​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​2011-2015, L'initiative de Dialogues à Fukushima​​​​​​FOCUS - Date

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Date : le leadership à l’œuvre

​​​​Située à quelque 50 km au nord-ouest de la centrale nucléaire de Fukushima-Daiichi, Date est une cité de 62000 habitants, une population équivalente à celle de Minamisoma. Grâce à sa politique volontariste, la ville de Date parvient à retenir la plupart de ses habitants : seuls 1200 d’entre eux décident à l’époque de partir, dont 800 reviendront. ​​​

Date : le leadership à l’œuvre

Date : le leadership à l’œuvre

​​​​Située à quelque 50 km au nord-ouest de la centrale nucléaire de Fukushima-Daiichi, Date est une cité de 62000 habitants, une population équivalente à celle de Minamisoma. Grâce à sa politique volontariste, la ville de Date parvient à retenir la plupart de ses habitants : seuls 1200 d’entre eux décident à l’époque de partir, dont 800 reviendront. ​​​

​​​​​​​Située près de la ville de Fukushima à quelque 50 km au nord-ouest de la centrale nucléaire de Fukushima-Daiichi, Date est une cité de 62 000 habitants, une population équivalente à celle de Minamisoma.

Son maire, Shoji Nishida, 66 ans au moment de l’accident, se rappelle la puissance inhabituelle du séisme cet après-midi du 11 mars 2011 : « C’était une secousse très puissante. Bien sûr, les tremblements de terre ne nous surprennent pas particulièrement, mais là on a tout de suite compris qu’il s’agissait de quelque chose que nous n’avions jamais connu auparavant. Une secousse incroyablement violente et qui n’en finissait pas. Nous n’avions plus d’électricité et de nombreux services étaient interrompus. L’équipe de la mairie s’est répartie aux quatre coins de la ville pour évaluer la situation, en particulier pour mettre à l’abri les personnes dont les habitations s’étaient effondrées ou s’étaient trouvées fragilisées. Deux écoles élémentaires s’étaient aussi effondrées. Nous étions tous sur le pont en pleine nuit. »

Une dizaine de jours après le mégaséisme et l’accident à la centrale nucléaire, les informations reçues par la municipalité sur les débits de dose montrent que le panache radioactif a atteint la ville.

​Jour et nuit à la tâche, Shoji Nishida, Takahiro Hanzawa, l’un de ses proches collaborateurs et toute l’équipe de la mairie portent secours, distribuent aliments et eau potable, etc. aux habitants de Date, alors qu’ils sont confrontés à une situation complètement inédite : décontaminer, contrôler radiologiquement des habitants, reloger les évacués arrivant par vagues – essentiellement de Minamisoma – et ainsi de suite.​​​​​​

Shoji NishidaShoji Nishida, maire, ville de Date
Honnêtement, avant cet accident, nous n’avions pas la moindre idée de ce que l’on appelle la “radioprotection”. Nous savions que la radioactivité avait des effets nocifs sur la santé, mais nous ne savions ni dans quelle mesure ni quelle parade adopter. Aujourd’hui, chacun a acquis ces notions, chacun connaît le risque lié aux rayonnements ionisants et quoi faire pour s’en protéger.

Takahiro Hanzawa​Takahiro Hanzawa, proche collaborateur du maire, ville de Date
​Une fois encore, nous avons pu constater l’importance des relations interpersonnelles. Je crois que nous partageons tous le sentiment que c’est à nous qu’il appartient de restaurer notre territoire, parce que nous l’avons construit nous-mêmes. Je crois que nous sommes tous d’avis que notre terre est quelque chose que nous devons protéger et cultiver nous-mêmes. En accordant une grande importance à l’avis de chacun, je suis sûr que nous pouvons faire d’ici un endroit meilleur, encore meilleur qu’avant la catastrophe, dans tous les sens du terme. ​

​​​​​​​Située près de la ville de Fukushima à quelque 50 km au nord-ouest de la centrale nucléaire de Fukushima-Daiichi, Date est une cité de 62 000 habitants, une population équivalente à celle de Minamisoma.

