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Fukushima en 2019

État des installations de la centrale de Fukushima Daiichi en 2019

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​​​Le séisme et le tsunami qui s’en est suivi ont dévasté la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi avec pour conséquence une fusion des cœurs de trois réacteurs et la perte de refroidissement de plusieurs piscines d’entreposage de combustibles usés. Huit ans après l’accident, les actions pour maîtriser les installations se poursuivent avec l'objectif d'aboutir au démantèlement de la centrale de Fukushima Daiichi d’ici 30 à 40 ans. ​

 

Télécharger la note Situation en mars 2019 des installations (PDF, 426 Ko)

Lire la précédente note de situation réalisée en mars 2018

 

A lire également :

Consulter l'animation de TEPCO - chronologie de l'ensemble des travaux réalisés à la centrale de Fukushima Daiichi

 

Actions de maîtrise des installations

Inspection de l'Agence internationale de l'énergie atomique en novembre 2018.  (©TEPCO)

Inspection de l'Agence internationale de l'énergie atomique en novembre 2018.  (©TEPCO)

Les réacteurs 1, 2 et 3 sont désormais maint​enus à une température faible, généralement inférieure à 30°C, grâce à une injection permanente d’eau douce (5 m3/h par réacteur). En outre, une injection d’azote est effectuée en cas de besoin dans les enceintes de confinement et les cuves des réacteurs 1 à 3 pour maintenir leur inertage et éviter ainsi tout risque de combustion d’hydrogène.  

Dans les piscines d’entreposage des combustibles usés, les températures sont généralement inférieures à 30°C. L'exploitant TEPCO dispose désormais de délais importants pour intervenir au cas où il rencontrerait des difficultés sur les moyens de refroidissement en circuit fermé mis en œuvre depuis ​l’accident. 

Les moyens de maîtrise des installations sont des moyens redondants et disposent de secours électriques. Une surveillance des paramètres essentiels est assurée : température d’eau, teneur en hydrogène dans les enceintes, niveaux d’eau…

 

Actions de maîtrise des rejets

​Du fait de l’inétanchéité des cuves et des enceintes de confinement, l’eau injectée pour refroidir les réacteurs 1, 2 et 3 s’écoule et se mélange aux infiltrations d’eaux souterraines. L’un des principaux objectifs de TEPCO est de limiter ces infiltrations dans les sous-sols des bâtiments où elles se contaminent rendant ainsi nécessaires leur traitement et leur entreposage​.

 

Traitement des eaux radioactives

Des dispositifs largement dimensionnées permettent aujourd'hui un traitement des eaux radioactives : systèmes de retrait des radionucléides ALPS (cf. schéma ci-dessous) ou retrait du césium et du strontium. À l'issue de ces opérations, seuls subsistent le tritium et des éléments radioactifs à l'état de traces.

Toutefois, TEPCO n’est pas autorisé à rejeter les eaux traitées, lesquelles sont entreposés dans des réservoirs atteignant en mars 2019, environ 1 million de m3.

 

Système de retrait des radionucléides ALPS et autres dispositifs de traitement des eaux radioactives (© TEPCO)
Système de retrait des radionucléides ALPS et autres dispositifs de traitement des eaux radioactives (© TEPCO)

 

Dispositif de maîtrise des eaux

En amont des bâtiments

Un dispositif de pompage dénommé « groundwater bypass » a été mis en œuvre à partir d’avril 2014 par TEPCO. L’eau pompée est régulièrement rejetée après contrôle, en accord avec les autorités du pays ainsi que les associations locales de pêcheurs.

Autour des réacteurs 1 à 4

À partir de 2016, l'exploitant a mis en place un dispositif de congélation des terrains (« landside impermeable wall »). Ce dispositif est complété par un pompage des eaux souterraines en périphérie des bâtiments (« subdrains »). Les eaux pompées sont traitées et doivent respecter les mêmes critères de rejet que celles des eaux pompées en amont du « mur ».

Selon TEPCO, le débit d’eau s’infiltrant dans les sous-sols des bâtiments a diminué à moins de 150 m3/jour. L’exploitant vise un débit nettement inférieur à 100 m3/jour, réduisant ainsi les besoins d’entreposage journalier supplémentaire d’eau sur le site.

 

Dispositifs de maîtrise des eaux à la centrale accidentée de Fukushima Daiichi
Dispositifs de maîtrise des eaux - Schéma de principe (© TEPCO)

Au niveau du port

Afin d'éviter que les eaux souterraines polluées n’atteignent l’océan Pacifique, les eaux souterraines sont captées en aval des réacteurs avec une seconde barrière d’étanchéité de 900 m et haut d’environ 35 m (« mur » ou « seaside impermeable wall ») le long du port. Un dispositif de pompage y est également associé. Les eaux pompées sont traitées et contrôlées avant rejet.

 

Plan de démantèlement des installations

Le plan d’actions retenu par TEPCO comprend trois grandes étapes. 

Étape 1 : retrait des combustibles présents dans les piscines des réacteurs

Pour la piscine du réacteur 4, la plus chargée en combustibles, la reprise du combustible s’est achevée en décembre 2014. 

Pour la piscine du réacteur 3, la reprise du combustible est prévue pour le premier semestre 2019. Pour ce faire, TEPCO a engagé la construction d’une structure recouvrant le bâtiment de ce réacteur. 

Pour les piscines des réacteurs 1 et 2, la reprise du combustible est annoncée vers 2023. Sur le réacteur 1, d’importants travaux ont été réalisés afin de permettre le retrait des débris. La prochaine étape est la construction d'une structure adaptée pour permettre la reprise du combustible.

Structure recouvrant le bâtiment du réacteur 3 et moyens de manutention du combustible en février 2018 (© TEPCO)
Structure recouvrant le bâtiment du réacteur 3 et moyens de manutention du combustible en février 2018 (© TEPCO)

Étape 2 : retrait des combustibles dégradés dans les réacteurs 1 à 3

Un vaste programme de recherche a été initié afin de développer des moyens d’investigation et de concevoir les dispositi​fs nécessaires aux retraits des combustibles. 

En janvier 2018, un robot a été envoyé dans l’enceinte de confinement du réacteur 2. Il a observé la présence de dépôts provenant de la dégradation du cœur du réacteur (« corium »). En février 2019, un autre robot a été envoyé dans une des zones observées en janvier 2018. Il a​ pu entrer en contact avec les dépôts et prendre de nouvelles images plus proches de ceux-ci.

 

Investigation et contrôles des installations : un robot envoyés dans l’enceinte de confinement du réacteur 2 en janvier  2018 et
Investigation et contrôles des installations : un robot envoyés dans l’enceinte de confinement du réacteur 2 en janvier  2018 et en février 2019 (© TEPCO)

Le début du retrait des combustibles dégradés devrait être engagé un peu au-delà de 2020. L’échéancier reste toutefois très dépendant de celui du programme de recherche et des connaissances acquises sur l’état des installations. 

La 3ème et dernière étape conduira au démantèlement complet des installations dans un délai de 30 à 40 ans.

 

Télécharger la no​te Situation ​en mars 2019 des installations (PDF, 426 Ko)

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