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Bilan annuel de l’exposition professionnelle aux rayonnements ionisants en France

Bilan 2017 de l'exposition professionnelle aux rayonnements ionisants en France

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​Les résultats de l’année 2017 s’inscrivent dans la continuité des années précédentes : le nombre de travailleurs suivis est en légère augmentation, la dose individuelle moyenne est stable, les dépassements de la limite réglementaire de dose efficace de 20 millisieverts (mSv) peu nombreux. Par contre, la dose collective a baissé d’environ 20 %.

En 2017, 384 198 travailleurs ont été suivis dans le cadre de leur exposition aux rayonnements ionisants, soit une hausse de 1,6 % par rapport à 2016. Cette augmentation dans la continuité de ce qui a été observé ces dernières années, concerne principalement les personnels navigants (+14 %), le domaine médical et vétérinaire (+6 %) et celui de la recherche (+2 %). Les effectifs dans l'industrie non nucléaire sont stables et ceux de l’industrie nucléaire en très légère baisse (-1%).

Télécharger le bilan 2017 de l’exposition professionnelle aux rayonnements ionisants en France  (PDF, 5 Mo)

Télécharger l'infographie avec les chiffres-clés à retenir (PDF, 549 Ko)

Au niveau de l’exposition externe (hors exposition naturelle), 79 % des effectifs n’ont reçu aucune dose ou à niveau inférieur au seuil d’enregistrement des dosimètres. Le dépassement de la limite annuelle de dose efficace pour les travailleurs (20 mSv) a concerné 2 travailleurs, exerçant dans le domaine des activités médicales et vétérinaires pour l’un, et celui de l’industrie non nucléaire pour l’autre.

Bilan par domaine d’activité

Comme les années précédentes, il existe des disparités fortes entre les différents domaines d’activité. Les personnels navigants de l’aviation, exposés au rayonnement cosmique, présentent les doses individuelles moyennes les plus élevées, suivis par les travailleurs de l'industrie nucléaire puis non nucléaire. Dans le domaine médical et vétérinaire et dans celui de la recherche, la dose individuelle moyenne est plus faible.

 

Médical et vétérinaire

La surveillance porte sur 208 921 travailleurs en 2017. La radiologie (36 % des effectifs), les soins dentaires (15 %) et la médecine vétérinaire (9 %) sont les activités avec le plus grand nombre de travailleurs. Ce domaine comprend également la médecine nucléaire, la radiothérapie, la médecine du travail et les dispensaires ainsi que les laboratoires d’analyses mettant en œuvre des techniques de radio-immunologie (RIA), l’irradiation de produits sanguins, le transport médical et les activités de logistique et de maintenance sur les différentes installations.

Le secteur de la radiologie médicale regroupe les installations de radiodiagnostic (radiologie conventionnelle, mammographie et scanographie) et de radiologie interventionnelle. Des installations de radiodiagnostic existent aussi dans les secteurs de la médecine du travail, et des activités dentaires et vétérinaires.

 

Données 2017

  • 0,29 mSv/an. La dose individuelle au titre de l’exposition externe est stable par rapport à 2016. Les effectifs exposés travaillent dans la médecine nucléaire (43 %) et le  transport médical (32 %).

 

  • 80 % des effectifs suivis pour le cristallin de l’œil travaillent dans ce domaine.

 

  • 9 638 examens de routine ont été effectués en 2017 dans le cadre de la surveillance de l’exposition internet, dont 0,3 % se sont révélés positifs. 

 

Dose individuelle par activité médicale en 2017
(Dose corps en entier en mSv par an)

Nucléaire

Ce domaine regroupe l’industrie du cycle du combustible principalement réalisées chez Orano (ex-Areva), l’exploitation des réacteurs de production d’électricité (EDF), les activités de transport effectuées dans ce domaine, ainsi que les activités de démantèlement des installations nucléaires et de gestion des déchets. Sont également inclus les activités militaires comprennent la propulsion nucléaire, l’armement et les activités de la direction des applications militaires du CEA.

Dans le détail, 84 393 travailleurs, agents et prestataires, ont été suivis en 2017. Les travailleurs prestataires du nucléaire (35 % des effectifs) et celles des réacteurs de production d’énergie (30 %) restent très majoritaires en 2017.

 

Données 2017

  • 1,28 mSv/an. La dose individuelle moyenne au titre de l’exposition externe est en baisse par rapport à 2016 (1,43 mSv). Les prestataires ainsi que les travailleurs des réacteurs de la production d’énergie et du démantèlement ont une proportion plus importante de travailleurs exposés à plus de 1 mSv/an.

 

  • 9 638 examens de routine ont été effectués en 2017 dans le cadre de la surveillance de l’exposition internet, dont 0,3 % se sont révélés positifs. 
 