Son maire, Shoji Nishida, 66 ans au moment de l’accident, se rappelle la puissance inhabituelle du séisme cet après-midi du 11 mars 2011 : « C’était une secousse très puissante. Bien sûr, les tremblements de terre ne nous surprennent pas particulièrement, mais là on a tout de suite compris qu’il s’agissait de quelque chose que nous n’avions jamais connu auparavant. Une secousse incroyablement violente et qui n’en finissait pas. Nous n’avions plus d’électricité et de nombreux services étaient interrompus. L’équipe de la mairie s’est répartie aux quatre coins de la ville pour évaluer la situation, en particulier pour mettre à l’abri les personnes dont les habitations s’étaient effondrées ou s’étaient trouvées fragilisées. Deux écoles élémentaires s’étaient aussi effondrées. Nous étions tous sur le pont en pleine nuit. »

Une dizaine de jours après le mégaséisme et l’accident à la centrale nucléaire, les informations reçues par la municipalité sur les débits de dose montrent que le panache radioactif a atteint la ville.

​Jour et nuit à la tâche, Shoji Nishida, Takahiro Hanzawa, l’un de ses proches collaborateurs et toute l’équipe de la mairie portent secours, distribuent aliments et eau potable, etc. aux habitants de Date, alors qu’ils sont confrontés à une situation complètement inédite : décontaminer, contrôler radiologiquement des habitants, reloger les évacués arrivant par vagues – essentiellement de Minamisoma – et ainsi de suite.​​​​​​

Shoji NishidaShoji Nishida, maire, ville de Date
Honnêtement, avant cet accident, nous n’avions pas la moindre idée de ce que l’on appelle la “radioprotection”. Nous savions que la radioactivité avait des effets nocifs sur la santé, mais nous ne savions ni dans quelle mesure ni quelle parade adopter. Aujourd’hui, chacun a acquis ces notions, chacun connaît le risque lié aux rayonnements ionisants et quoi faire pour s’en protéger.

Takahiro Hanzawa​Takahiro Hanzawa, proche collaborateur du maire, ville de Date
​Une fois encore, nous avons pu constater l’importance des relations interpersonnelles. Je crois que nous partageons tous le sentiment que c’est à nous qu’il appartient de restaurer notre territoire, parce que nous l’avons construit nous-mêmes. Je crois que nous sommes tous d’avis que notre terre est quelque chose que nous devons protéger et cultiver nous-mêmes. En accordant une grande importance à l’avis de chacun, je suis sûr que nous pouvons faire d’ici un endroit meilleur, encore meilleur qu’avant la catastrophe, dans tous les sens du terme. ​

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Leadership et réactivité​

Sur la base des résultats de mesure, le maire de la ville de Date se lance dans un programme de décontamination qui commence par les cours d’écoles et s’étend aux parcelles les plus contaminées sur le territoire de la commune. 

Pour les opérations menées dans les écoles, le maire bénéficie de l’aide et des conseils d’une de ses connaissances, le docteur Shunichi Tanaka, alors président d’une association à but non lucratif appelée Japan Nuclear Safety Forum et depuis nommé président de l’Autorité de sûreté nucléaire du Japon. Il reçoit aussi le soutien actif des associations parents-enseignants (PTA). Avec un sens aigu de l’engagement, Shoji Nishida apporte le financement – un milliard de yens (soit environ 7,5 millions d’euros) – nécessaire à l’achat, entre autres, de dosimètres individuels et de climatiseurs pour les écoles, permettant aux élèves de supporter la chaleur étouffante de l’été japonais, toutes fenêtres fermées.

