dans différents programmes de recherche visant à améliorer les connaissances sur la partition des radionucléides entre fraction particulaire et fraction dissoute, sur le transfert des contaminants à l’échelle du bassin-versant rhodanien et à l’interface fleuve-mer, sur la toxicité chimique et radiologique du fleuve vis-à-vis de la faune et de la flore. Les données acquises concourent également à la calibration des modèles opérationnels de l’IRSN destinés à simuler le transfert des radionucléides depuis un point de rejet jusqu’au milieu marin.
Cette installation permet également, par son pilotage à distance et par la présence de lignes de prélèvements indépendantes de proposer aux partenaires scientifiques de l’IRSN des échantillons adaptés à leur besoin.