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Bilans de la surveillance de la Polynésie française

La surveillance de la Polynésie française

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L'IRSN exerce depuis 1962 une surveillance radiologique de la Polynésie française, hors des sites d'expérimentation nucléaire de Mururoa et Fangataufa. Cette surveillance concerne sept îles (Tahiti, Maupiti, Hao, Rangiroa, Hiva Oa, Mangareva et Tubuai) représentatives des cinq archipels de la Polynésie française. La surveillance consiste à prélever régulièrement des échantillons de nature variée dans les différents milieux (air, eau, sol) avec lesquels la population peut être en contact, ainsi que des denrées alimentaires.


En 2016, l’IRSN a poursuivi la surveillance radiologique des sept îles de la Polynésie française qu’il contrôle régulièrement en intégrant pour la première fois depuis 1998 une autre île des Marquises. Les mesures réalisées couvrent la quasi-totalité de la gamme d’éléments radioactifs radionucléides d’origine artificielle susceptibles d’être décelés dans l’environnement étudié : césium 137, césium 137, Cobalt 60 et les isotopes du plutonium.

Après une diminution régulière des niveaux de radioactivité depuis l’arrêt en 1974 des essais atmosphériques français d’armes nucléaires et après le dernier essai atmosphérique effectué par la Chine en 1980, les niveaux de radioactivité mesurés en 2016, dans la continuité des années antérieures, se situent à un niveau très bas. Cette radioactivité résiduelle est essentiellement attribuable au césium 137.

 

Une radioactivité artificielle très faible

En 2016, la part de l’exposition liée à la radioactivité artificielle (somme des doses associées à l’exposition externe, à l’ingestion et à l’inhalation) représente près du 1/1 000 de l’exposition liée à la radioactivité d’origine naturelle, évaluée à 1,4 mSv/an. À noter que :

  • Pour l’exposition externe, les niveaux d’exposition sont faibles, à savoir inférieurs en moyenne à 1 mSv/an dans les îles hautes, de l’ordre de 0,3 mSv/an dans les atolls.
  • Pour l’exposition naturelle, la moitié provient de l’exposition externe (rayonnement cosmique et radionucléides telluriques à parts pratiquement égales) et pour moitié de l’ingestion des denrées solides.

En complément du programme de surveillance radiologique, a été mise en œuvre depuis 2014 l’étude de la radioactivité d’origine artificielle dans les sols, lesquels constituent aujourd’hui la principale voie de transfert aux aliments. Les concentrations mesurées excèdent parfois 1 Bq/kg, aussi bien pour le césium 137 que pour le plutonium dans les sols des îles hautes.

 

Pas d’impact de Fukushima dans les eaux de Polynésie

À la suite de l’accident de Fukushima, une surveillance radiologique renforcée de l’environnement a été mise en place pour confirmer l’absence de contamination radiologique. Les mesures réalisées en 2016 ne montrent pas d’impact décelable de la contamination du domaine marin japonais dans les eaux polynésiennes: aucune augmentation de césium 137 par rapport aux années passées n’a été observée et le césium 134 n’a jamais été décelé.
 

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