Il complétera ce dispositif par différentes mesures destinées à protéger les enfants, comme des navettes de bus pour réduire l’exposition liée aux trajets domicile-école et des classes d’été où les enfants peuvent jouer dehors, comme ils ont toujours eu l’habitude de le faire, dans ce paysage magnifique.​

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Leadership et réactivité​

Sur la base des résultats de mesure, le maire de la ville de Date se lance dans un programme de décontamination qui commence par les cours d’écoles et s’étend aux parcelles les plus contaminées sur le territoire de la commune. 

Pour les opérations menées dans les écoles, le maire bénéficie de l’aide et des conseils d’une de ses connaissances, le docteur Shunichi Tanaka, alors président d’une association à but non lucratif appelée Japan Nuclear Safety Forum et depuis nommé président de l’Autorité de sûreté nucléaire du Japon. Il reçoit aussi le soutien actif des associations parents-enseignants (PTA). Avec un sens aigu de l’engagement, Shoji Nishida apporte le financement – un milliard de yens (soit environ 7,5 millions d’euros) – nécessaire à l’achat, entre autres, de dosimètres individuels et de climatiseurs pour les écoles, permettant aux élèves de supporter la chaleur étouffante de l’été japonais, toutes fenêtres fermées.

Il complétera ce dispositif par différentes mesures destinées à protéger les enfants, comme des navettes de bus pour réduire l’exposition liée aux trajets domicile-école et des classes d’été où les enfants peuvent jouer dehors, comme ils ont toujours eu l’habitude de le faire, dans ce paysage magnifique.​

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Expérimentant leurs propres procédures et moyens pour mener les travaux de réhabilitation, les équipes de travaux publics – avec l’aide de volontaires – entreprennent de gratter la couche superficielle du sol. 

Au fur et à mesure de l’avancée de la décontamination, les sacs remplis de terre contaminée s’entassent en attente de stockage. Le maire décide donc la création de zones d’entreposage temporaire appelées kariokiba, dans la plus parfaite transparence vis-à-vis des habitants.

« Les convaincre n’a pas toujours été évident, concède le maire M. Nishida, mais on a fini par y arriver ! » Prenant sa part du fardeau, la municipalité décide de créer une zone d’entreposage juste à côté de la mairie.

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Les enfants d’abord

Date lancera la décontamination de la cour et de la piscine de l’école élémentaire de Tominari quelques semaines à peine après l’accident à la centrale.

Faire de la décontamination d’une école la priorité des priorités témoigne de la volonté de l’équipe municipale de répondre aux attentes des parents et des enseignants, inquiets de l’incidence sur la santé des enfants de l’interdiction des activités de plein air. Avec l’aide du docteur Shunichi Tanaka, de Junichiro Tada, son bras droit, et des parents et enseignants de l’école, l’équipe municipale de Date rouvre, non sans fierté, la piscine dès l’été 2011.​​​

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Expérimentant leurs propres procédures et moyens pour mener les travaux de réhabilitation, les équipes de travaux publics – avec l’aide de volontaires – entreprennent de gratter la couche superficielle du sol. 

Au fur et à mesure de l’avancée de la décontamination, les sacs remplis de terre contaminée s’entassent en attente de stockage. Le maire décide donc la création de zones d’entreposage temporaire appelées kariokiba, dans la plus parfaite transparence vis-à-vis des habitants.

« Les convaincre n’a pas toujours été évident, concède le maire M. Nishida, mais on a fini par y arriver ! » Prenant sa part du fardeau, la municipalité décide de créer une zone d’entreposage juste à côté de la mairie.

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Les enfants d’abord

Date lancera la décontamination de la cour et de la piscine de l’école élémentaire de Tominari quelques semaines à peine après l’accident à la centrale.