 

Dose individuelle par activité du nucléaire en 2017
(Dose corps en entier en mSv par an)

Industrie non nucléaire

La surveillance porte sur 14 426 travailleurs en 2017. Ce domaine regroupe toutes les activités industrielles mettant en jeu des sources de rayonnements ionisants, notamment le secteur du contrôle (44 % des effectifs). Il comprend également les effectifs employés dans l’étalonnage, l’irradiation industrielle, la fabrication de produits radiopharmaceutiques et d’autres activités utilisant des sources radioactives (humidimètres, gamma-densimètres, jauges d’épaisseur ou de niveau, etc.).

 

Données 2017

  • 0,89 mSv/an. La dose individuelle moyenne au titre de l’exposition externe est en baisse par rapport à 2016 (1,13 mSv). 80 % des travailleurs de ce domaine ont reçu une dose inférieure au seuil d’enregistrement par un dosimètre.

 

  • 1 cas de dépassement de la limite annuelle de dose efficace pour les travailleurs (20 mSv).

 

  • 852 examens de routine ont été effectués en 2017 dans le cadre de la surveillance de l’exposition internet, dont 0,5 % se sont révélés positifs. 

  

 

Dose individuelle par activité industrielle concernée en 2017
(Dose corps en entier en mSv par an)
 

​ 

Recherche et enseignement

La surveillance porte sur 14 426 travailleurs en 2017. Ce domaine comprend trois secteurs :
• 67 % des effectifs exercent dans les activités de recherche liée aux installations nucléaires, que ce soit directement au bénéfice de l’industrie nucléaire ou en amont d’activités d’étude et d’expertise ;
• 4 % dans les activités de recherche médicale, pharmaceutique et vétérinaire (centres hospitaliers universitaires, laboratoires d’organismes de recherche établissements suivis par le Service de protection radiologique des armées) ;
• 29 % dans les autres activités d’enseignement et de recherche tels que des travailleurs de l’INRA, du CNRS ou d’universités.

 

Données 2017

  • 0,21mSv/an. La dose individuelle moyenne au titre de l’exposition externe est en baisse par rapport à 2016 (0,25 mSv). 90 % des travailleurs de ce domaine ont reçu une dose inférieure au seuil d’enregistrement par un dosimètre.

 

  • 5 447 examens de routine ont été effectués en 2017 dans le cadre de la surveillance de l’exposition internet, dont 0,2 % se sont révélés positifs.

  

  Dose individuelle par activité de recherche concernée en 2017
(Dose corps en entier en mSv par an) 

Exposition à la radioactivité naturelle

Personnels navigants

La surveillance de l’exposition aux rayonnements cosmiques concerne 22 600 personnels navigants civils et 439 personnels navigants de la défense. Pour chaque personnel navigant, un calcul de dose est effectué à partir des vols réalisés et les routes empruntées – l’exposition varie avec l’itinéraire et l’altitude. L’IRSN réalise le calcul des doses individuelles via l’application informatique SievertPN.

Données 2017

  • 2,1mSv/an. La dose individuelle moyenne des personnels navigants civils est en légère progression par rapport à 2016 (2 mSv).

 

  • 0,33mSv/an. La dose individuelle moyenne des personnels navigants de la défense est en baisse par rapport à 2016 (0,4 mSv).

 

Industries « NORM »

Certaines industries telles que la production des céramiques réfractaires, la combustion de charbon en centrales thermiques ou encore le traitement de minerais mettent en œuvre des matières premières contenant des éléments radioactifs non utilisés pour leurs propriétés radioactives (matériaux « NORM » pour Naturally Occuring Radioactive Materials et « TENORM » pour Technologically Enhanced Naturally Occurring Radioactive Materials). Entre 2005 et 2017, 400 doses aux postes de travail ont été évaluée : 15 % d’entre elles sont supérieures à 1 mSv, limite à partir de laquelle les travailleurs sont considérés comme professionnels exposés.

 

Travailleurs exposés aux descendants de l’uranium et du thorium

La surveillance de l’exposition externe aux descendants de l’uranium et du thorium concerne 1 425 travailleurs de la minérallurgie et de la métallurgie, de la production d’éponge de zirconium ainsi que dans les activités minières. S’y ajoutent 375 travailleurs exerçant dans des lieux entraînant une exposition particulière au radon.

 

Données 2017

  • 0,22mSv/an. La dose individuelle moyenne de l’exposition externe aux éléments radioactifs naturels descendants de l’uranium et du thorium est en progression par rapport à 2016 (0,13 mSv)

 

  • 0,60 mSv/an. La dose individuelle moyenne de l’exposition interne aux éléments radioactifs naturels descendants de l’uranium et du thorium est en progression par rapport à 2016 (0,44 mSv).
  

 

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