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Fukushima en 2019

Impact sur la santé en 2019 de l’accident de Fukushima Daiichi

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​​​​​Les habitants de la préfecture de Fukushima font l’objet d’un suivi sanitaire depuis juin 2011. Des études épidémiologiques sont également réalisées afin d’évaluer l’incidence de certaines pathologies (cancers solides, leucémies, troubles psychologiques, thyroïdiens, hépatiques, rénaux, diabète, etc.) et les éventuelles conséquences sanitaires de l’accident.

 

Télécharger la note Conséquences sanitaires de l’accident de Fukushima : bilan de la surveillance sanitaire et des études épidémiologiques (PDF, 872 Ko)

Lire la précédente note de situation réalisée en mars 2018

 

Enquête de base à destination de tous les habitants de la préfecture de​​ Fukushima

Programme de suivi sanitaire des habitants de la préfecture de Fukushima

Programme de suivi sanitaire des habitants de la préfecture de Fukushima

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Selon le dernier bilan réalisé au 31 mars 2018, 567 810 personnes parmi les 2 055 266 habitants de la préfecture de Fukushima ont répondu au questionnaire depuis que celui-ci a commencé à être distribué.​

Parmi les 465 286 résidents de la préfecture de Fukushima (hors travailleurs de la centrale) pour lesquels une dose externe a été estimée, 62 % des résidents évalués auraient reçu au cours des 4 premiers mois après l’accident des doses externes inférieures à 1 mSv et moins de 0,003 % des personnes évaluées auraient reçu des doses supérieures à 15 mSv. La dose externe maximale reçue est estimée à 25 mSv.

 

 

 

 

 

 

 

Suivi de la fonction thyroïdienne des enfants exposés aux rejets radioactifs

L’université de médecine de Fukushima (FMU) a présenté en janvier 2019, un bilan actualisé de la troisième campagne de dépistage des cancers de la thyroïde. Si cette campagne de détection de nodules ou kystes thyroïdiens par examen ultrasonographique est bien terminée, les résultats des examens complémentaires permettant de déterminer le caractère malin des nodules sont encore en cours de consolidation​

Sur les 336 668 enfants concernés, 217 472 enfants se sont présentés pour bénéficier d’un bilan thyroïdien. L’échographie de la glande thyroïde a révélé la présence de nodules ou de kystes chez 141 252 enfants (soit 65 % de la population examinée), dont 1 485 enfants ont été identifiés comme devant bénéficier d’examens complémentaires. La biopsie par aspiration du contenu des nodules ou des kystes a confirmé leur caractère potentiellement malin chez 18 enfants, dont 13 ont subi une ablation chirurgicale de la thyroïde. L’analyse a confirmé la présence d’un cancer de la thyroïde de type adénocarcinome papillaire chez les 13 enfants ayant eu une ablation chirurgicale.

À ce jour, il est encore prématuré de se prononcer sur une éventuelle augmentation des cancers de la thyroïde consécutive aux rejets radioactifs chez les enfants présents en 2011 dans la préfecture de Fukushima lors de l’accident nucléaire. 

 Néanmoins, plusieurs éléments indiquent que la fréquence élevée de nodules tumoraux thyroïdiens est liée à l’effet du dépistage plutôt qu’à un effet des rayonnements ionisants. Par exemple, les niveaux de doses estimés sont très faibles pour la plupart d’entre eux : très peu d’enfants ont pu recevoir des doses à la thyroïde dépassant les 100 mGy du fait de l’inhalation d’iode radioactif.

 

Suivi des personnes évacuées

Les 210 000 personnes évacuées dans les semaines suivant l’accident sont conviées une fois par an pour un bilan médical approfondi. Le bilan réalisé en décembre 2015 et le rapport publié en décembre 2018, a montré une diminution du taux de participation. Cette tendance semble indiquer une moindre inquiétude des personnes évacuées qui semblent se sentir de moins en moins concernées par les éventuelles conséquences sur leur santé des expositions qu’elles auraient subies au moment de l’accident.

À l’exception de l’intolérance au glucose, la tendance est à l’amélioration de l’état de santé physique des personnes évacuées. Ceci pourrait refléter une amélioration progressive de leurs conditions de vie qui s’étaient dégradées dans les premiers mois qui ont suivi l’accident.

S’agissant de l’évaluation de l’impact de l’accident sur la santé mentale des personnes évacuées, une diminution régulière du taux de participation aux enquêtes est également constatée : 44 % en 2012, 31 % en 2013, 26 % en 2014 puis 24 % en 2015 et 2016.


​​L’Université médicale de Fukushima coordonne un vaste programme de suivi médica​l des habitants de la préfecture de Fukushima basé sur un questionnaire complété, dans certains cas, ​par la réalisation d’examens médicaux.​ (© IRSN)

 

Suivi des femmes enceintes au moment de l’accident et leurs enfants

​À l’image des autres études épidémiologiques, le taux de participation à l’enquête auprès des quelques 20 000 femmes se trouvant dans la préfecture de Fukushima et ayant déclaré une grossesse à partir du 1er août 2010 est en diminution constante. Au fil du temps, cette population semble de moins en moins inquiète quant à son exposition aux rayonnements ionisants consécutive à l’accident nucléaire. 

Selon les derniers bilans ainsi que le rapport publié en décembre 2018 par la FMU, Les principaux enseignements sont les suivants :

  • après une légère augm​entation du taux d’avortements entre 2011 et 2012, ce taux (0,04%) est à la baisse en 2013. Le taux d​e fausses couches n’a pas connu d’évolution significative sur la période août 2010 - juillet 2013 ;

  • les enquêtes menées entre 2011 et 2016 ont montré 5 à 6 % d’accouchements prématurés, 9 à 10 % de nourrissons de faible poids, et environ 3 % d’anomalies congénitales. Ces taux sont similaires à ceux observés pour l’ensemble du Japon. 

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Télécharger la no​t​e Conséquences sanitaires de l’accident de Fukushima : bilan de la surveillance sanitaire et des études épidémiologiques (PDF, 872 Ko)

 

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