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Les programmes de recherche initiés après l'accident

La tranchée expérimentale dans la zone d’exclusion

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​​​​(Mise à jour) Pour un bilan actualisé en 2021, lire notre dossier « Tchernobyl, 35 ans ​après »​​
A la fin des années 90, en collaboration avec les instituts ukrainiens de Radioécologie Agricole (UIAR) et des Géosciences (IGS), l’IRSN a développé une plate-forme expérimentale dans la zone de la forêt rousse, moins de trois kilomètres à l’ouest de la centrale accidentée de Tchernobyl. Cette plate-forme se compose d’un dispositif instrumental de suivi de la radioactivité dans les sols, la nappe superficielle et la végétation autour d’une tranchée de stockage de déchets.

La tranchée étudiée mesure environ 70 m de longueur pour 10 m de largeur et sa profondeur maximale est de 3 m. Elle contient un mélange hétérogène de sols très contaminés par des particules de combustible plus ou moins oxydées. Leurs activités en strontium 90 et en césium 137 atteignent plusieurs milliers de becquerels par gramme. La tranchée n’est pas équipée de barrière étanche (une simple couche de sol moins contaminé fait office de couverture) et les matériaux qu’elle contient sont donc soumis à l’action de l’eau d’infiltration.

Le dispositif instrumental comprend notamment un réseau d’une centaine de piézomètres implantés à l’aplomb et à proximité de la tranchée. Des prélèvements d’eau ont ainsi permis de mettre en évidence une contamination de la nappe superficielle par des radionucléides (en particulier par du strontium 90), de caractériser son extension spatiale et d’évaluer son évolution dans le temps. De plus, un jardin potager de 400 m2 avait été initialement aménagé pour l’étude des transferts sol-plante. Des espèces appartenant à chacune des quatre catégories de végétaux (céréales, légumes-feuilles, légumes-racines et légumes-fruits) y étaient cultivées, dans des parcelles réalisées à partir d’excavations sur 50 cm de profondeur.

La plate-forme expérimentale a été utilisée en support à plusieurs programmes de recherche visant :
  • à caractériser les activités des déchets de la tranchée ;
  • à étudier le comportement des radionucléides dans les sols ;
  • à quantifier le transfert des radionucléides vers les sols, la nappe superficielle et la végétation ;
  • à évaluer les performances de modèles de transfert.

Suite à l’accident de Fukushima, l’IRSN a réaffirmé sa volonté de travailler dans la zone d’exclusion de Tchernobyl et un accord avec cinq partenaires ukrainiens a été signé en 2013. L’ambition était de développer des outils prédictifs des transferts de radionucléides à l’échelle d’un territoire contaminé, dont la fiabilité puisse être mise à l’épreuve de données sur le terrain. Dans ce cadre, des travaux récents ont porté sur des méthodes d’estimation innovantes du terme source, sur la reconstruction de chroniques de mesure lacunaires, ou sur l’influence des phénomènes transitoires sur la migration des radionucléides.


Pour en savoir plus sur les derniers résultats de recherche dans la tranchée expérimentale, lire notre page dédiée dans le dossier « Tchernobyl, 35 ans après »


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