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Les réseaux de surveillance de l'IRSN

Les réseaux de prélèvements

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​​​​​​​Dans le cadre de sa mission de surveillance de l’environnement, l'IRSN effectue des mesures régulières des niveaux de radioactivité sur des échantillons de l'environnement, en mettant en œuvre des moyens d’investigation performants (prélèvements et mesures). Cette action est une des composantes de la surveillance du territoire, exercée par l’IRSN au plan national et à laquelle participent également les exploitants nucléaires et diverses associations sur un plan régional et/ou local. 

 

Réseau OPERA-AIR​​

Pour assurer cette mission, l’IRSN dispose notamment d’un réseau de stations de collecte d’aérosols regroupées au sein de l’Observatoire Permanent de la Radioactivité de l’Atmosphère (OPERA-AIR). Ce dispositif  complète étroitement les informations provenant des balises automatiques d’alerte du réseau TELERAY ) qui réagiraient instantanément en cas de contamination élevée mais avec un niveau de sensibilité moindre. Le réseau OPERA-AIR a pour objectif la surveillance de la radioactivité induite par les différents radionucléides naturels ou artificiels présents dans l’atmosphère. Cette surveillance est réalisée principalement à l’aide de stations de collecte de poussières atmosphériques (ou aérosols) par  filtration de grands volumes d’air. Le reste de la surveillance atmosphérique par prélèvement concerne le piégeage de gaz comme le tritium dans l’air ou encore la collecte d’eaux de pluie.

L’observatoire OPERA-AIR s’appuie sur un réseau d’une cinquantaine de stations de collecte d’aérosols sur filtre qui fonctionnent en continu (24h sur 24, 7 jours sur 7).  Ces stations sont réparties sur le territoire national dont 36 à proximité immédiate des installations nucléaires. Ce réseau permet de suivre chaque semaine l’évolution des concentrations atmosphériques des radionucléides associés aux aérosols.  Les stations installées à proximité des installations nucléaires sont également dotées d’une ligne de prélèvement d’iode gazeux sur charbon actif, activable à distance et en cas de besoin.

Station OPERA-AIR
Station OPERA-AIR de collecte d’aérosols et d’iode gazeux de la Hague, située à 2 km de l’usine de retraitement du combustible usé. © Magali Beguin Leprieur / IRSN
 
Près de 3 000 filtres sont ainsi prélevés chaque année​, soit près de la moitié de tous les prélèvements réalisés dans le cadre de la surveillance de l’environnement. Ces filtres sont expédiés dans les laboratoires de l’IRSN où ils sont analysés par spectrométrie gamma. Les mesures durent entre 1 et 3 jours. Dans le cas des stations situées à proximité des installations de l’amont du cycle nucléaire, qui traitent de l’uranium, ou de l’aval du cycle, qui mettent en œuvre des transuraniens ​[1], une partie des filtres fait également l’objet d’une analyse par ICP-MS ou par spectrométrie alpha. Les concentrations atmosphérique des différents radionucléides sont exprimées par mètre cube d’air filtré et sont consultables sur le site du Réseau National de Mesure de la Radioactivité de l’environnement​

Après analyses, les filtres sont archivés dans une échantillothèque comportant plus de 75 000 échantillons accumulés depuis la mise en place de ce réseau à la fin des années 50.

Dans l’hypothèse d’une situation liée à un rejet anormal (incident ou accident), la fréquence des prélèvements pourrait être augmentée pour mieux détailler l’évolution des concentrations. Ce réseau aurait également un rôle essentiel pour évaluer l’ampleur des conséquences d’un rejet radioactif accidentel dans l’atmosphère. 
Les données OPERA-AIR​ acquises dans le cadre de la surveillance servent également pour des travaux de recherche et d’expertise sur les transferts atmosphériques des radionucléides.



 Carte des stations de surveillance de la radioactivité des aérosols atmosphériques

Points d’implantation des stations du réseau OPERA-AIR de l’IRSN en 2021


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​Surveillance de la radioactivité dans l'eau, les boues et les sédiments

Tous les mois, l’IRSN analyse plus de 100 échantillons prélevés sur l’ensemble du territoire français pour mesurer la quantité de radioactivité présente dans le milieu aquatique et déterminer son impact sanitaire et environnemental. Les indicateurs analysés sont l’eau filtrée, les matières en suspension et les sédiments des milieux aquatiques terrestres (eaux de rivières, eaux de nappes), marins et de l’eau de pluie.

 

Surveillance de la radioactivité dans le lait

Chaque année, l'IRSN analyse environ 500 échantillons de lait pour en mesurer la radioactivité. Ces laits sont prélevés dans des coopératives laitières ou dans des fermes situées à proximité des installations nucléaires françaises ou au contraire éloignées de toute influence de ce type d'installation. Les radionucléides artificiels recherchés sont principalement l'iode 131, le tritium, le strontium 90 et le césium 137.

Le lait est une des denrées les plus sensibles à la radioactivité (on dit « radiosensible ») et constitue donc un indicateur précoce de contamination. 

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[1]​​ Eléments chimiques dont le numéro atomique est supérieur à celui de l'uranium (92), comme le thorium 

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