Faire de la décontamination d’une école la priorité des priorités témoigne de la volonté de l’équipe municipale de répondre aux attentes des parents et des enseignants, inquiets de l’incidence sur la santé des enfants de l’interdiction des activités de plein air. Avec l’aide du docteur Shunichi Tanaka, de Junichiro Tada, son bras droit, et des parents et enseignants de l’école, l’équipe municipale de Date rouvre, non sans fierté, la piscine dès l’été 2011.​​​

​​​​​La décontamination des quartiers d’habitations

À partir du mois d’août 2011, l’équipe municipale de Date mène une campagne de surveillance radiologique tous les quatre mois, sur tout le territoire de la commune. 

Pour plus d’efficacité, la décontamination est menée sur la base des débits de doses mesurés sur un maillage de 1 km de côté. Celui-ci permet de donner une image fine de la contamination, utilisée pour diviser la commune en trois zones (A, B et C), en fonction du niveau de radioactivité. L’objectif initial fixé aux opérations de décontamination est de ramener l’exposition individuelle en dessous de 5 mSv par an.

Les deux cartes ci-dessous montrent les résultats obtenus entre la première campagne de surveillance radiologique au mois d’août 2011 et la neuvième campagne au mois de mars 2014.

 

​Carte dosimétrique de la ville de Date

Première Campagne, 19-21 août 2011


Voir la carte en grand for​mat

Neuvième campagne,  11-15 mars 2014


Voir la carte en grand format

 

Négocier les projets avec les citoyens

Comment discuter de ce type de projets avec les personnes et les y associer ? Pour aider les citoyens de Date à saisir rapidement et facilement les risques liés à la radioactivité et les bénéfices de la décontamination, Takahiro Hanzawa, proche collaborateur du maire, a eu l’idée de créer un matériel pédagogique permettant de visualiser les enjeux et objectifs de la décontamination. 

Dans une de ses présentations par exemple, il compare les radioéléments à des bêtes sauvages rôdant autour des habitations, prêtes à attaquer, la décontamination à une opération de capture de ces animaux et l’entreposage de la terre contaminée à un enclos dans lequel ils sont parqués à l’écart de la population.

Cette initiative originale illustre l’approche adoptée par l’équipe municipale : partager avec les habitants la prise des décisions et leur mise en œuvre, sur la base d’un dialogue permanent utilisant de nouveaux modes de communication.

Un soutien continu pour des améliorations ​manifestes​

Fidèle à l’esprit de la publication 111 de la CIPR, qui indique que « le maintien de restrictions à long terme sur la production et la consommation des produits alimentaires peut affecter "le développement durable" des territoires contaminés et de ce fait requiert une application appropriée du principe d’optimisation. Concilier les intérêts des fermiers et producteurs locaux, et de la population locale avec ceux des consommateurs et du secteur de la distribution en dehors de la zone contaminée doit être considéré avec précaution », le maire Nishida apporte son appui aux cultivateurs qui décident de poursuivre leurs activités agricoles dans le but final d’offrir des produits sûrs – pêches, pommes, fraises, raisins, kakis et autre fruits – reconnus comme tels non seulement dans tout le Japon, mais prisés pour leur goût exceptionnel.

Grâce à sa politique volontariste, la ville de Date parvient à retenir la plupart de ses habitants : seuls 1 200 d’entre eux décident à l’époque de partir, dont 800 reviendront. La capacité du maire à améliorer les conditions de vie de ses administrés se fonde sur une synergie intelligente entre ses équipes et les ONG et sur leur ​​​talent pour s’inspirer de l’expérience de ceux qui, en Biélorussie et en Norvège, ont su développer des actions pour se protéger eux-mêmes.

Un autre facteur est la disponibilité du maire pour accueillir, dans sa mairie de Date, les réunions de l’Initiative de Dialogues à Fukushima, et y prendre une part active. Cela contribue significativement à l’appréhension de la dimension humaine de la situation, à la prise de conscience de l’importance de préserver la dignité de ceux qui vivent dans des zones en cours de réhabilitation et au renforcement des solidarités aux plans local, national et international.

Entrée de la mairie de la ville de Date​, Japon. © Guillaume Bression/Fabien Recoquillé/Médiathèque IRSN​
Entrée de la mairie de la ville de Date​, Japon. © Guillaume Bression/Fabien Recoquillé/Médiathèque IRSN​

​​​​​La décontamination des quartiers d’habitations

À partir du mois d’août 2011, l’équipe municipale de Date mène une campagne de surveillance radiologique tous les quatre mois, sur tout le territoire de la commune. 

Pour plus d’efficacité, la décontamination est menée sur la base des débits de doses mesurés sur un maillage de 1 km de côté. Celui-ci permet de donner une image fine de la contamination, utilisée pour diviser la commune en trois zones (A, B et C), en fonction du niveau de radioactivité. L’objectif initial fixé aux opérations de décontamination est de ramener l’exposition individuelle en dessous de 5 mSv par an.

Les deux cartes ci-dessous montrent les résultats obtenus entre la première campagne de surveillance radiologique au mois d’août 2011 et la neuvième campagne au mois de mars 2014.

 

​Carte dosimétrique de la ville de Date

Première Campagne, 19-21 août 2011


Voir la carte en grand for​mat

Neuvième campagne,  11-15 mars 2014


Voir la carte en grand format

 

Négocier les projets avec les citoyens

Comment discuter de ce type de projets avec les personnes et les y associer ? Pour aider les citoyens de Date à saisir rapidement et facilement les risques liés à la radioactivité et les bénéfices de la décontamination, Takahiro Hanzawa, proche collaborateur du maire, a eu l’idée de créer un matériel pédagogique permettant de visualiser les enjeux et objectifs de la décontamination. 

Dans une de ses présentations par exemple, il compare les radioéléments à des bêtes sauvages rôdant autour des habitations, prêtes à attaquer, la décontamination à une opération de capture de ces animaux et l’entreposage de la terre contaminée à un enclos dans lequel ils sont parqués à l’écart de la population.

Cette initiative originale illustre l’approche adoptée par l’équipe municipale : partager avec les habitants la prise des décisions et leur mise en œuvre, sur la base d’un dialogue permanent utilisant de nouveaux modes de communication.

Un soutien continu pour des améliorations ​manifestes​

Fidèle à l’esprit de la publication 111 de la CIPR, qui indique que « le maintien de restrictions à long terme sur la production et la consommation des produits alimentaires peut affecter "le développement durable" des territoires contaminés et de ce fait requiert une application appropriée du principe d’optimisation. Concilier les intérêts des fermiers et producteurs locaux, et de la population locale avec ceux des consommateurs et du secteur de la distribution en dehors de la zone contaminée doit être considéré avec précaution », le maire Nishida apporte son appui aux cultivateurs qui décident de poursuivre leurs activités agricoles dans le but final d’offrir des produits sûrs – pêches, pommes, fraises, raisins, kakis et autre fruits – reconnus comme tels non seulement dans tout le Japon, mais prisés pour leur goût exceptionnel.

Grâce à sa politique volontariste, la ville de Date parvient à retenir la plupart de ses habitants : seuls 1 200 d’entre eux décident à l’époque de partir, dont 800 reviendront. La capacité du maire à améliorer les conditions de vie de ses administrés se fonde sur une synergie intelligente entre ses équipes et les ONG et sur leur ​​​talent pour s’inspirer de l’expérience de ceux qui, en Biélorussie et en Norvège, ont su développer des actions pour se protéger eux-mêmes.

Un autre facteur est la disponibilité du maire pour accueillir, dans sa mairie de Date, les réunions de l’Initiative de Dialogues à Fukushima, et y prendre une part active. Cela contribue significativement à l’appréhension de la dimension humaine de la situation, à la prise de conscience de l’importance de préserver la dignité de ceux qui vivent dans des zones en cours de réhabilitation et au renforcement des solidarités aux plans local, national et international.